La Crypte

Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
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 OZ [The emerald city]

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jb2102
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MessageSujet: OZ [The emerald city]   Ven 18 Mai 2007 - 20:11

A la différence d'un feuilleton "classique" qui met souvent en avant les rapports hommes/femmes (qu'ils soient sociaux, professionnels ou amoureux), cette série dépeint le quotidien d'hommes très différents mais dont le seul point commun est d'être enfermés dans un même lieu clos et dont les seuls rapports sont des rapports de force.
Les tensions internes qui se créent entre les différents clans (aryens, musulmans, homos, mafieux, latinos, noirs...) vont bouilloner jusqu'à l'éclatement final (Episode "Parties de Dames).

Malgré tout, parmi ces hommes, se distinguent certains qui, malgré les préjudices que cela peut leur coûter, montrent leurs faiblesses. Tobias Beecher d'abord qui, en arrivant à Emerald City, se conduit comme une personne civilisée. Il déchente vite lorsqu'il se rend compte qu'ici, c'est le plus fort et le moins sensible qui fait la loi. Plus ambigu, Kareem Saïd sait se faire respecter mais le jour où il éprouve des sentiments pour une femme blanche, ses compagnons le font redescendre de son pied d'estal. Même Vernon Schillinger, le plus cruel de tous, devient vulnérable lorsque son fils arrive en prison.
Chris Keller, quand à lui, profite de la faiblesse de Beecher pour obtenir sa confiance et mieux le trahir ensuite mais, plus tard, c'est Keller qui dévoilera son côté humain en tombant amoureux de Beecher.
Pour survivre dans la prison d'Oswald, il faut donc totalement cacher son humanité pour avoir l'air fort et respectable. Un seul signe de sympathie, pitié, amour, gentillesse... peut devenir très préjudiciable ! Cool

Leo Glynn, directeur de la prison



Tim Mc Manus, administrateur



Soeur Peter Marie, psychiatre



Père Mukada



Simon Adebisi, chef du clan black



Augustus Hill, narrateur et détenu, dealer



Tobias Beecher, avocat alcoolique et détenu



Vern Schillinger, chef du clan des aryens



Ryan O'Reilly, chef du clan irlandais



Kareem Said, chef des musulmans



Marc Keller, psychopate



Cyril O'Reilly, frère de Ryan


Poète, dealer de oz


Pancamo, chef des italiens


Nikolai Stanislovsky, détenu russe
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Mighty13
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Ven 18 Mai 2007 - 20:24

ça me dit vraiment rien tu n'aurai pas des extrait?
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zhugecyr
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Ven 18 Mai 2007 - 20:26

ouai moi aussi ca me dit rien
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Fry3000
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Ven 18 Mai 2007 - 20:36

Je connais de nom mais je n'ai jamais vu aucun épisode. Je sais pas si ça me plairait, faudra que je voie un épisode pour essayer.

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jb2102
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Ven 18 Mai 2007 - 22:07

C'est interdit au moins de 16 ans et ça passait sur M6 un moment mais la chaine a reçu des pleintes comme quoi c'était trop violent etc... donc ça passait sur Série Club après.
L'histoire se passe tout le temps en prison, ça parle de trafic de drogue, de meurtre, de viol, de tout ce qui est un peu animal quoi.

des extraits :
http://www.dailymotion.com/relevance/search/oz%2Bemerald%2Bcity/video/x88lv_oz-saison-3-1er-episode-extrait (il l'égorge avec ses ongles xD )
http://www.dailymotion.com/relevance/search/oz%2Bemerald%2Bcity/video/x1n4f5_99k871-yuri-kosygin un détenu russe qui tue pour la mafia
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zhugecyr
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Ven 18 Mai 2007 - 22:16

a ouai elle a l'air cool
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Sam 19 Mai 2007 - 6:36

Ouai ça a l'air bien brutal, bon je vais voir ce que je peux trouver , si je trouve de bons extraits je vous les poste.
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jb2102
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Sam 19 Mai 2007 - 10:41

Mighty, tu peux trouver tous les épisodes de OZ, ici :

http://tvunderground.org.ru/index.php?show=season&sid=678
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Sam 19 Mai 2007 - 15:49

ok merci je commence a regardé ce soir!
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jb2102
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Sam 19 Mai 2007 - 16:36

Attention c'est pour les dl
Tu ne peux pas les regarder directement.
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Sam 19 Mai 2007 - 16:49

ok,c'est dommage je préfère les regarder directement,je n'ai presque plus de place sur mon ordi, je garde le reste pour WoW.
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zhugecyr
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Sam 19 Mai 2007 - 16:50

t'a jamais penser a t'acheter un disque dur externe? j'en ai un et m'est tres utile
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Sam 19 Mai 2007 - 17:04

Nan j'ai les 3 autres pc de mon père , vu qu'il telecharge rien mais vu qu'il est aussi 24h/24 sur l'ordi j'aurai du mal a regarder les épisodes.
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Jay
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Mer 31 Oct 2007 - 16:49

Putain, je suis fan de cette serie depuis l'année derniere, j'ai les deux premieres saisons chez moi.

C'est 100 fois mieux que prison break ( il y en a qui seront pas content )
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Mer 31 Oct 2007 - 16:55

Mouais, c'est différent, c'est pas parce que les 2 se passe en prison qu'on peut comparer. C'est 2 styles différent... enfin bon, j'ai pas encore vu d'épisode d'Oz en entier.

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Jay
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Mer 30 Avr 2008 - 11:19

Putain, il y a maintenant 4 saisons sorties en France soit 32 heures d'une super série qui fait partie de mon top 3.
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Jay
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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Dim 19 Juil 2009 - 17:14

Et voila, il fallait que ça arrive j'ai fini la série... et serieusement j'ai rarement vu une série aussi bien que celle là. C'est tout simplment incroyable, les saisons sont toutes aussi bonnes les une que les autres. Alors je le dit officiellement cette série troue le cul du début à la fin. Et il est vrai que le final est énorme. Tom Fontana a vraiment réussi à clore la série d'une façon magistral. Certe l'histoire est sans fin puisque il y a encore des affaires en cours mais aussi incroyable que ça puisse paraitre je n'ai pas été sur ma faim. Et ça c'était fort, arriver à clore une série sans fin faut le faire. Alors je dis bravo Oz, bravo Tom Fontana. Faut que je m'achete l'integral et serieux regarder cette série vous serez vraiment pas déçus.

Quelques videos en musique:



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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Sam 27 Oct 2012 - 16:34


Sur le DVD français, c'est écrit "2 disques". Zéro bonus. On se fait avoir.

