La Crypte

Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
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 Masters of horror

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Fry3000
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MessageSujet: Re: Masters of horror   Lun 30 Aoû 2010 - 19:51

Episode 8 : La fin absolue du monde (Cigarette burns)

Réalisé par John Carpenter, déjà donné mon avis en page 1, sûrement mon épisode préféré.

Episode 9 : La cave (The fair-haired child)

Réalisé par William Malone... quelqu'un dont je ne sais absolument rien, et qui fait un peu intrus car les films les plus connus qu'il a réalisés sont Terreur.com et La maison de l'horreur (le remake de La nuit de tous les mystères)...

Ca démarre par un aperçu du lycée aussi fidèle à la réalité que The faculty, et ensuite la jeune héroïne se fait renverser par un van et est balancée dans la cave, la fameuse cave. Des inscriptions la met en garde contre "it" qui va s'éveiller, le "fair-haired child", et il y a pas à chercher plus loin, je savais déjà ce que ce serait, et ne pas chercher à établir tout de même du suspense aurait économisé 30mn d'épisode...
Les flashbacks où l'on apprend comment le fils des kidnappeurs est morts ne sont pas forcément utiles non plus, surtout que le premier est aussi obscur d'un rêve de David Lynch, et que le second raconte la même histoire mais en plus compréhensible.

Heureusement, une fois que le monstre apparaît, j'ai été vachement surpris. Il a un super look, et sa façon de se déplacer ainsi que des capacités surhumaines sont assez incroyables. Alors au moins il y a un super monstre.
Même si je me doutais de ce qu'il se passerait, les acteurs prisonniers de la cave jouaient suffisamment bien pour ne pas que je me fiche de ce qu'il adviendrait d'eux.

Après la mort, il se passe quand même quelque chose, et cette fois on se venge des méchants, enfin ! Le monstre était déjà génial, mais la façon dont meurt l'un des vilains (on ne peut qu'imaginer ce qu'il se passe pour l'autre) est bien éclatante.
Donc finalement, bon épisode, même s'il faut attendre la fin pour que ça devienne bien intéressant, car avant je me disais que la série était bien ennuyeuse !

Points forts de l'épisode : Les acteurs et les effets spéciaux.

Episode 10 : Liaison bestiale (Sick girl)

Réalisé par Lucky McKee... dont je ne sais rien non plus ; avant cet épisode de Masters of horror, un seul de ces films nous était parvenu outre-atlantique : May. Ce qui est amusant, c'est que Roger Corman devait normalement réaliser l'épisode, ça m'aurais fait marrer de voir le résultat !

Ok donc c'est l'histoire d'un insecte inconnu, qu'un type ramasse dans l'herbe pour l'envoyer à une lesbienne, et l'insecte finit par contaminer Misty Mundae, l'actrice de films érotiques qui se retrouve ici pour montrer sa poitrine une ou deux fois. Pourquoi l'avoir choisie, au fait ? Ils auraient du prendre une vraie actrice, je sais pas ce que les gens ont avec Misty Mundae, sérieusement.

Alors au début les deux lesbiennes se rencontrent et leur relation avance... très lentement. Elles sont toutes deux très timides, s'adressent très peu la parole et c'est toujours de façon gênée, et pourtant elles finissent au lit le premier soir. Le couple ne va vraiment pas ensemble, et je n'ai aimé aucune des deux performances. La première actrice a l'air d'un robot dans l'articulation de ses répliques, et la seconde n'est pas extraorinaire non plus, quoique pas aussi agaçante.

Les dialogues n'aident pas non plus à comprendre le couple, puisqu'ils sonnent creux.
On nous les montre dans leur appartement, à chercher des insectes, etc... sur une musique pop, et encore là c'est raté, car la musique est très mal utilisée, on croirait qu'elle a été jeté par hasard et qu'on a oublié de la couper une fois la scène concernée finie.

J'ai eu du mal à mettre le doigt sur ce qui n'allait pas, et en fait c'est que les deux lesbiennes se comportent comme deux gamines de 5 ans dans des corps de femmes. C'est terrible.

Il y a ensuite cette histoire d'insecte, qui ne se manifeste vraiment que dans le dernier quart d'heure... et c'était toujours aussi dénué d'intérêt pour moi.
La fin est tout aussi mauvaise.

Je n'ai pas détesté, mais je n'ai vraiment pas aimé. Cet épisode figure dans les pires, à côté de La danse des morts.

