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 Indiscrétions (The Philadelphia story)

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Indiscrétions (The Philadelphia story)   Mar 12 Juil 2016 - 17:57


Fiche du film :
Réalisateur : George Cukor
Scénariste : Donald Ogden Stewart
Année : 1940
Genre : Comédie romantique
Acteurs principaux : Cary Grant, Katharine Hepburn, James Stewart

Mon avis :
The Philadelphia story, aka Indiscrétions, est la dernière des trois comédies romantiques qu’on m’avait recommandé sur SensCritique, dans les commentaires de ma critique de Love actually.
Je me méfie un peu des vieilles comédies américaines comme celle-là, où les règles de bien-pensance ont tendance à primer. Je ne savais pas du tout à quoi m’attendre : est-ce que ça allait être niais et mensonger comme The shop around the corner, ou plus piquant et pertinent, comme The apartment ?

Chose cocasse, l’héroïne s’appelle Tracy Lord… presque comme l’actrice porno. C’est toutefois, comme son nom semble l’indiquer, une femme du grand monde, sur le point d’épouser un homme qui monte lui aussi les échelons de la société. La future épouse est toujours restée à l’écart des media, mais un journaliste peu enclin à empiéter sur la vie privée d’autrui est forcé de couvrir le mariage, accompagné d’une collègue un peu moins scrupuleuse, qui tient à garder son job.
Le duo infiltre la propriété des Lord grâce à l’ex-mari de Tracy, qui veut se venger. La mariée n’est pas dupe, mais on lui force la main pour collaborer, par le chantage.
Elle se met alors à incarner une parodie de la bourgeoisie, alors que les journalistes ne sont pas conscients d’avoir été démasqués.
Tracy en fait des caisses, elle est à la limite de la folie, c’est à éclater de rire.
D’autres ne sont pas au courant, et sont naturellement superficiels et hypocrites. La nuance est légère entre la parodie et le "naturel", mais est suffisamment discernable.

Le pitch est plutôt original, et on ne pourrait le retrouver dans un film aujourd’hui, à une époque où les paparazzis n’ont plus aucun scrupule et où aucune star ne leur échappe vraiment.
The Philadelphia story s’inscrit aussi dans son époque avec ce style d’humour qui fait penser aux comédies de Lubitsch ou de Mankiewicz (qui est d’ailleurs ici producteur), où les dialogues s’enchaînent à toute vitesse, avec beaucoup de réparties.
Certaines répliques m’ont laissé de marbre malgré la qualité de l’écriture dans la façon dont les personnages se répondent, rebondissent chacun sur ce que l’autre dit.
Mais d’autres répliques sont d’une absurdité amusante, il y a beaucoup de remarques acerbes et pertinentes, et la rancœur des personnages se manifeste de façon hilarante. La rage est retenue et n’est évacuée que par de petites piques.
Certains comportement cocasses découlent des mœurs d’une autre époque ("I can’t afford to hate anyone, I’m only a photographer"), mais il y a quand même des gags qui m’ont surpris, passant par des allusions plutôt osées pour l’époque.
Les acteurs sont vraiment efficaces et la qualité des gags leur doit pas mal.
J’ai été très impressionné par la fillette de seulement 13 ans et pourtant excellente, très expressive, et qui m’a beaucoup fait marrer. Elle chante même, et parle très bien français, tout comme Katharine Hepburn.

Je crois que je n’avais jamais vu de film avec cette dernière avant (ah si, Soudain l’été dernier, mais je n’en ai aucun souvenir… on peut dire que je ne me souviens pas de l’été dernier, wink wink), mais elle a cet air de supériorité sans être dédaigneux ; elle incarne très bien cette déesse, cette reine froide et distante, dont parlent les autres personnages.
Elle ne se laisse pas faire et dit ce qu’elle pense avec causticité, et cette sorte d’indépendance lui donne du caractère, ce qui fait son charme.
The Philadelphia story a un peu un fond féministe, en opposant ce personnage aux discours nauséabonds des hommes (le père, surtout), sur la façon dont les femmes doivent se comporter.
Le couple de Tracy se défait à l’approche du mariage, et on remarque que le futur époux cherche aussi à garder sa moitiée dans une tour d’ivoire. J’aimais l’idée que l’héroïne se rende compte qu’ils ne sont pas faits l’un pour l’autre, mais je ne crois pas non plus à la nouvelle relation qui naît.
Et la résolution finale des intrigues amoureuses est complètement naze, on croirait que les personnages ne sont plus les mêmes qu’ils étaient jusqu’alors, et les associations de couple sont très forcées.

Dommage, mais il y a quand même du bon, j’ai éclaté de rire à plusieurs reprises.

Bande-annonce VO :

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