Jay m'avait beaucoup parlé d'Oz, cette série phénomène d'HBO. J'étais un peu intéressé, mais pas suffisamment pour ne pas reporter à plus tard, je ne sais quand, le visionnage.
La dernière fois que je suis allé chez Jay, il y a longtemps déjà, il m'avait montré le pilote. Ca m'avait plu, j'ai cru que j'allais me mettre à la série bientôt, mais j'avais d'autres séries à voir.
Il y a quelques temps toutefois, j'ai trouvé la saison 1 pour 1€ dans une brocante. C'est une offre qu'on ne refuse pas.
Je pensais finir la saison 1 dans la semaine pour pouvoir en parler à Ernie Hudson que je pensais voir en dédicace aujourd'hui, mais finalement il a annulé sa venue dans une convention de comics parisienne.
Je n'aurais pas vu la série aussi vite autrement, non pas parce qu'elle n'est pas bonne, au contraire, mais juste parce que je mets du temps avec les séries.

Ce qui m’avait marqué la première fois que j’ai vu le pilote, ce sont ces choix de plans et de mouvements de caméras très appuyés, faits pour être remarqués. Parfois c’est justifié et sert une intention, d’autres fois non.
J’avais été perturbé par le fait que le narrateur, un détenu en chaise roulante, s’adresse au spectateur en se trouvant dans une cellule suspendue dans les airs, qui tourne sur elle-même. Mais… pourquoi ? En plus la première fois, j’avais pas compris que c’était une cellule. Encore plus déconcertant.
Par contre, ce que le narrateur à dire, c’est excellent. "Fuck is a curse, and so is love", c’est juste magnifique ! Evidemment, le jeu de mot ne passe pas en français…
Le narrateur sert également à faire remarquer le thème qui relie toutes les intrigues d’un épisode : l’amour, la religion, la santé, … vus au travers du filtre de la prison.
Le propos du premier épisode m’avait marqué quand Jay me l’avait montré : qu’est-ce qui peut faire qu’un condamné à mort accepte de bien de se comporter en prison ? Il n’a plus rien à espérer, rien à gagner, et tout ce qu’il peut perdre c’est la vie, mais ça n’importe plus tant étant donné qu’il va passer le reste de ses jours dans une cellule.
Je trouvais que ça posait de bonnes questions déjà pour un premier épisode, et se montrait prometteur.
… et évidemment, la fin du pilote m’avait marqué aussi (ceux qui l’ont vu comprendront).

Ca je l’avais oublié, mais dans l’épisode 1 il y a une autre scène énorme, où un prisonnier sur scène balance un rap revendicatif, d’un flot de paroles agressif qui fait penser que c’est plus un défouloir qu’un spectacle à l’intention des autres détenus. A cette violence verbale, il y a une conclusion d’un humour amer ; j’ai trouvé que ça établissait très bien le contexte et l’idée de malaise pour la suite. (ah et plus tard dans la saison, sur scène, c’est un prisonnier qui fait passer un ballon de baudruche de son nez à sa bouche… horrible) L’humour franc vient surtout du personnel de la prison, pas des prisonniers ; d’ailleurs à leur arrivée, il leur est conseillé de ne pas sourire, jamais.
Il y a dans Oz une tension très palpable, procurée par les différents personnages et intrigues.
Parmi les nouveaux arrivants dans la prison, il y a un avocat qui a renversé une fille alors qu’il était en état d’ivresse ; il se retrouve parmi les tueurs et violeurs, au milieu d’eux c’est lui la victime. Il devient vite la "bitch" d’un autre, et c’est dur de le voir ensuite retrouver sa femme…
Il y a toujours des situations intéressantes dans "Oz".
Le prêtre de la prison essaye de convaincre un nouveau venu de s’occuper de son fils qui va naître prochainement, et pensant que le grand-père de l’homme en question pourra le convaincre de penser à sa descendance, le prêtre va le voir. En effet, le grand-père est détenu à Oz aussi, tout comme le père. Aucun d’eux n’est un modèle, mais le grand-père a pris soin de son fils, sort of, en arrachant le cœur de celui qui lui a coupé la langue.

Parmi les personnages, il y a un "prisonnier politique" qui débarque en prison, et qui déclare dès le premier épisode que maintenant, c’est lui qui est en contrôle d’Oz.
Il y a un homme âgé intriguant, qui sait clairement des choses que les autres ne peuvent savoir, et qui prétend tenir ces infos de Dieu. Dieu lui parle.
Il y a un détenu qui a mangé ses parents, un paumé qui semble se chercher une identité, qui cherche à se rallier à un groupe, et se montre à un moment intéressé par la religion catholique avec cette histoire de "corps du Christ".
On a une star du basket. On a un irlandais qui multiplie les coups bas et les traitrises.
Quand on regarde "Oz" 15 ans après sa création, on est surpris de voir le casting comprenant des personnes tenant des rôles pour certains inattendus par rapport à l’image qu’on a d’eux maintenant. Ernie Hudson le ghostbuster joue le directeur de la prison, Edie Falco est une gardienne, et le plus étonnant c’est J.K. Simmons, Jameson dans "Spider-man" et le gentil père de Juno dans le film éponyme, qui tient le rôle d’un… néo-nazi violeur.
C’est assez inquiétant d’imaginer ce que peut subir l’acteur qui joue sa bitch, néanmoins il y a un épisode où on apporte du respect au personnage : quand il chante et que les autres détenus l’écoute ; on donne au personnage une existence propre, il n’est pas juste une victime. Le reste du temps, c’est frustrant de le voir subir sans se défendre ; c’est du coup jouissif de le voir enfin prendre sa revanche en fin de saison.
A l’inverse, il y a un personnage auquel on retire volontairement toute signifiance à sa vie, quand il demande à ce qu’on note ses dernières paroles avant son exécution et que… personne n’entend ce qu’il dit.
C’est des idées comme ça, dont "Oz" regorge, qui en font une série vraiment bonne.
Je m’aperçois aussi comme les très bons personnages abondent quand je n’arrive pas à choisir lequel mettre en avatar.

Parmi les répliques qui m’ont marqué dans cette saison (la plupart venant du narrateur, qui est un réceptacle à réflexions géniales) :
-"Don’t try this at home, kids" (dit face caméra)
-"When you are dead inside, even bad sensations make you feel like you’re alive" (episode 5) ; content d’avoir confirmation que c’est un véritable phénomène, et qu’il n’y a pas que moi qui pense ainsi.
-"This tooth chewed up my mom".

Oui, Oz c’est une très bonne série. L’écriture est phénoménale, en plus de ces répliques mémorables, on a plusieurs intrigues mises en parallèle, toutes intéressantes, on a toujours des situations nouvelles qui maintiennent l’intérêt, et au fur et à mesure des épisodes les histoires ainsi que les personnages évoluent, sans qu’aucun ne paraisse délaissé, tout en gardant l’idée que chaque épisode correspond à un thème précis.
Et au bout de 8 épisodes, je crois que j’ai déjà envie de voir la suite. Moi qui ai tendance d’habitude à passer d’une série à une autre après la fin d’une saison, je crois que je vais continuer avec la saison 2 d’Oz.


EDIT :
Concernant le chapeau d'Adebisi :
Citation :
"I just put it on my head and it stays there," he says. "People think
it's Velcro or whatever. All it is is my bald head. You just stick it
on the corner. I could do a backflip and that baby wouldn't move."
http://www.mensfitness.com/training/build-muscle/training-ozs-simon-adebisi
Un grand mystère de l'univers en moins.

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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Sam 10 Nov 2012 - 21:08


Sur le DVD français, c'est là encore écrit "2 disques". Mais je ne l'ai pas acheté, cette fois.

Etant donné que je regarde relativement peu de séries, lorsque je regarde une saison de l'une, j'essaye après de passer à une autre saison d'une autre série, afin de tester un peu de tout. Fait rare pour moi, donc : j'ai enchaîné la saison 2 d'Oz juste après la 1ère. (mais en revoyant un peu d'épisodes de la saison 1 de HIMYM en même temps)

Au début de cette nouvelle saison d'Oz, on fait état des conséquences de l'émeute à la fin de la saison 1.
On découvre qu'il y a eu un meurtre durant l'incident, et le premier épisode est centré sur l'enquête autour de ce crime. Pour la reprise de la série, ça offre une structure narrative différente, qui a beaucoup d'intérêt elle aussi. Ca prend 50mn pour en arriver à la résolution, bien que le spectateur sache déjà à mi-parcours qui est le coupable, mais c'est intéressant de voir comment progresse l'investigateur, qui n'est autre que McManus.
Le personnage a changé physiquement, il a maintenant le crâne rasé et une barbe qui, elle, ne l'est pas (rasée). Ca ne m'avait pas vraiment frappé, cette évolution physique, avant aujourd'hui : comme mon père a regardé le premier épisode de la saison 1 que je lui ai passé, j'ai pu voir que McManus ressemblait avant à un cadre en costume avec une calvitie soulignée par les cheveux restants à l'arrière du crâne. J'avais complètement oublié qu'il ressemblait à ça !
Il y a quelques changements dans l’organisation de la prison aussi après l’émeute. McManus impose des études pour certains détenus. On voit un jeune qui progresse en cours, mais il ne peut s’élever au-dessus de la médiocrité à cause de certaines mauvaises influences, c’est comme un poids qui le maintient au fond d’un abysse.
Ce que j’aime dans cette série, c’est comme elle fait parfois référence à la réalité et ses dysfonctionnements en citant des faits précis : selon des études, la plupart des détenus seraient des jeunes défavorisés non instruits, et lorsque quelqu’un suit des études en prison, il a moins de chances d’y retourner. Sauf que l’Etat dépense plus chaque année pour les prisons que pour l’éducation.

Les changements se remarquent dans les premiers épisodes surtout chez Beecher, bien plus qu’avec McManus.
C’est intéressant de voir Beecher plonger encore plus.
J’avais déjà vu (toujours chez Jay je crois, qui m’avait fait connaître la série) la scène de "come on, suck my cock"… ça m’a fait plaisir de la revoir, en sachant qui sont les personnages impliqués.
Il y a une scène où le narrateur handicapé, Augustus, dans son lit, se tient l’entrejambe de peur que Beecher s’en prenne à lui alors qu’il va juste uriner… là par contre j’ai trouvé ça ridicule, surtout qu’on sait que la crainte du personnage est totalement irrationnelle. Pour moi c’est une scène en trop qui aurait dû être coupée au montage, la scène juste avant celle-là exprimait déjà les craintes d’Augustus, là avec celle-là on n’apprend rien de nouveau, et il n’y a pas de tension créée pour le spectateur étant donné qu’on connaît Beecher et qu’on sait qu’il ne ferait pas du tort gratuitement.
C’est pas forcément crédible qu’un type comme Beecher, issu des hautes sphères de la société, devienne un badass "lunatic", mais c’est assez drôle de voir que personne n’ose le tuer, et de voir ce néo-nazi de Schillinger essayer de se tourner vers les noirs pour l’éliminer.
Un autre personnage qui sombre, c’est Miguel. Il avait eu un enfant, il avait trouvé ça merveilleux, mais ce n’est pas pour autant qu’il n’est plus quelqu’un d’affreux. J’y ai cru.

Dans les petits nouveaux à Oz, on peut voir quelques têtes connues : LL cool J, Luis Guzman, et Mark Margolis (un habitué d’Aronofsky).
Avec l’arrivée du fils de Schibetta, on apprend qu’il y avait un truc entre le père et le directeur de la prison.
Maintenant que les personnages ont été établis avec la saison 1 et qu’on a été habitué à eux, les scénaristes leur attribuent des secrets terribles, qui restent inconnus des autres personnages. C’est super que ces choses là soient présentes mais restent en suspens. D’ailleurs, à la fin de la saison, le truc avec Diane n’est toujours pas résolu.
Je l’ai déjà dit, mais j’ai du mal à savoir quel personnage je préfère, à peu près tous brillent d’une façon ou d’une autre. Ca ne change pas avec la saison 2, même si je crois que j’apprécie Adebisi plus qu’avant. Je n’avais pas assez parlé de lui, ce grand black "sculptural" (il ne connaît pas la signification du mot) crade, idiot, le regard à moitié endormi, doté d’un accent à la con, qui traîne la moitié du temps en caleçon et la chemise ouverte. Il lui arrive de danser de façon provocatrice devant le mur en verre de sa cellule.
Tout cela rend hilarant ce personnage qui devrait être détestable.
Ca va super loin à un moment, quand il encule littéralement un ennemi, ou quand il se présente de façon un peu particulière à un test d’urine. C’est putain d’osé.
Enfin le moment que j’ai le plus aimé, c’est quand, vexé par une détenue dans le couloir de la mort, il prend cet air circonspect et fâché, et lui ordonne tout simplement "suck my dick now". On dirait pas comme ça, mais c’est hilarant, je me suis repassé ça plusieurs fois.

Un ami m’a fait remarquer un truc, quand il m’a dit que quand on lui avait parlé d’Oz, on lui avait dit quelque chose comme "c’est génial, c’est une série où il n’arrive jamais rien de bien". Et en fait c’est vrai, je ne trouve pas de contre-exemple.
On ne voit jamais l’extérieur de la prison, pas même avec les personnages d’employés qui, eux, rentrent à la maison le soir. On ne sort d’Oz que par flashbacks de la vie passée des détenus, et on n’a des échos du monde extérieur que par la télévision. Certains personnages ont essayé de partir sans succès, et d’autres qui ont réussi sont revenus pour une raison ou une autre (le poète, le prêtre pédophile).
Je trouve que c’est un parti pris génial.
La série est donc toujours pleine de négativité, mais le dernier épisode de la saison est vraiment plus dur que les autres. La scène avec les yeux, ou la torture du prêtre… horrible.

