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 La machine à explorer le temps - H.G. Wells

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: La machine à explorer le temps - H.G. Wells   Lun 27 Juin 2016 - 23:10


Fiche du livre :
Auteur : H.G. Wells
Année : 1895
Genre : Science-fiction

Mon avis :
J’avais acheté L’île du Docteur Moreau dans une édition qui comprenait aussi La machine à explorer le temps, alors autant en profiter. Ça m’intéressait un peu, juste par curiosité, parce que c’est un autre classique de la SF… et puis des membres sur SensCritique m’en avaient recommandé la lecture, sur ma critique de l’adaptation ciné de 1960, que je n’avais pas aimé.

Par une série de sophismes sophistiqués, mais des sophismes tout de même, l’inventeur de la fameuse machine cherche à justifier l’idée que le temps fait partie des dimensions de l’espace, au même titre que la longueur, la largeur et la hauteur… et qu’on pourrait ainsi également se déplacer dans le temps.
Ça ne va pas tellement plus loin dans les explications avant de nous présenter la machine, sans aucune indication sur sa conception. Le scientifique, qui restera sans nom, fait au préalable une démonstration avec une maquette, auprès d’amis qui croient naturellement à un tour de passe-passe. Ca m’avait dérangé dans le film, on m’avait dit que c’était également dans le bouquin… eh bien oui, mais il n’empêche que je trouve ça toujours aussi bête. Le personnage précise que ça lui a pris 2 ans pour construire cette maquette, et en un instant il la fait disparaître à tout jamais en l’envoyant dans le futur. Pourquoi tant d’efforts inutiles, alors qu’une démonstration du fonctionnement de la vraie machine aurait été bien plus convaincante ?
On m’avait également dit que le fait que le voyageur et son appareil passent à travers les matières et ne réagissent pas à l’environnement pendant le trajet trouvait son explication dans le roman. Le savant nous explique qu’il va à une vitesse telle qu’il est comme désintégré… ce qui soulève d’autres questions : comment la machine et lui résistent à une telle vitesse ? Et il a beau se déplacer à une vitesse immense, comparant le voyage de l’appareil à un boulet de canon qui passe si vite qu’on le voit à peine, il n’empêche qu’il demeure un contact avec ce qui se trouve sur son passage. Donc l’un ou l’autre des éléments en contact devrait subir des dommages.
C’est d’autant plus saugrenu que, bien que l’auteur ne nous fasse pas de description précise de la machine, les quelques indications qui nous sont données laissent imaginer un appareil qui n’est pas complètement clos et hermétique ; le voyageur est exposé à l’extérieur. Et du coup, il est transporté dans le futur avec son appareil, uniquement parce qu’il est en contact avec celui-ci, simplement assis sur une selle ? Qu’en est-il lorsque des créatures, dans le futur, agrippent le voyageur, mais ne sont pas emportés avec lui ?
Certes, avec ce récit, Wells a été un pionnier dans le récit de voyage dans le temps, mais cela n’empêche que les incohérences sont nombreuses, jusque dans la description du protagoniste, un personnage assez intelligent pour construire une machine temporelle… mais qui va dans le futur les mains dans les poches, littéralement sans aucun outil, arme, ou appareil photo.
Il n’a qu’une boîte d’allumettes, qu’il gâche pour amuser les autochtones.

Le récit de l’exploration du futur, et la vision de l’avenir par l’auteur, sont tous deux inintéressants.
L’exploration des environs par le voyageur est vraiment ennuyeuse, surtout qu’il n’obtient pratiquement aucune réponse à ses questionnements. Il fait preuve d’une certaine oisiveté, en attendant de retrouver sa machine, emportée à l’intérieur du socle d’une statue. Il tape dessus, puis abandonne pendant plusieurs jours ; il ne lui vient pas à l’idée qu’elle pourrait être abîmée ou détruite…
Le voyageur le dit lui-même, il ignore tout du fonctionnement de la société dans laquelle il se retrouve. Il ne fait que partager ses suppositions, en précisant presque à chaque fois qu’elles se sont avérées fausses par la suite.
Et la dernière théorie à laquelle il se raccrocher est très tirée par les cheveux ; je ne sais si elle est censée correspondre à la réalité ou non, mais si c’est le cas, elle est difficilement crédible. Ça repose sur un propos qui prend des proportions complètement absurdes : la séparation des classes a atteint des extrêmes au point que les ouvriers ont été maintenus sous terre par la classe dirigeante, jusqu’à ce que chaque groupe évolue différemment en des espèces éloignées de l’humain.
Mais j’ai beau trouver ce concept mauvais, sa présence dans le livre me fait paraître le film encore plus naze, car il reprend divers éléments de l’histoire de Wells de sorte à en tirer un simple divertissement, en retirant tout le fond et le propos.

Comme je le disais, le voyageur temporel n’est pas nommé, et le récit est entièrement rapporté par un de ses proches.
Ce choix de point de vue n’est justifié qu’à la toute fin, et en attendant, ça paraît très absurde, qu’un type retranscrive avec autant de détails un récit qu’on lui a fait oralement.
A part ça, Wells emploie un autre procédé qui me déplaît et m’avait déjà agacé dans L’île du Docteur Moreau : le protagoniste dit voir/entendre quelque chose, mais affirme juste après que c’était une illusion. Alors que, c’est bon, on sait bien que non… qui est-ce que l’auteur pense leurrer ainsi ?

Et pour couronner le tout, La machine à explorer le temps se termine par une phrase de conclusion ultra cucul.
Je me suis pas mal ennuyé pendant la lecture, que je n’ai achevée que parce que l’histoire était si courte (160 pages environ).

Par contre, j’ai revu pendant ma période de lecture cet épisode de la dernière saison de Futurama, avec la machine à voyager dans le futur. J’ai pu découvrir grâce au livre que les petits êtres roses que rencontrent Fry, Bender et Farnsworth font référence aux Eloïs dans le roman de Wells.

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