Point fort de l'épisode : Je sais pas... le design de l'insecte, peut être.

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MessageSujet: Re: Masters of horror   Lun 30 Aoû 2010 - 21:36

Que cet épisode 10 ne te fasse pas mettre de côté l'excellent May de Lucky McKee ! En plus d'une sympathique réactualisation du mythe de Frankenstein, une jolie chronique sur l'adolescence et les troubles qui en découlent.

Sinon c'est drôle que ton épisode préféré soit celui de Carpenter, c'est peut-être celui qui a le plus reçu de mauvaises critiques. Peut-être justement parce que c'était Carpenter qui s'en chargeait ?

A part ça il faudrait vraiment que je les voient les Master of Horrors, du moins la première saison, je n'ai vu (en bon complétiste du réalisateur) que l'épisode de Takashi Miike pour l'instant, La Maison des Sévices.
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MessageSujet: Re: Masters of horror   Lun 30 Aoû 2010 - 22:23

Bah de toute façon McKee est que réalisateur, pas scénariste, donc j'ai rien contre lui pour l'instant. Peut être qu'après May par contre... Very Happy

Je savais pas que l'épisode de Carpenter était le plus critiqué. Non, sérieux ? C'est pas possible. En plus il a une bonne note. Où t'as vu de mauvaises critiques ?
Je l'ai trouvé géant, ça m'a donné envie de voir La fin absolue du monde (le film dans le film) : P

La maison des sévices sera mon premier Miike en fait...

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MessageSujet: Re: Masters of horror   Mar 31 Aoû 2010 - 6:53

J'ai vérifié, j'ai dû me tromper, je pensais qu'il n'avait fait qu'un segment pour MoH mais apparemment non.
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MessageSujet: Re: Masters of horror   Mar 31 Aoû 2010 - 15:36

Tu dois parler de Pro-life alors ? C'est vrai que sa note est basse, même Dance of the dead est mieux noté ! (je dis ça comme si c'était une référence).

Episode 11 : Serial auto-stoppeur (Pick me up)

Episode réalisé par Larry Cohen, qui s'occupe encore d'une nouvelle, adaptée pour la série par son auteur original. Au passage, je ne sais pas si ça a été rajouté ou si c'est fait exprès ou quoi, mais on dirait qu'il y a une petite référence à "Le monstre est vivant", film de Cohen...

C'est une sorte de Freddy vs Jason plus terre à terre, où les tueurs ne se prennent pas des bombonnes de gaz en pleine tête et ne se font pas transpercer par leur propre bras, mais sont de simples humains qui taillent la route, et leurs chemins finissent par se croiser.
C'est une superbe idée, surtout qu'ils sont sur le même territoire, qu'ils s'observent et jouent ensemble aux sous-entendus sans jamais s'avouer l'un l'autre qui ils sont, même s'ils le savent.
Ils tuent un peu chacun de leur côté, avant de tomber sur une proie qu'ils ne veulent pas partager, ce qui donne d'ailleurs une très bonne scène dont la façon de filmer reflète parfaitement ce que l'on est censé lire entre les lignes : on assiste à deux prédateurs qui tournent autour de leur victime.

Mais ce qui est dommage, c'est que c'est la dernière survivante qui est la plus charismatique, et non pas les tueurs. Le plus jeune des deux fait trop penser à Matthew McConaughey dans Texas chainsaw massacre 4, et le plus âgé aurait pu être bien, mais il manque un truc que je n'arrive pas à saisir. La voix, peut être. A part Jason et Michael Myers, la voix y est pour beaucoup.
Les personnages auraient pu être bien, mais voilà, il manque quelque chose.

Un des serial killers nous raconte vers la fin une histoire qui rappelle trop Tueurs nés, et ça commence à déstabiliser et nous dévier du message. Pour ce qui est de la toute fin, j'avais déjà en tête un scénario que je craignais de voir, et finalement c'était ça... Fin trop facile et stupide, qui fait s'effondrer une structure déjà fragile.

Point fort de l'épisode : L'idée de départ.

Episode 12 : Les amants d'outre-tombe (Haeckel's tale)

Episode réalisé par John McNaughton, déjà donné mon avis en page 1.

Episode 13 : La maison des sévices (Imprint)

Réalisé par Takashi Miike, voilà le dernier épisode, celui qui a certainement le plus fait parler de lui. Je savais qu'il avait été censuré à la TV, rien que la cover DVD est pas pour les enfants, et la bande-annonce me faisait dire que c'était peut être pas pour moi, à l'époque où c'était sorti.

Comme l'indiquait le trailer, cet épisode se diffère pas mal des autres, pour tout ce que j'ai cité mais aussi la nationalité du réalisateur et la façon dont ça influe sur sa participation à la série.
Ca démarre comme un voyage de Chihiro version trash, avec un homme qui vient sur une île étrange uniquement habitée de démons et de prostituées, pour rechercher la femme qu'il aime.
Miike a peut être réussi à faire en mieux ce qui était déjà fait dans Jenifer : nous révulser de la beauté, en la mêlant à l'horreur. Ca commence par la prostituée que choisit Christopher (joué par Billy Drago, vu dans Tremors 4 et Mysterious skin hier encore) au visage de "freak", et ensuite c'est parti pour de l'horreur comme seuls les asiatiques savent encore en faire.

Ce n'est pas totalement gratuit heureusement, Miike prend ses précautions et raconte une histoire avant tout, avant que ça ne tourne à l'horreur. De l'horreur, oui, vraiment. Je ne doutais pas des capacités de ce réalisateur, et en effet il a réussi à faire mieux niveau horreur que ses 12 collègues. Je ne dis pas que la qualité de l'épisode en lui-même est mieux, car il ne s'agit pas de mon favori, mais la torture est vraiment terrible, et fallait en arriver là pour réussir à m'atteindre et me donner envie de détourner les yeux.
C'était impitoyable, et même si on a quelques apparitions étranges (mais finalement, il faut croire que, comme le dit Christopher, il ne s'agit que des effets du Sake) c'est la torture psychologique, la plus efficace, qui est employée.

On avance vers la vérité afin que les choses déjà laides empirent, et j'ai trouvé à un moment que ça devenait trop exagéré ce qu'il arrive à la prostituée (surtout quand le moine s'en mêle...) cependant je crois qu'on peut oublier ça avec la révélation finale, à laquelle je m'attendais tout de même plus ou moins, du style Basket case, mais qui reste complètement WTF.

C'était un épisode très spécial, disons.


Voilà, j'ai fini la saison 1 ! Je pense attendre avant de voir la 2, parce que si c'est aussi varié en qualité, je suis pas trop pressé, malheureusement.

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MessageSujet: Re: Masters of horror   Mar 2 Aoû 2011 - 21:16

Tiens deadpool au fait, je sais pas si t'as lu ça, mais j'ai vu May depuis. Beaucoup aimé.

Comme l'été dernier vers la même époque, j'ai décidé de profiter des vacances pour continuer les Masters of horror, même si j'ai moins de temps libre.
Ce qui est pratique quand même, c'est que les épisodes sont comme des films mais ne durent qu'une heure, ça me donne un peu plus de facilité pour les voir.
Toutefois, si le temps est un avantage, il pèse peu dans la balance si les épisodes ne sont pas de qualités. Au moment de lancer l'épisode 1 de cette seconde saison, noté 4/10 sur Senscritique, je me suis demandé pourquoi je continuais. Si ça allait être comme la saison 1, c'est à dire souvent moyen, parfois mauvais, quelques fois seulement bien, j'allais faire ma sélection sans tout regarder.
Enfin comme un sot j'ai quand même regardé cet épisode mal noté, avec peu d'espoir d'être surpris et de finalement bien aimer.

Episode 1 : Les forces obscures (The damned thing)

Episode réalisé par Tobe Hooper, basé sur une nouvelle d'Ambrose Bierce. Evidemment, il ne faut pas s'en étonner, les "maîtres de l'horreur" ne se fatiguent pas, et tout comme dans la saison 1, ils adaptent des nouvelles. Pourquoi ça changerait pour la saison 2 ?

Ca débute par un repas de famille, avec un gamin intello qui sort des infos sur le vent dont on peut se servir légalement comme défense pour un homicide, en Norvège. Oh non, pitié quoi... le gamin chieur intello cliché, et en plus ici j'ai vu ça comme une façon de compenser une incapacité à écrire un dialogue entre des parents et leur enfant.
Peu après, à cause de certains effets visuels, je me suis rappelé que Tobe Hooper avait fait le pire épisode de la saison 1, "Dance of the dead", qui nous martelait de ses flashs, de ses images secouées, de toutes ces conneries de montage et de trucage qui rendaient le film insupportable à voir, dans l'illusion de faire branché. On a encore un peu ça dans The damned thing, avec un montage saccadé quand le père s'énerve, une image qui se dédouble comme si elle tremblait. Et il y a cette shaky cam lors de la poursuite. Et il y a cet effet d'écran blanc total qui surgit le temps d'une demi-seconde pour faire penser à un éclair, mais le pire c'est que c'est même utilisé en plein jour, ce qui rend ça encore plus pourri.

Bon heureusement dans la suite du film Hooper s'est calmé, à part lors d'une scène où il nous fait apparaître les images par flashs seulement. Franchement, pourquoi il fait ça ? Est-ce qu'il croti que ça crée l'angoisse, la peur ? Que c'est cool ? Ca donne vraiment l'impression de voir la réalisation d'un novice qui ne sait pas comment fonctionne le cinéma d'épouvante.
Maintenant que Hooper a prouvé qu'il savait faire du cinéma, qu'il est connu, il a certainement plus de facilités que quand il faisait Massacre à la tronçonneuse, du coup en voyant ce The damned thing, je me demande comment il fait pour avoir plus de moyens et rendre un résultat plus cheap ?
Il a quand même Greg Nicotero pour les effets spéciaux aussi, mais la scène où le type se fait arracher les tripes par une force invisible, le sang est trop rouge, et on dirait juste que des cordons pendent de sa poitrine.

La seule chose que j'ai vraiment aimé dans cet épisode, c'est la réplique du héros une fois adulte, qui pousse plus loin l'analogie entre mauvais souvenirs et blessures ouvertes en disant qu'il faut vite et bien les refermer sans quoi elles ne cessent de se rouvrir jusqu'à ce qu'on en saigne à mort.
On découvre par cette réplique notre personnage principal, qui n'offre rien de mieux que ça après, et qui n'a rien à voir avec la version "enfant" de lui-même ; il ne montre aucun signe prouvant être un tant soit peu malin en tout cas. En fait c'est un gars blasé mais sans l'aspect cool qui peut aller avec, il est creux, il a l'air juste chiant, et l'acteur ne se donne pas trop pour ce rôle (que ça ait été voulu ou non).
Le personnage est séparé de sa femme, ils ont un enfant, et il veut refenir vers elle, mais elle ne veut pas... pfou l'histoire de couple qui n'apporte rien de nouveau et qui ne se démarque pas des milliers d'autres qui se plaignent de façon similaire, c'est chiant, et on s'en fout car on ne s'attache pas aux personnages, qui ont rien de spécial pour pouvoir nous plaire.

On s'en fout tout autant quand survient l'invasion ou je ne sais quoi, le "damned thing", ce truc dont on ne sait tellement rien que le distributeur français a pu prendre la liberté de renommer l'épisode "les forces obscures", ce qui est on ne peut plus flou.
En tout cas ce machin inconnu force un type à se marteler la gueule.
Le scénariste a dû vouloir de lâcher, faire arriver n'importe quoi, tant que c'est inédit et terrible. Peut être que ça aurait marché si la victime n'avait pas raconté une blague de merde avant, et si l'acteur avait joué autrement. La désinvolture du personnage qui se détruit la tronche rend la scène vraiment grotesque, alors qu'avec une idée pareille il aurait fallu faire gaffe à ne pas franchir la limite toute proche du ridicule.
C'est presque aussi idiot quand le shériff voit une cicatrice littéralement se rouvrir sur son front, celle-là même qu'il utilisait comme métaphore. A noter qu'on ne la voit s'ouvrir que dans un miroir cabossé, histoire de ne pas trop se fatiguer un maquillage qui tienne la route sans un tel artifice déformant l'image.

C'est un peu plus marrant quand une femme se sépare en deux alors qu'un homme essaye de la sortir d'un accident de voiture. Comme quoi ce gag que j'avais adoré dans Piranha 3D n'était pas totalement inédit.
Bon à part ça c'est trop n'importe quoi, trop brouillon. Le "damned thing" on ne saura jamais ce que c'est, le scénariste a inventé ce truc faussement mystérieux pour faire que tout le monde se tue sans avoir à trouver d'explications. Les gens deviennent fou n'importe quand, ça devient agaçant, et j'ai détesté le moment où le sheriff se met à rire parce que les gens s'entretuent au sous-sol. Après il reprend ses esprits, ouais, comme ça, mais à quoi joue le "damned thing", hein ?
Alors la fin, ça vaut un peu Mortuary, cette merde filmique du même réalisateur. La découverte des CGI ces dernières années est le fléau de Tobe Hooper, ça nous a donné les monstres trop laids de Mortuary et sa fin sortie de nulle part, et aussi l'énorme créature laide comme un gros tas de merde (je vous jure, on dirait le monstre de Dogma mais en images de synthèse).
Ensuite un second lien avec cet autre film d'Hooper, c'est la fin, complètement bâclée.
Putain, mais qu'est devenu le maître de l'horreur, le vrai ? Il termine cet épisode avec les personnages qui hurlent, les vitres de la voiture éclatent, ils crient, stop, musique tonitruante, générique de fin.
Moins un point rien que pour la fin.

Bon, c'est décidé, je vais faire ma séléction, et vu les notes, je sens que je ne vais pas voir beaucoup d'épisodes.
Mais aussi, regardez les réalisateurs qu'ils ont choisis, ces prétendus "maîtres de l'horreur" :
Norio Tsuruta qui a fait Rin 0, c'est à dire la seconde suite de Ring ; Rob Schmidt de Détour mortel ; Peter Medak réalisateur de La mutante 2 ; Ernest R. Dickerson, surtout réalisateur d'épisodes de séries TV, et sinon il a fait Demon knight, le premier film des Tales from the crypt (je vous encourage à aller voir sa tête sur IMDB, ça vaut le détour).
Non franchement, ils se sont vraiment fichus de nous.
Je vais au moins voir ceux réalisés par des cinéastes connus, des vâleurs un minimum sûres, à moins que les notes soient trop basses. En tout cas, le Argento, je le vois absolument.

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MessageSujet: Re: Masters of horror   Mer 3 Aoû 2011 - 8:31

Disons que j'ai parcouru le topic, comme les MoH font partie de ma liste de DVD à acheter, je préfère les découvrir vierge. Tant mieux si tu as aimé May Wink

Je n'ai vu que le Miike de la 1ère saison en fait, quand j'ai eu ma période boulimique par rapport à cet auteur.
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MessageSujet: Re: Masters of horror   Mer 3 Aoû 2011 - 8:34

Bon bah je te conseille jusque là Homecoming de Joe Dante, et Cigarette burns de John Carpenter. Jennifer d'Argento est pas trop mal non plus.

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MessageSujet: Re: Masters of horror   Mer 3 Aoû 2011 - 13:18

Episode 2 : Une famille recomposée (Family)

Réalisé par John Landis, et pour une fois on a un scénario original, de Brent Hanley, que je ne connais pas mais qui a fait un bon boulot sur ce coup là.
Remarquez que le titre français de l'épisode a pris là encore pas mal de libertés, mais pour une fois il correspond vraiment bien au contenu, et offre une blague amusante.

J'avais voulu voir plus de John Landis récemment après l'avoir vu dans Machete maidens unleashed, après ça j'ai été déçu par Le loup-garou de Londres, et il faut aussi rappeler qu'il a réalisé dans la saison 1 de Masters of horrors "The deer woman", qui était moyen. Pourtant sa contribution pour la saison 2 figure parmi les plus appréciés de la série, donc je m'y suis mis.

En voyant le début d'épisode, je n'ai pas pu m'empêcher de penser à mes cours de Ciné US des 80's, car le début annonce tout ce qu'on pouvait voir dans le cinéma d'horreur à cette époque, alors même que contrairement à quelqu'un comme John Carpenter, John Landis y a peu participé. Il n'a fait que Le loup-garou de Londres, mais il y manquait la dimension critique. Donc tout dans ce qui m'a fait penser à ça dans cet épisode doit davantage venir du scénariste que du réalisateur.
J'ai même cru qu'Une famille recomposée se déroulait dans les 80's : la banlieue américaine avec toutes les maisons similaires, un cadre idyllique avec un temps ensoleillé, sauf que derrière la perfection et la conformisation des alentours, dans une de ces maisons, dans le sous-sol, il se passe quelque chose d'horrible. Toutes les thématiques du ciné déviant des 80's réunis quoi : la dégradation d'une image bien clean des USA, l'horreur qui se cache dans les profondeurs, ... Et je suis sûr que Landis a compris ça, pour nous faire croire qu'il nous transporte deux décennies en arrière, puisque la scène d'introduction est accompagnée d'un chant sur Jesus dont la qualité laisse à penser que ça vient d'un tourne-disque, avant qu'on ne voie la chaîne hi-fi. Pour moi il a voulu nous rappeler une autre époque dans le cinéma d'horreur, mais tout en la fusionnant avec l'époque contemporaine, comme quoi c'est encore possible de faire du cinéma critique comme dans les 80's.
Je me demande si le journal avec "Batboy" dessus n'est pas un élément supplémentaire pour placer le film entre passé et présent ?
Enfin peut être que Landis lui-même se moquerait de moi en lisant ça, comme de ces gens qui trouvent des messages dans des films sans profondeur et dont il rigole dans Machete maidens unleashed.

Dans le sous-sol d'une de ces maisons donc, un homme verse de l'acide sur des cadavres. Comme dans l'épisode précédent, Greg Nicotero s'occupe des effets spéciaux, sauf que c'est beaucoup plus impressionnant ici. On voit quelqu'un fondre, c'était merveilleusement gore. Il y a dans cet épisode des FX à l'ancienne comme je les aime, à part à un moment lors d'un coup de marteau sur le nez en CGI laid, mais je ne me plains pas trop.
Enfin ce que je me suis demandé, c'est si on nous montre dès le départ le gore, le secret du personnage principal, et ce qu'il fait des cadavres, qu'est ce qu'il reste pour la suite ?
En fait une famille emménage à côté, et le tueur a envie de les ajouter à sa collection.
Ce dernier, Harold, s'inscrit dans la même idée que celle présentée dans l'introduction : c'est le type très sympa et accueillant en surface, mais complètement de fou en dessous, et qui a du mal à rester sain d'esprit en compagnie d'autres gens. De quoi stresser rien que lorsqu'il accepte d'aller dîner avec ses voisins, dont la femme est enquêtrice. Seulement je ne sais pas si j'ai stressé parce qu'on sait ce qu'Harold a en tête pour eux ou parce qu'on sait qu'il a des hallucinations et qu'il risque d'être découvert, en gros si j'ai ressenti de la crainte pour Harold ou pour ses voisins ! Contrairement à ce qu'on peut penser, je crois que c'était surtout pour lui, car il est celui qui se trouvait dans la situation la plus délicate.

Il y a quand même à certains moments de quoi s'inquiéter pour le couple, et plus particulièrement la femme, qu'Harold convoite alors que visiblement ils sont incompatibles, puisqu'il est dérangé par sa fumée ; dès lors c'est comme un signe du danger qu'encourt Celia. Pour moi si on a peur, c'est parce que les personnages nous intéressent. Je me plaignais dans l'épisode précédent réalisé par Tobe Hooper d'avoir déjà vu mille fois ce type de couple, alors que celui d’Une famille recomposée est un peu plus original. Leur problème est moins commun, déjà le mari dit que malgré le déménagement il se sent toujours "insecure", apparemment il y a un souci dans le couple sans qu'on puisse vraiment le comprendre, ce qui rend mieux compte de la complexité des rapports humains.
Les acteurs sont par ailleurs très bon, en particulier la femme qui joue Celia, surtout quand le personnage d'Harold imagine cette dernière le désirant, lui adressant des propositions obscènes. L'actrice se donne à fond dans son interprétation, et on dirait qu'elle prend un grand plaisir de ce qu'elle dit, comme si elle se délectait de ses paroles grivoises (enfin je viens de voir qu'elle a joué aussi dans Californication, alors...)

L'acteur qui joue Harold est bien choisi, il m'a fait penser à John Goodman (de loin, sur la jaquette DVD), en tout cas il a ce même air jovial. Sinon je ne pense que c'est le personnage, plus que l'interprète, qui m'a plu.
Il s'imagine la famille de squelettes qu'il s'est fabriquée comme vivante, on passe parfois par sa vision des choses, avec les cadavres remplacés par des acteurs ; c'est simple, ça pourrait être inutile de voir ça, mais on assiste par la suite à des scènes de famille banale, où une fille est heureuse de revoir son grand-père par exemple, et ce que j'ai adoré c'est le fait que quoi qu'ils fassent, il y a forcément un aspect terriblement macabre derrière.
La femme d'Harold se dispute avec lui, elle essaye de le raisonner, mais ce qui est très fort c'est qu'il imagine tout ça, il se parle à lui même en fait, et ce conflit n'a lieu qu'en lui-même, ce qui crée du coup une dualité géniale chez ce personnage.
Ce qui est terrible ici peut devenir comique aussi, quand il s'imagine des adolescentes qui lui demandent de la choisir pour devenir sa fille, et qu'elles se décrivent en même temps, ou plutôt qu'elles disent ce qu'Harold imagine d'elles.
Le personnage plus tard ment à sa famille, il se défend, il les rassure, c'est foutrement glauque et rend brillamment compte de la folie du personnage.
En plus on ne sait pas ce qu'il invente ou non, est-ce que ses relations avec ces personnes ont toujours été factices, ou est-ce qu'il a été lié à eux de leur vivant aussi ? Quand il dit à sa femme l'avoir rencontrée à Los Angeles, est-ce qu'il l'invente, ça aussi ?
C'est génial parce que la folie du personnage pousse à se poser pleins de questions. Pendant un moment on se demande si c'est lui qui a tué le voisin ou non, même lui dit n'y être pour rien à sa "femme", du coup on se demande jusqu'où va sa folie, et ce qu'il a vraiment fait ou non ?
Et au début il dit fabriquer le plastique pour les cartes de conduite, est-ce qu'on sous-entend là qu'il le fait avec la chair des humains qu'il tue ?

Le rebondissement final est très bon, mais il aurait eu plus d'impact peut être si on nous avait pas donné toutes ces explications. Les personnages racontent ce qu'ils ont fait, alors qu'une simple réplique dans la scène d'avant avait suffi à faire comprendre, tout en étant béats. Heureusement quelques explications supplémentaires sont apportées, quoiqu'on aurait pu s'en passer sans trop de mal. Enfin au moins on finit sur une image puissante, celle de l'union entre deux personnes en dépit de la nature macabre de la scène.

Très bon épisode donc, surtout par rapport à la médiocrité habituelle de la série. Je vais continuer sur Masters of horror, mais si cet épisode était considéré comme le meilleur par pas mal de gens, ça veut dire que le ciel va s'obscurcir avec la suite.

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MessageSujet: Re: Masters of horror   Sam 19 Nov 2011 - 11:02

Je revois les bonus du premier épisode de Masters of horror sur Joe Dante, toujours pour en savoir plus sur lui et éventuellement avoir des questions à poser.
C'est vraiment génial qu'Anchor bay ait fait des bonus aussi complets, pour chaque épisode je suppose. Parmi les intervenants, il y a des personnes qui ont bossé sur un peu tous les films de Dante, depuis Corman aux acteurs de l'épisode, en passant par Corey Feldman ou Robert Picardo.
Evidemment, en 20mn, on ne parle pas de tous les films de Dante, par exemple on passe sur Hollywood boulevard, enfin le contraire m'aurait surpris, et je ne me souvenais pas qu'ils en avaient parlé.
C'est quand même très complet.

Mais c'est sans compter sur un autre bonus, une interview de Joe Dante, où là on revient vraiment sur les débuts de sa carrière, et où il explique comment sont nés Hollywood boulevard, Rock n roll high school, et Piranha.
C'est génial car ces bonus DVD de Masters of horror servent de making of à d'autres films, qui ont des éditions DVD un peu plus pauvres du côté des bonus. Ca n'est pas le cas malheureusement pour L'aventure intérieure, puisqu'ici aussi Dante passe rapidement dessus.
J'ai appris un truc dingue : après Piranha chez New world, Dante devait réaliser la seconde suite des Dents de la mer, qui devait être au départ "Jaws 3, people 0".
On voit l'affiche dans le bonus, mais je l'ai pas retrouvée en couleur sur le net.
Voilà un lien utile :
http://www.jaws-3d.com/blog/?p=1474
Hallucinant, quoi.

A la place, Dante a fait Hurlements.

EDIT :
Ah et au début du premier bonus, il y a une citation de Dante, disant que tout film d'horreur est politique et qu'il faut les regarder pour se renseigner sur le monde tel qu'il était à l'époque.
C'est le type de phrase qui aurait fait plaisir à notre prof de Cinéma US des 80's.

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MessageSujet: Re: Masters of horror   Jeu 11 Oct 2012 - 21:56

Après visionnage récemment de "Ice cream man", j'ai lu le dossier réalisé par l'auteur du blog "Freddy in space" sur le film et les fictions mêlant horreur et crème glacée. Il y avait dans la liste "We all scream for ice cream", épisode de Masters of horror saison 2.
Il m'avait déjà tenté, avec son clown tueur. Là ce soir, comme j'avais pas le temps de voir un court-métrage, me suis rappelé, comme l'autre jour, l'avantage d'un moyen-métrage d'une heure.