Sur certains points, la saison 2 est moins bonne que la première. Je n’ai rien de reprocher réellement à la première saison, mais dans la 2, il y a quelques fausses notes que j’ai évoquées, et on voit aussi pas mal de fois la limite du principe du narrateur qui apporte une idée ou un thème à chaque épisode. On n’a plus la même cohérence que dans la saison 1, par exemple dans l’épisode 4, le narrateur essaye d’appliquer aux intrigues dans Oz plusieurs variations autour de "boy meets girl", mais ça ne tient pas la route, ça devient même assez con.
La réalisation n’est plus aussi imaginative/fantaisiste que dans la saison 1, mais en même temps je crois que c’était surtout dans le pilote que ça s’appliquait. Outre des surprises que j’ai eu grâce à des irrespects de la règle des 180° qui marchaient (dernier épisode : après un plan face à 2 persos, on passe à un champ-contrechamp avec la caméra positionnée derrière eux, avec un des persos en amorce et l’autre de profil), il n’y a qu’une idée qui m’a marqué, dans l’épisode 3 : on a un faux subjectif de Beecher qui s’avance vers Schillinger, mais après un moment la caméra pivote vers la gauche, et on découvre Beecher déjà là, en place.

Malgré tout, j’ai toujours du plaisir à regarder Oz, et c’est toujours sans aucune difficulté que j’ai regardé les épisodes, je me suis nullement forcé comme je le fais maintenant pour voir certains films.
Le dernier épisode de la saison, alors qu’il m’a pas mal secoué par moments, m’a même donné envie de voir la suite. Il se passe tellement de trucs affreux dans cet épisode que je veux voir quelles seront les conséquences.
Oz, c’est plus addictif qu’une paire de tits (ceux qui ont vu la série comprendront).
Mais j'ai d'autres séries à voir là, donc je crois que je vais me forcer à faire une pause avec Oz. Ou alors, pour la première fois, suivre plusieurs séries en même temps.


PS : Un des épisodes, "The tip", est nommé "L’indice" en français. Oh, mais le titre VO a plus d’une signification, aha…

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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Lun 14 Jan 2013 - 22:35


Pour cette saison, ils ont enfin mis des bonus sur les DVD français !

Saison 3 de Oz. Ca se montre brillant dès le redémarrage, dès la première séquence : on a un résumé de ce qui s'est passé précédemment, accompagné d'un propos. Le narrateur raconte que la prison a changé de nom, celui-ci n'inclus plus le mot "pénitencier", comme si c'était une prise de conscience que personnage à Oz ne fait pénitence... mais ce changement de nom ne change pas pour autant les prisonniers, et on nous rappelle à ce moment-là ce qui est arrivé à chacun.
C'est bien, car j'ai beau trouver la série géniale, j'oublie facilement ce qu'il se passe, même quand j'ai vu un épisode la veille.
Par contre, je me souvenais d'un évènement de la fin de la saison 2, auquel on ne fait même pas allusion ici : la tentative d'évasion d'Augustus. On n'en parle pas du tout, alors que ça cloturait la saison, comme si ça n'était pas arrivé !
C'est d'autant plus surprenant qu'entre les nombreux personnages de la série, les intrigues sont bien gérées. On revient à chacun d'elle à chaque épisode. Dans l'épisode 7, on pense même à nous montrer rapidement deux prisonniers qui ont brûlés, lors d'une scène sans rapport à l'infirmerie.

Fidèle à lui-même, le gouverneur Devlin décide d'apporter des changements à l'organisation pénitencière pour améliorer l'efficacité selon lui, et surtout réduire les coûts, peu importe les conséquences sur les prisonniers. Ainsi, une société médicale privée s’occupe des soins des détenus, et on décide de retirer ses antidépresseurs à Miguel, enfermé dans une cellule d’isolement.
Wangler devient un leader parmi son groupe, et on y croit, il a la présence pour. Lui qui jouait un ado en arrivant dans la série…
Adebisi, suite au meurtre de son "guide", est à l’asile. Il en sort repenti. Du moins, c’est ce que je pensais, et j’y ai vraiment cru, même quand il demande à aller chez les sidéens, soi-disant pour en apprendre sur le sida, pour quand il retournera en Afrique. J’avais pas imaginé qu’il préparait un plan de vicieux !
Beecher devient un vrai manipulateur, vraiment dangereux à un moment. Il y a une idée géniale pour que même le spectateur soit dans le doute, pas sûr si on peut faire confiance au personnage ou non : il s’attribue deux actes graves commis dans la prison, puis, à son co-détenu inquiet, il dit qu’il blaguait pour les deux… sauf que nous, spectateurs, savons qu’il est vraiment responsable d’un des deux crimes ! Est-ce qu’il aurait menti pour les deux ? On ne le sait toujours pas à la fin de la saison, mais j’espère qu’on aura la réponse plus tard.
Kareem Said vit une romance, en quelque sorte, et l’acteur qui le joue montre un peu plus de l’étendue de son jeu. De toute façon, j’ai toujours trouvé qu’il passait facilement d’une émotion forte à une autre. On pourrait dire qu’il surjoue, mais je trouve ça super, car pour moi ça correspond au caractère over-the-top, arrogant et sûr de lui de Said. Super acteur.
Dans les nouveaux personnages, on a le fils de Schillinger qui débarque, une nouvelle gardienne très malveillante mais de façon sournoise, Carla de Scrubs, et Miss Sally, une présentatrice d’un show pour enfants dont les prisonniers sont fans car elle a des gros seins. Superbe trouvaille, que ce dernier personnage.
On peut noter aussi l’arrivée de quelques noms connus parmi les réalisateurs des épisodes, même si je n’ai pas vu la différence dans la mise en scène : Matt Dillon (enfin, il est surtout acteur, et pas dans des grands films), Steve Buscemi, Chazz Palmintieri, et Terry Kinney qui joue McManus. En fait, je me rends compte que pour presque tous, c’est leur première réalisation.

Les embrouilles, les provocations et comportement de connards des prisonniers m’amusent toujours.
Dommage qu’on tombe dans les facilités parfois, ce qui mène à des incohérences, comme quand O’Reilly met de l’hydrate de chloral dans le bidon des adversaires de son frère pour les matchs de boxe (tout juste instaurés dans Oz), c’est surprenant que personne ne soit là pour surveiller les bidons, qui en plus de ça sont nominatifs.
C’est facile aussi, la façon dont O’Reilly monte les uns contre les autres, il lui suffit de dire à l’un que son adversaire pour le prochain match de boxe a dit du mal de lui, comme à la maternelle quoi. Et puis c’est bizarre que le personnage soit pote avec chaque clan, ce qui lui permet d’aller de l’un à l’autre pour raconter des bobards.
Mais il arrive que des machinations soient géniales, comme lors de cet épisode où l’on se débarrasse de Kosigyn, le tueur à gages russe. Génial aussi, quand O’Reily, juste après s’être fait piquer son héroïne par un autre détenu, va dire à un gardien que c’est le bon moment pour faire une fouille. C’est à moitié crédible, mais c’est sur quelqu’un d’autre que tombe le blâme ensuite…
Il y a toujours des scènes superbes dans Oz. Dans l’épisode 6, il y a Keller qui fait un aveu : il est un "piece of shit", et il explique pourquoi. Il tire profit des personnes faibles, comme cette femme obèse qui est devenue sa femme (2 fois), ou comme Beecher, cherchant l’affection des gens, voulant les posséder, d’une certaine façon, les rendre dépendants de lui.
Un thème en lien avec la prison qui avait pas été abordé jusque là, c’est la famille qui se lasse de venir voir la personne qui est derrière les barreaux. C’est développé au fil des épisodes de cette saison avec un nouveau détenu.
J’ai revu dans son contexte une scène dont j’avais vu un extrait à la TV, sur une chaîne du câble, qui promouvait la sortie du DVD. L’extrait était hors-contexte, et m’avait laissé croire qu’un personnage boit sa pisse juste pour que ce soit choc et provocateur.
En fait, ça a du sens, étant donné que les gardiens "oublient" de lui donner à manger et à boire.

Je dirais que Oz est toujours aussi bien, ou presque, car je ne vois pas ce que je pouvais reprocher à la saison 1, qui m’avait vraiment excité (et je le suis moins maintenant), mais dans les saisons 2 et 3 j’ai pu constater que le principe du narrateur dans sa cellule de verre s’essoufflait, son propos n’étant plus toujours en lien avec les évènements de l’épisode, et j’ai remarqué que les scénaristes manquent de suite dans les idées.
En plus de la tentative d’évasion d’Augustus qui est délaissée, dans cette saison 3 il y du renouveau dans la relation entre McManus et Whittlesey, et on oublie donc complètement ce qui avait opposé les deux peu avant.
Mais sinon ça reste très bon, hein.

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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Jeu 7 Fév 2013 - 18:57

J'ai fait un tour sur le trivia d'IMDb, il y a des choses intéressantes :
(quelques spoilers)

"The original idea was for the show to be about a medium-security prison. The title was supposed to be Club Med."

"Terry Kinney (Tim McManus) and Kathryn Erbe (Shirley Bellinger) were married in real life during the show. They divorced in 2006."

"The prison set was actually an old warehouse that Tom Fontana had revamped. Fontana was also able to move his production offices into the space. Fontana would renew the lease on the space one year at a time in case the show got cancelled. During production on the fourth season, Tom Fontana learned that the owner of the property signed off a 10-year lease to NY1, a local New York City news station. The fourth season finale was titled "Famous Last Words" and ends with a fiery explosion in the prison. This was so that the episode could also serve as the series finale in case Fontana was unable to find a new filming location for the show. Fortunately, Fontana found a similar looking warehouse in New Jersey he could use and the show was able to continue."

"Some cast members that played prisoners have noted that, throughout the series, if you showed up late to the set, your punishment would be that your character would either die or be raped the next week."

"In contrast to many screen depictions of prison (such as Les évadés), none of the characters imprisoned in Oz are innocent of their crimes. Even Jason Kramer, whose conviction is overturned due to police misconduct is heavily implied to be guilty of the crime he was sent to prison for. Series creator Tom Fontana has said that this decision to only have guilty characters was a deliberate one in order to better highlight the series themes of redemption"

"In the first part of the fourth season it was explained that Officer Diane Wittlesey (Edie Falco) moved away to London, GB. In real life, Falco left the show to star in the London production of the play "Side Man". She then went on to play Carmela Soprano in Les Soprano, another HBO production."

"Adewale Akinnuoye-Agbaje (Adebisi) left the show to work on Le retour de la momie."
Le con.

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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Sam 16 Fév 2013 - 15:51


Avec la saison 4 d'Oz, je n'ai pas retrouvé immédiatement dans le premier épisode cette touche de génie qui m'avait frappée au début des autres saisons.
Les propos du narrateur, Augustus Hill, se montrent plus ou moins pertinents selon les épisodes. Après la saison 1 de toute façon, il n'y avait plus cette qualité constante dans ce qu'il avait à dire. Dans la saison 4, il y a l'épisode 2 où il parle des nécrologies, et l'épisode 12 où il évoque chaque type de couteau fabriqué en prison et s'en sert comme métaphores par rapport aux histoires de l'épisode. Il évoque aussi les cicatrices laissées au coeur.
Il y a aussi un épisode avec de bonnes réflexions sur des expressions qui touchent au domaine de la prison.
Dans un épisode, le narrateur dit que les Etats-Unis ont atteint un record du nombre de personnes incarcérées, 2 millions, ce qui représente 5% de la population du pays, et 25% de la population incarcérée dans le monde.
On apprend que les prisonniers sont considérés par les recensements comme des habitants de la région où ils sont incarcérés ; ces chiffres faussés profitent aux hommes politiques dont le parti a la majorité dans une région. Par extension, Augustus dit qu'ainsi, ces politiciens ont intérêt à faire les lois de sorte à garder ces gens en prison plus longtemps.
On trouve un propos ironique similaire quand il raconte que les petites villes cherchent à avoir un pénitencier à proximité, pour créer des emplois. Ainsi, paradoxalement, on peut dire que les habitants en viennent à chercher la présence de criminels.
J’ai apprécié aussi ce qu’Augustus dit sur le fait qu’on a tendance à chercher ce qui pousse certains hommes au crime, comme s’il y avait quelque chose dans leur cerveau les programmant ainsi : on cherche la réponse facile, car l’absence de réponse et la complexité nous effraie.

Concernant les évènements nouveaux qu’on découvre au début de cette saison 4 :
Shirley Bellinger, qui avait vu sa sentence commuée car elle était enceinte, fait une fausse couche et retourne dans le couloir de la mort (d’ailleurs, on ne sera jamais sûr de l’identité de la personne qui l’a mise enceinte, même si ce serait Schillinger). C’est une cinglée, mais elle me fait sourire. Il y a une scène très intéressante dans cette saison où on la voit sortir quelques minutes de sa cellule, le temps qu’elle soit repeinte.
Adebisi est toujours aussi énorme. Quand Kenny lui réclame son flingue, Adebisi le remet dans son pantalon, en lui disant "come and get it". Et dans l’épisode 1, on a la preuve pour de bon que le personnage est plus malin qu’il en a l’air.
On a aussi la preuve qu’O’Reilly aime vraiment Gloria, il la fait le haïr en mentant à propos de sa culpabilité concernant un acte grave, pour l’aider à se remettre sur pieds. Il se passe aussi un truc entre O’Reilly et Howell.
Diane quitte Oz, et laisse McManus dans le désarroi.
Un agent des stups s’infiltre dans la prison, même si le dernier qui a tenté de démanteler le trafic de drogues a fini pendu. Le nouvel agent doit passer des "tests" pour se montrer digne de confiance envers les prisonniers.
Busmalis va voir Miss Sally… sort of.
Dans la saison précédente, Adebisi promettait de faire en sorte qu’un homme noir dirige Emerald city. C’est fou, mais grâce à ses manigances, il y a une pression exercée sur le directeur Glynn pour le pousser a aller dans cette direction. Glynn est un vendu.

Avec le nouveau directeur d’Em city, de plus en plus de blacks rentrent dans ce quartier, tandis que les autres sont évacués. Ca en devient abusif, et c’est n’importe quoi qu’on laisse agir le type sans que le directeur de la prison ne remarque quelque chose.

Comme je l’avais remarqué déjà dans la saison 3, il y a certains problèmes de narration, avec des zones d’ombre qui demeurent. Par exemple, on ne sait pas si les autres prisonniers et la direction de la prison sont au courant que Rebadow a tué un autre personnage. On découvre Rebadow qui en parle à n’importe qui sans problème, même à la sœur Peter Marie, mais on ne l’a pas vu être accusé du crime et condamné ou quoi. Il ne devrait pas aller au trou, ou dans le couloir de la mort, étant donné qu’il est déjà condamné à perpétuité ? On n’en parle juste pas.
Et encore, je n’avais rien vu, car à partir de la moitié de la saison, ça devient le n’importe quoi complet.
Cette saison 4 s’étend sur 16 épisodes, soit deux fois plus que les autres saisons. C’est parce que la série The Sopranos n’a pas eu de saison cette année là, et qu’HBO a donc utilisé leur argent pour commander plus d’épisodes d’Oz à la place. Le scénariste et créateur de la série, Tom Fontana, a dû écrire deux fois plus d’épisodes sans y avoir été préparé.
Je m’en étais pas rendu compte jusque là, mais ce type a écrit tous les épisodes de la série, tous sans exceptions, même si sur certains épisodes il n’était pas seul.
Il aurait peut-être dû laisser tomber, parce qu’il est clair qu’il était à court de bonnes idées pour la seconde partie de cette saison de la série.
Comme je l’ai lu sur un forum, Oz a "jumped the shark" ; c’est une expression qui a été inventée suite à un épisode d’Happy days où Fonzie fait du ski nautique et saute au-dessus de requins, une idée qui montrait que la série n’arrivait plus à se renouveler.
Dans Oz, on ne saute pas par-dessus un requin, mais on a des clandestins chinois qui, en attendant d’être renvoyés dans leur pays, dorment dans la prison, avec les prisonniers !! Evidemment, ça finit mal pour eux…
Il y a aussi une intrigue aux limites de la SF, où l’on teste des pilules qui font vieillir sur les prisonniers. L’idée est que ces pilules expérimentales pourraient servir à faire vieillir les condamnés d’autant d’années que doit durer leur sentence, afin de les libérer de suite. C’est complètement débile, aussi bien dans le principe de la pilule que dans l’idée qu’un vieillissement express peut valoir une peine de prison. Le pire, c’est qu’on a un personnage qui vieillit le temps de deux épisodes, puis redevient normal quand il ne prend plus la pilule, tandis qu’un autre meurt ! Et on ne reparle plus jamais de cette pilule par la suite !
Un personnage doit se marier avec une femme deux fois plus jeune, mais la mariée ne vient pas… enfin je crois, parce qu’on n’en reparle pas non plus.
Un autre apprend que la femme qu’il croyait être sa mère n’est pas sa vraie mère.
A chaque fois, j’espérais que ces intrigues étaient une blague, ou que ce serait comme un épisode d’Halloween des Simpsons, que c’était du faux. Eh bien non.

L’écriture des personnages devient foireuse aussi.
Clayton Hughes est casse-couilles comme pas possible, c’est un personnage con, non pas dans le sens où Hughes est débile (quoique), mais c’est la façon dont est pensé le personnage qui est stupide. Ce perso n’a aucun sens.
Et le personnage de Saïd, qui est là depuis le début, devient complètement différent de ce qu’il était.
J’ai commencé à sentir aussi que la série devenait répétitive, je commençais à en avoir marre de voir machin vouloir tuer bidule, mais bidule vouloir tuer quelqu’un d’autre, etc…
Comme je l’avais dit précédemment, c’est vrai qu’il n’arrive rien de bien dans cette série, là par exemple quand Beecher essaie de faire quelque chose de bien, ça se retourne contre lui.
"Ever read the book of Job ?" demande-t-il.
"C’est marrant, je n’arrive plus à pleurer. Je n’ai plus de larmes", dit-il dans un autre épisode. Ca m’a plu.
Le problème c’est que maintenant, à chaque bonne chose qui arrive, on sait d’avance que ça va forcément mal tourner.
Dans les derniers épisodes, quand un des personnages est sur le point d’être libéré, je sentais qu’à tout moment il risquait de se faire tuer ou quoi, même si j’espérais que ce ne serait pas le cas.
Il est libéré, et pour la première fois dans la série on voit l’extérieur d’Oz. Je me suis senti soulagé, mais seulement après l’avoir vu vraiment au-dehors, m’imaginant jusqu’au dernier moment qu’il allait se prendre un coup de couteau.
Et en fait, c’est une séquence de rêve. WHAT THE FUCK. Ca m’a fâché.

Il reste du bon dans la seconde moitié de la saison, par exemple le changement dans le personnage de Hank, qui pense à l’avenir et à sa petite-fille. Sauf que cet élément positif est gâché dans les derniers épisodes, quand Hank redevient, inexplicablement, comme avant.
Sinon, il y a Keller qui à un moment, face à la sœur Peter Marie qui lui sort la phrase toute faite "we don’t chose god, god choses us", demande ce qui arrive à ceux qui ne sont pas choisis, puis mime un enfant qui lèverait la main à l’école en disant "pick me, pick me".
Concernant l’aspect formel, la série reste fidèle à ce qu’elle était.
Depuis la saison 1, on entend dans certaines scènes ce bruit léger, comme un grincement/un gémissement/une respiration difficile ; je n’en avais pas parlé car je n’arrivais pas à définir ce que c’est, ni à quel moment ça survient. Je n’ai pas pu faire de lien entre les scènes où on entend ça, ni trouver une explication sur le web, mais ça semble poser une ambiance tendue.
Depuis le début de la série aussi, on a des effets vidéos très kitschs et très moches ; ça, je n’en avait pas parlé car la qualité de la série jusque là excusait ces défauts.
Un truc qu’on retrouve par contre de façon accrue dans cette saison, c’est l’utilisation de la nudité.
Il y a une scène où un type arrive dans la cellule de Schillinger, et ce dernier est sur les WC, le pantalon baissé. Et ils discutent normalement, comme si de rien n’était. A mon avis, c’est une prise de position pour retranscrire de la meilleure façon possible le manque d’intimité dans une prison. On y devient habitué.
La nudité dans cette série indique toujours quelque chose. Dans la saison 3 par exemple, dans les vestiaires des gardes, Clayton arrivait en entendant deux collègues tenir des propos racistes, et tandis qu’il les confrontait, arrivé devant son casier il retirait la serviette autour de sa taille, s’imposant aux autres.
Dans cette saison, on retrouve un peu la même idée avec Claire qui se déshabille dans la scène, toujours dans les vestiaires, où elle provoque McManus.
Par contre, ça va trop loin avec cette scène où l’on voit Keller au trou, pisser dans un seau. On voit l’acteur de la tête aux pieds, nu, vraiment en train de pisser. On a dépassé la limite.

A part ça, quelques noms connus qui sont dans cette saison : Dana Ivey (La famille Addams), David Zayas (Dexter), le réalisateur Jonathan Demme (Le silence des agneaux) qui tient un rôle, Brian Cox (acteur à la base, dans les films de Jason Bourne notamment) en réalisateur d’un épisode, et Peter Dinklage qui fait une apparition rapide dans un flashback.

J’en suis à deux saisons de la fin, je pense que je regarderai jusqu’au bout, mais si Oz continue sur cette mauvaise pente, ça va être difficile pour moi…

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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Sam 11 Mai 2013 - 20:55


En dépit d'une saison 4 qui devenait très mauvaise, j'avais envie de continuer. Oz ne dure que 6 saisons, je voulais en voir la fin, et puis il y avait des chances que la série s'améliore. Un type sur SensCritique que je ne connaissais pas m'a même encouragé à continué.

A la fin de la saison 4, la prison explosait. J'avais lu sur IMDb que c'était parce que l'entrepôt où était tournée la série a été vendu, et cet évènement dans l'histoire allait marquer la fin de la série, à moins de trouver un autre décor.
La série a pu continuer car un lieu semblable a été trouvé pour y tourner la suite. Dans le premier épisode de la saison 5, on prétend qu'il y a eu des travaux à Oz suite à l'explosion, ce qui expliquerait certains changements de décors. Pourtant, moi je n'ai pas vraiment vu la différence, l'ancien décor est très bien reproduit.
L'explosion sert aussi à faire revenir à Oz des prisonniers qui étaient en isolement, grâce à une excuse bidon : l'explosion aurait dévoilé des problèmes dans l'aération des cellules !
La saison 5 marque aussi le retour de Nino Schibetta, du révérend Cloutier qui en fait n'est pas mort, et plus tard de Keller.
En fin de saison, on a aussi l'arrivée d'un prêtre parmi les détenus, ce que j'estime être une bonne idée. J'ai hâte de voir ce qui se passera avec lui dans les épisodes suivants.
A la reprise de la série, on évoque aussi enfin le mariage annulé de Busmalis, alors que la seconde partie de la saison 4 n'en faisait aucune mention ! On apprend au dernier épisode de la saison 5 pourquoi sa fiancée n'est pas venue. (la salope !)
Une bonne chose au niveau de la continuité, c'est que Catherine, la nouvelle copine de Beecher, est toujours là ! Elle, on ne fait pas comme si elle n'avait pas existé.

L’idée au cœur du premier épisode de cette 5ème saison, c’est que des membres de la famille des détenus font le voyage en bus pour aller faire des visites à la prison. Mais on découvre des proches dont on ignorait l’existence jusque là, tous plus ou moins agaçants à leur façon durant un trajet en bus qui paraît vraiment long. Je doute qu’ils se tapent tous le même trajet interminable à chaque fois, c’est pas normal.
Le bus a un accident (on le voit même renverser la caméra tandis qu’il fait un tonneau !), faisant plusieurs victimes.
C’était une idée super, j’imaginais des prisonniers réunis par ce drame, mais finalement si on voit comme l’incident a affecté certains… sur le long terme ce n’est pas assez traité. [spoiler] Qu’est-il arrive à la petite-fille de Schillinger ? Et Morales, qui semble vouloir mieux agir au départ, il ne reparle plus jamais de son revirement ?
En fait il n’y a qu’Augustus Hill dont le récit exploite les blessures émotionnelles, en prenant en compte le fait que sa mère est morte.
Ce n’est pas le seul moment de la saison où ça manque de continuité : Rebadow, dont le petit-fils est malade, veut récolter de l’argent pour trouver un nouveau traitement, et quelques épisodes plus tard on apprend que cette somme devait servir à faire des recherches pour trouver un donneur. A quel moment ça a changé ?

Du reste, les intrigues tournent en boucle. Je suis là de ces histoires où untel veut la mort d’untel. Quand un prisonnier demande un service à un autre, ou veut que quelqu’un trouve ses preuves, on sait d’avance à quoi ça va revenir : "tue Machin"… et pourtant on a à chaque fois la même musique qui insiste sur la gravité de la demande.
Il n’y a que O’Reilly qui ne m’ennuie pas, car lui quand il complote, il continue de divertir par sa sournoiserie. En début de saison, on le dénonce pour avoir commis un meurtre, et O’Reilly paye quelqu’un pour accuser un autre que lui. La personne qu’il paye réclame plus d’argent, donc O’Reilly lui donne rendez-vous, mais il y envoie à sa place la personne qu’il a demandé qu’on accuse, pour qu’il tue celui qui l’a accusé.
Il y a aussi cette fois où il conclut un marché incluant la mort d’un autre prisonnier, et il s’arrange pour que ce soient les gardes qui le tuent.
Par contre s’il y a bien un personnage qui me saoule, c’est Omar, cet abruti qui pète toujours les plombs avant de supplier pour qu’on l’excuse en disant qu’il va s’améliorer, alors qu’on lui a déjà donné pleins de secondes chances. Et il me stresse à être toujours nerveux, avec ses tics de mouvements de tête.
Le personnage de Saïd quant à lui me plaît de moins en moins, il est devenu quelqu’un d’agressif tout le temps, et a souvent une attitude plutôt conne où il engueule Omar, qu’il est censé aider.
J’ai également haï ce connard de Brass, le garde qui a récupéré un ticket de loto gagnant qui était à Rebadow.
Ca finit par me saouler aussi cette fatalité omniprésente, ce systématisme de l’échec ; à chaque fois qu’il y a des améliorations pour un personnage, ou qu’une chose nouvelle est introduite à Oz, comme ce programme de formation de chiens d’aveugle par les prisonniers, on sait que ça va mal tourner tôt ou tard.
Paradoxalement, j’aime bien voir un personnage se transformer en monstre, même temporairement, pris dans les griffes du monde cruel d’Oz, par exemple quand Beecher vend un de ses anciens amis, qui l’a trahi, à Schillinger. Ou quand un autre ami de ce type demande s’il peut le voir se faire violer par les néo-nazis.

Oz est une série qui tient mal la route sur la longue durée. En dehors des intrigues qui se répètent, il y a des choses que je tolère moins maintenant, à force. Les gardes ont toujours été lents à réagir à Oz, mais là j’ai l’impression qu’ils le sont encore plus. Et ces cons laissent un détenu violent seul avec des personnes qu’il pourrait attaquer (Robson et le dentiste).
Et ça me dérange aussi à force que tous les prisonniers aient autant la peau dure, il y en a qui ont été poignardés je ne sais combien de fois, et qui s’en sortent après un séjour à la clinique. La plupart du temps, seuls les personnages secondaires meurent du premier coup.
La fin de la saison est d’ailleurs du sacré bullshit, avec un personnage important qui crève presque de suite, tandis que pleins d’autres comme lui se sont pris un seul coup de couteau, ou pire (je pense au personne en qui on a planté un crucifix, très belle scène), et s’en sont sortis.
La violence très crue de certaines scènes fait plaisir par contre, le type à qui il manque un bras, qu’un garde ramène alors que la main bouge encore, et l’autre détenu qui s’arrache les gencives… argh !

