La Crypte

Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Underworld USA

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Fry3000
King of the zombies
King of the zombies
avatar

Masculin Nombre de messages : 8764
Age : 25
Date d'inscription : 16/05/2007

MessageSujet: Underworld USA   Sam 23 Avr 2016 - 22:43


Une belle affiche rétro comme je les aime

Fiche du film :
Réalisateur et scénariste : Samuel Fuller
Année : 1961
Genre : Polar / Drame
Acteurs principaux : Cliff Robertson, Dolores Dorn, Beatrice Kay

Mon avis :
Un acolyte m’a recommandé Underworld USA il y a quelques temps. Je n’en avais jamais entendu parler avant. Mais bon, je suis ouvert aux propositions de polar, et c’est réalisé par Samuel Fuller, qui est relativement réputé… alors pourquoi pas.

Tolly Devlin, 14 ans, gagne sa vie en volant. C’est un voyou et fils de voyou ; quant à sa mère, elle est morte en lui donnant naissance en prison. Un soir de nouvel an, Tolly assiste à la mort de son père, passé à tabac par des gangsters.
Une bonne grosse VDM.
Il veut se venger par lui-même, mais il n’y a qu’un seul des tueurs dont il a reconnu le visage, et celui-ci se retrouve en prison. Des années plus tard, à 27 ans, Tolly se retrouve emprisonné au même endroit. Il obtient les noms des autres meurtriers, et se donne pour but de les avoir, dès sa remise en liberté. Mais ce ne sont pas de simples truands, chacun des trois dirige la prostitution, la drogue, et la main-d’œuvre à New York.
Tolly ruse pour s’approcher d’eux, et il y a là des idées pas mal, mais la plupart du temps ses mensonges sont bien trop gros. On dirait que le héros fait exprès d’être à deux doigts de se compromettre. Il se met à travailler pour les tueurs de son père, et ne cache nullement être le fils de Tom Devlin… mais invente une histoire comme quoi on lui aurait dit que les meurtriers étaient déjà morts…
Et le comportement des gangsters qui l’emploient est beaucoup trop laxiste pour qu’on ressente une menace. C’est peut-être juste une question d’époque, mais dans un film du genre aujourd’hui, j’ai l’impression que Tolly se ferait vite tuer.
On nous évoque des menaces de la part des truands, qui seraient prêts à découper quelqu’un en morceau, et qui tuent même des enfants… mais j’ai du mal à associer ces sévices avec les personnages qu’on voit, qui n’ont rien de menaçants en eux-mêmes.
C’est probablement aussi une question d’époque ; ça devait être choquant rien que d’entendre un type parler avec détachement de vendre de la dope à des enfants.

Le personnage principal se retrouve donc à travailler parmi eux… et on se demande ce qu’il attend pour agir. Surtout qu’au final, il s’implique beaucoup trop dans leurs affaires pour en sortir aisément.
Tolly n’attaque pas directement ses cibles, il utilise des moyens détournés de leur nuire. Par exemple, quand on lui demande de piquer des dossiers à la police, il rapporte de fausses déclarations de collaboration de la part d’associés criminels. Ce qui est absurde, c’est qu’il les fait écrire au dernier moment par un flic, et c’est rédigé sur une machine à écrire, donc c’est étrange que jamais les gangsters ne remettent en question ce qui est écrit sur les papiers que rapporte Tolly.

En parallèle, le héros pense à adopter une vie normale grâce à une fille qu’il a sauvé d’un criminel, et qui tombe dans ses bras, presque littéralement.
Leur relation est plus que bancale et précipitée. Durant la plupart de leurs séquences ensemble, Tolly essaye de la posséder, comme un objet. Il veut la garder chez lui (alors qu’ils ne se connaissent pas), plus tard lui acheter un appartement…
Quand la fille lui sort qu’elle veut ses enfants, ça arrive comme un cheveu sur la soupe.
Et lui veut pas se marier avec elle, et on lui fait la leçon pour ça, c’est ridicule.

Il y a beaucoup de choses pas bien subtiles, dans la façon dont on fait passer des infos dans les dialogues par exemple.
La mise en scène de Fuller a quelques bonnes idées, j’aime bien la façon dont il montre le passage du temps par le montage, et fait passer des informations par l’image, comme lorsqu’on apprend le nom et l’âge du héros par le biais de rapports de police.
En revanche, la cicatrice que le Tolly adulte en permanence, comme pour le relier au personnage enfant, ne sert à rien. En plus il l’obtient, quel hasard, le même soir que celui où son père se fait tuer…
La musique qui revient à plusieurs reprises, reprenant l’air de "Ce n’est qu’un au revoir", mais en plus inquiétant, est une bonne idée aussi.

Underworld USA est plutôt bancal selon moi, c’est trop axé sur l’intrigue policière, et ça ne laisse pas suffisamment vivre les personnages ; chaque séquence est faite pour aller dans une direction précise, et ça se sent.


PS : Le plan où Cuddles suce une glace à deux mains… c’est étonnamment sexuel ! Ils en étaient conscients ? C’est passé ?
Je suis déçu de ne pas en trouvé un gif animé sur internet…

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://deadbydawn.users-board.net
 
Underworld USA
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Underworld Awakening
» [Ellroy, James] Underworld USA - Tome 3: Underworld USA
» Underworld
» UNDERWORLD : BLOOD WARS
» Underworld 4 : New Dawn

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Crypte :: Cinéma :: Films divers-
Sauter vers: