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Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
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 Everything must go

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Everything must go   Sam 12 Nov 2016 - 23:40


Fiche du film :
Réalisateur et scénariste : Dan Rush
Année : 2010
Genre : Comédie dramatique
Acteurs principaux : Will Ferrell, Rebecca Hall, Christopher Jordan Wallace

Mon avis :
J’ai découvert Everything must go quand j’ai regardé ce qui restait de bon, parmi ce que je n’avais pas encore vu dans la filmographie de Will Ferrell. J’ai regardé Semi-pro et Blades of glory du coup ces derniers jours, mais le film de Dan Rush n’avait pas l’air d’une pure comédie, plutôt une comédie dramatique.
Le pitch était tout de même plaisant. Après 16 ans passés dans la même boîte, Nick Halsey se fait virer, notamment en raison de son alcoolisme. De retour chez lui, sa femme n’est plus là, les serrures ont été changées, et toutes ses affaires ont été éparpillées sur le gazon.
Et la situation ne fait qu’empirer, les soucis s’accumulent.
Nick n’obtient aucune réponse de sa femme, son compte bancaire a été bloqué, et il se voit obligé d’emménager dans son jardin. Sauf qu’il n’a pas le droit d’y vivre légalement, et prétend alors organiser une brocante… qui, légalement, ne peut s’étendre que sur 5 jours.

Everything must go change radicalement des films habituels de Ferrell. Il y a cette identité "film indé", avec ces plans à contrejour avec de gros flares, cette musique au ton mélancolique, ce rythme posé.
L’humour est très différent, plus subtil ; il passe par des petits détails absurdes, par exemple ces poubelles en plastique souple qui ploient sous Nick quand il veut grimper un muret… c’est ce genre gags visuels sur lesquelles on ne met aucune emphase, au lieu de répliques débiles.
L’acteur principal n’a donc l’occasion de placer aucune de ces improvisations délirantes pour lesquelles il est connu, mais il s’avère ne pas être un trop mauvais acteur dans le registre dramatique… quoique ça reste difficile à juger, son jeu restant très sobre tout du long.
La réalisation en revanche n’est pas très avisée, surtout dans les choix de cadre.
C’est tout con, mais il y a une scène où Nick indique à sa voisine qu’il aime les autocollants sur son pare-choc, elle répond par une remarque à leur propos… et on ne sait pas de quoi ils parlent, car aucun plan ne nous fait voir distinctement ces stickers !
Il en est de même avec les inscriptions placées sur les produits de la brocante ; il y a un message sur le fauteuil dans lequel est affalé Nick… mais à moitié en dehors du champ.
J’ai eu l’impression que l’aménagement des affaires devenait de plus en plus désordonné, pour faire écho au délitement du personnage, mais ça n’est pas mis en valeur clairement à l’image. Ca aurait été une bonne idée de mise en scène.
Alors qu’à l’inverse, quand le héros "remet de l’ordre dans sa vie", c’est soudain exagéré : la brocante se retrouve pleine d’animation, de gens… alors qu’on n’a vu pratiquement personne avant. Et je n’ai jamais vu autant de gens à un seul stand dans ma vie…

Le fait qu’Everything must go ne soit pas vraiment une comédie pose problème lors de certaines situations, assez bêtes, qui auraient pu fonctionner si elles avaient des fins comiques… mais qui sont traitées sérieusement.
Le personnage principal est trop couillon dans la façon dont il gère les situations, ce qui en devient agaçant. La séquence où il retrouve une femme qui avait le béguin pour lui au lycée est vraiment embarrassante, car cet empoté de Nick ne se rend pas compte que son prétexte pour la revoir ne tient pas du tout la route.
Et il y a un passage où on sous-entend que Nick fait chanter ses voisins, car il a vu leurs ébats en tenue SM… mais il n’y a rien de vraiment compromettant là-dedans, et de toute façon le héros n’a nullement filmé ou photographié ce qu’il a vu. Donc ses voisins devraient s’en foutre, il n’y a pas de quoi se mettre à ses pieds… Je ne comprends pas.

Etant obligé de rester à l’extérieur, Nick a l’occasion de discuter avec des voisins qu’il ne connaissait pas jusque là.
Il s’ouvre aux autres, il s’adapte à sa situation pour tisser des liens avec des inconnus… C’est une idée sympa, mais il n’y a rien de bien captivant dans leurs conversations, très banales la plupart du temps.
Comme je le disais, Everything must go est un film posé… trop posé, même. Will Ferrell, détendu au bord d’une piscine, ou relax dans son fauteuil, une bière à la main, tient de ces discutions sans réelle importance… J’attends plus d’un film que ça.
Pendant longtemps, le scénario me semblait aller nulle part.
Le héros, désabusé, tient bien des paroles plus cyniques par la suite, mais ses réflexions restent très convenues, et plus généralement, au vu de tous les évènements, le propos reste très flou pour moi.

L’ennui m’a gagné devant ce film qui n’a pas grand chose à dire, ou en tout cas rien de novateur.
Everything must go n’est pas si mauvais, il y a pire, mais je ne sais pas pourquoi Dan Rush a réalisé ce premier long-métrage ; je ne sais pas ce qu’il a voulu raconter, ni ce qui a poussé quelques acteurs réputés à s’engager là-dedans. Il n’y aurait pas eu Will Ferrell et Laura Dern, ce film serait passé encore plus inaperçu.

Bande-annonce VO :

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