Ca passait dans les premières saisons, car il y avait de très bonnes choses, mais après 5 saisons, on a toujours les mêmes effets vidéos de mauvais goût lors des flashbacks. Selon les épisodes, on garde ou non cet éclairage verdâtre moche dans la salle des ordis, instauré à un moment dans la saison 4.
On a encore de la nudité gratuite ; elle sert moins souvent un propos désormais.
Une des choses qui est restée et qui est toujours bien, c’est la narration par Augustus Hill.
Dans le premier épisode, il compare les prisonniers à des figures célèbres. Galilée, obligé de nier ses convictions pour éviter la prison, Wilde, puni en raison de ses sentiments, etc… J’ai appris que Christophe Colomb était un imposteur.
Malheureusement, maintenant la plupart du temps je ne vois pas du tout le lien entre ces passages et l’intrigue, il n’y a plus de parallèle entre ce que raconte Hill et ce qui arrive aux prisonniers ; on dirait qu’il fait juste des commentaires sur un thème précis.
Il y a eu quelques variantes sympas des scènes où l’on voit Hill narrer dans sa cage de verre, durant cette saison, dont une fois où la cage tourne avec des boules de loto géantes. Une autre fois, Hill, lorsqu’il est à l’hôpital, est remplacé par d’autres prisonniers qui… chantent. Le duet entre Schillinger et Beecher est énorme par ailleurs.

A part ça, dans les acteurs, il y a Aasif Mandvi (Spider-man 2, The dictator, etc).
Et j’ai découvert que l’acteur qui joue Hoyt, Evan Seinfeld, n’a joué pratiquement que dans du porno depuis ! En fait, j’étais déjà allé sur sa fiche IMDb il y a longtemps, sans le savoir, car il n’est autre que le mari de Tera Patrick. J’avais lu que depuis un certain temps, elle ne voulait plus tourner de scènes de sexe qu’avec lui.

Bon voilà, la série est redevenue correcte, mais n'est pas aussi bien qu'à ses débuts ; je continuerai quand même et finirai la série avec la saison 6, pour voir la conclusion, je ne sais quand.

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MessageSujet: Re: OZ [The emerald city]   Mer 17 Juil 2013 - 14:46


Même si j'avais perdu une partie du plaisir que j'avais autrefois à voir Oz, j'avais envie de voir la saison 6, convaincu que la série pouvait garder un certain niveau de qualité, et surtout je voulais voir la fin, pensant qu'il y aurait une conclusion. En fait non.

A partir du premier épisode, j'ai pu constater que les intrigues continuent de tourner en rond, des scènes m'ont donné une impression de déjà-vu. Et je n'étais plus tellement affecté par ce qui se passait.
Des persos en guerre se font la paix, en évoquant que tel évènement (la mort d'un proche, ou le fait d'avoir frôlé la mort) les a fait mettre les choses en perspective ; d'autres personnages se menacent, se battent, se soudoient, etc. Toujours la même histoire.

Schillinger sort de l'isolement, grâce à un vote, à 6 voix contre une. Ca n'a aucun sens, c'est l'un des prisonniers les plus dangereux de la prison ! Dès qu'il sort, il va profite de sa "pute".
Ca a fini par me saouler, de voir tous ces crimes impunis, Howell qui continue de baiser des prisonniers, des meurtres qui sont toujours commis avec la complicité des gardes, ... Et au bout de 6 saisons, on ne peut plus pardonner l'absence de caméra dans la prison, ou le fait que des gardes ne soient pas présents là où ça importe. On peut tuer des visiteurs dans les couloirs de la prison, ou tuer un autre prisonnier dans l'infirmerie, c'est vraiment n'importe quoi.
Ca devient abusé, ce n'est pas possible que les coupables restent inconnus des responsables d'Oz.
Ce qui était un des principes de la série qui me plaisait, le fait que rien de bien n'arrive jamais, est devenu détestable à mes yeux.
Beecher obtient enfin sa liberté conditionnelle, mais évidemment ça finit mal.
Un des meilleurs personnages encore en vie meurt, et au cours de la saison c’est aussi le cas de la majorité des personnages importants.
Il y a un nouveau personnage de bibliothécaire qui raconte comment elle a donné le goût de la lecture à un jeune délinquant ; son récit émerveille son interlocuteur, mais je sentais qu’il y aurait une chute macabre, et effectivement l’histoire se conclut par la mort du jeune, poignardé. J’en ai presque ri tellement c’était attendu et ridicule, on croirait la chute d’une blague censée se moquer de cet automatisme, le fait que tout finit toujours mal à Oz.
Il n’y a que les sournoiseries d’O’Reilly, la façon dont il s’en sort en montant les uns contre les autres, dont je ne me lasse pas.
Autrement, les manigances des autres deviennent de plus en plus alambiquées, notamment toute l’histoire avec Keller et Schillinger, qui sont complices, mais en fait non, et en fait si, …

Parmi les quelques éléments sympas dans cette dernière saison, il y a le fait que la narration soit effectuée par Augustus et d’autres prisonniers décédés. C’est sympa de revoir Shirley Bellinger.
On découvre la mère de Miguel Alvarez, qui se décrit elle-même comme une "tough bitch", ça donne le ton, et c’est marrant de voir le rapport entre les deux personnages. Miguel appelle sa copine, il ouvre son cœur pour une fois, et l’acteur livre une belle performance.
Une des nouveautés à Oz, c’est le "labyrinthe de réflexion" que McManus peint au sol, au milieu du terrain de basket. Je trouve ça con de sa part de peindre ça ici. Je ne sais pas si le labyrinthe apporte vraiment quelque chose dans cette saison, mais je trouvais l’idée sympa. Au moins, ça apporte cette métaphore géniale : McManus dit que pour sortir d’un labyrinthe, il faut avancer en gardant sa main sur le mur, mais que son labyrinthe n’en a pas ; évidemment il ne parle pas simplement du truc qu’il a peint au sol.

Du reste, même si ça n’égale pas la seconde partie de la saison 4, cette 6ème saison est pleine d’idées à la con.
Il y a un photoshoot de Maxim dans le couloir de la mort, et évidemment un prisonnier en profite pour tuer un autre.
On apprend que des résidus toxiques provenant de produits qui ont servi à la rénovation de la prison se sont déposés dans les cellules d’isolement. Uniquement en isolement, et tous ceux là-bas sont malades. Comment ça peut arriver, un truc pareil ?
Et un prisonnier un peu siphonné explique que si il veut mourir, c’est parce qu’un jour il n’y aura plus d’énergie dans l’univers. Omar, un personnage clairement montré comme un abruti jusque là, se met à faire des recherches, il écrit des mots comme "gaz" et "gravité" sur un tableau pour faire genre, et déclare, tout fier, que l’univers ne sera jamais remplacé par le néant (no shit), et qu’il restera toujours comme énergie la gravité. Putain c’est n’importe quoi, déjà ce n’est pas cohérent avec le personnage, mais en plus l’autre prisonnier n’a jamais dit que ce serait le néant… et qu’est-ce qu’on s’en fout, qu’il reste la gravité ou non ?!

Oz est vraiment devenu merdique. Cette saison 6 m’a bien énervé. Il était temps que ça cesse, même si pleins d’intrigues nouvelles prouvent qu’il était prévu que la série continue.

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