Episode 10 : Péchés de jeunesse (We all scream for ice cream)

Episode réalisé par Tom Holland (Jeu d'enfant !).
Encore un épisode basé sur une nouvelle... font chier, ces flemmards sur Masters of horror.

-L'épisode s'ouvre avec un gosse qui mange une glace alors que son père le lui interdit, ce qui a pour étrange effet de faire disparaître ce dernier, remplacé par une énorme flaque de crème glacée fondue sur le sol.
Oui en effet, comme on l’apprend par la suite, le méchant du film offre des glaces aux enfants de ses victimes ; une fois la glace consommée, le parent meurt en fondant comme de la glace au soleil.
C’est ce principe qui m’avait attiré, mais quand j’y ai repensé durant l’épisode, en fait c’est vraiment con. Des glaces vaudous…
-Putain, encore un film où le paranormal passe par des enfants, qui sont comme hypnotises quand ils entendent l’appel du marchand de glace. Ils ne répondent pas quand un adulte essaye d’éclaircir la situation en leur posant des questions, mais il les excuse, car après tout ce ne sont que des enfants, hein ? Ca me fait toujours chier ces facilités scénaristiques, quand on s’appuie sur le jeune âge d’un personnage pour éviter de répondre à des questions ou à rendre les choses claires, avec l’illusion qu’en faisant ainsi on garde un semblant de tension pour le spectateur ; ouais, ça fait chier.

-Le méchant est un marchand de glace costumé en clown qui a été martyrisé puis tué par inadvertance par une bande de gamins dont faisait partie le héros.
On pense trop à "It", de Stephen King : la bande de gamins unis par un évènement tragique, qui reviennent dans leur ville natale, et meurent les uns après les autres sous les coups d’un clown… c’est un peu abusé.
-Quand un type de la bande meurt, l’un d’eux, barman, pousse les chaises de chacun contre une table, symbolisant leur départ. Idée reprise de "5 cartes à abattre" je pense.

-Ca me fait bizarre qu’un homme, même attardé, se fasse autant chier à se costumer en clown, à faire des tours, etc… tout ça pour récolter quelques pièces en vendant des glaces à des gamin dans une petite ville. En plus il se permet d’offrir des glaces gratuites pour quiconque prononce son nom en premier…
-J’aime pas voir comme le personnage est martyrisé par les enfants, car je n’aime pas voir en général une méchanceté que je peux de trop raccrocher à la réalité (quand quelqu’un tue des gens à la tronçonneuse, là ça pose une distance par rapport à ma perception du monde réel).
-Un des enfants de la bande, le sadique, a grandi pour devenir un redneck crasseux des plus caricaturaux, surjoué à mort, au point que j’avais juste envie qu’on lui pète les dents ou quoi, pour qu’il cesse.


-C’est pas fin, les victimes font pleins de fois allusion au fait qu’ils ont froid, on sait qu’il y a un truc pas normal là-dedans.
-On entend tout le temps la même chanson, "I scream, you scream, we all scream for ice cream"… d’où ça vient ? Les personnages l’entendent ou non ? On n’en n’est jamais certain, en fait la chanson semble sortir de nulle part et pourrait se placer n’importe où dans le montage ; je trouve ça si facile de placer la musique comme ça, comme on veut, sans logique, tout ça pour juste créer un certain effet sur le spectateur. Enfin à force de l’entendre cette comptine, ça me saoulait surtout.

-J’avais lu sur "Freddy in space" qu’il y avait du gore sur le thème des gens fondant à la manière d’un produit glacé. Je n’ai pas eu le gore escompté. Il n’y a que la mort du redneck qui est savoureuse, vraiment travaillée, avec des FX à l’ancienne. Le reste du temps, soit au moins la moitié se déroule hors-champ, soit il y a du CGI pourri (pour le dernier décès).
-C’est quoi cet écran vert furtif, qui surgit juste avant d’en venir au premier flashback ? C’est moche comme effet, on ne devrait faire de transitions comme ça qu’en noir ou blanc.

-Je sentais qu’il y aurait forcément un twist ending de merde, que le clown allait revenir d’une façon ou d’une autre. Bon, il revient pas vraiment, mais on le revoit, et le message est là : "ce n’est pas fini, boooOOoUUUuuh !"


En conclusion : Mouais. C’était plutôt ennuyeux.

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