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 Miami vice

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Miami vice   Jeu 14 Avr 2016 - 0:18


Fiche de la série :
Créateurs : Anthony Yerkovich, Andres Carranza
Années : 1984-1990
Genre : Policier
Acteurs principaux : Don Johnson, Philip Michael Thomas, Saundra Santiago

Mon avis :
Pendant longtemps, j'ai eu cette image de Miami vice comme étant une série ringarde et beauf, sans l'avoir jamais regardée. C'est sûrement à cause du titre français plutôt naze, Deux flics à Miami, et peut-être aussi la parodie des Nuls.
Mais je me suis mis à prendre la série peu à peu au sérieux. On avait vu des extraits en première année d'école de ciné, durant un cours sur les séries TV où le prof traitait Miami vice avec sérieux. Et puis c'est une production de Michael Mann, qui est devenu le cinéaste qu'on connaît...
Comme j'adore les 80's et que j'ai maintenant un goût pour les polars, ça semblait en fait vraiment fait pour moi.

La série suit deux agents du "vice", la police des mœurs, ce qui couvre divers types de crimes : aussi bien les affaires de drogue que la prostitution.
J’avais vu le documentaire Cocaine cowboys, et j’ai découvert avec surprise que le Miami des années 80 était un des endroits les plus dangereux qui soient, et le centre du trafic de drogue aux Etats-Unis.
Le pilote de Miami vice débute quand les deux protagonistes ne sont pas encore coéquipiers. Il y a Sony Crockett, dont le partenaire meurt dans une explosion. Sony est sous couverture, et il doit continuer à faire affaire avec des trafiquants qui ont tué son partenaire, afin d’arrêter un baron de la drogue.
Il croise la route de Ricardo Tubbs, et bien que les deux personnages se gênent, on retrouve le schéma classique où les deux flics qui s’opposent sont obligés de coopérer. Et une fois le pilote terminé, ils deviennent coéquipiers pour toute la durée de la série, en faisant appel à un bon gros plot hole, étant donné que Tubbs travaillait à New York et s’est mêlée d’une affaire qui ne le concernait pas…

La série cherche à apporter un traitement sérieux de la difficulté de la vie des policiers dans cette section. Le boulot empiète sur la vie privée, il y a une grande tentation de corruption, certains sont tellement longtemps sous couverture qu’ils se perdent, …
Il y a deux épisodes dans ceux que j’ai vus où Tubbs tombe amoureux de la fille ou de la copine d’un trafiquant, mais c’est bien trop expédié pour que ça ait de l’effet. (et la première des actrices joue mal)
Malgré des pitchs parfois intéressants, les épisodes ne sont pas bien trépidants. Il y a un problème de rythme, beaucoup de séquences s’éternisent, ce qu’on essaye de faire passer en mettant une chanson entière par-dessus…
J’ai aussi du mal à prendre au sérieux la difficulté du quotidien des personnages quand les héros se la jouent toujours cool, et on nous répète que leur salaire est faible, d’où les risques de corruption, Tubbs et Crockett sont toujours à la pointe de la mode de l’époque (le budget costumes pour la saison 1 est estimé à 100 000$ !)
L’humour un peu idiot est aussi un problème ; les scénaristes essayent de créer des moments de complicité, mais les blagues sont nazes, donc je n’y adhère pas.
Les acteurs en font trop ; par exemple à chaque fois que Tubbs est sous couverture, il prend un accent Jamaïcain forcé…
Et il y a beaucoup de sexisme qu’on veut faire passer pour de l’humour ; au moins une fois par épisode, il faut que Tubbs matte quelqu’un.
Le pire, c’est quand il y a des séquences graves qu’on essaye de rendre légères par l’humour, quand les héros viennent de se faire tirer dessus par exemple, ça ne marche pas du tout, d’autant plus que ce n’est pas comme si personne ne mourait jamais, au contraire.

Il faut admettre quand même que la série est ambitieuse ; c’est surtout étonnant qu’elle ait été faite dès 1984, alors que les crimes violents décrits avaient encore souvent lieu à Miami.
C’est plus trivial, mais j’ai aussi été surpris par le choix d’un alligator comme animal de compagnie pour le héros.
La mise en scène se montre éclairée par moments. Il y a dans l’épisode 2 un plan superbe, où la caméra bouge à peine, mais les déplacements des héros dans un appartement rempli de miroirs sont tels qu’on les voit constamment dans les reflets.
Il y a des moments étonnamment beaux, le "was it real ?" du pilote par exemple.
En revanche, il y a des trucs vraiment ratés, très souvent les poursuites, cascades et fusillades au ralenti.
Un effet souvent exploité, c’est l’usage d’une chanson pop pour contraster avec une séquence de tension ou de drame ; ça ne marche pas toujours et la récurrence de ce procédé n’est pas une bonne idée.

Alors bon, il y a un peu tout ce que j’aime dans l’esthétique 80’s, les éclairages au néon, les musiques pop-rock cools, les looks génialement kitschs, les thèmes de la coke et de la prostitution !
Mais Miami vice est une série qui a pris un coup de vieux ; ça ne me surprendrait pas que ça ait été révolutionnaire à l’époque, mais le style narratif et la mise en scène ne fonctionnent plus correctement.
J’ai arrêté au bout de 6 ou 7 épisodes je crois, surtout que j’aimais de moins en moins au fil des épisodes, où il y avait de plus en plus de détails qui m’agaçaient, de scènes absurdes.
Tant pis.


PS :
-Don Johnson a un air de Cuneyt Arkin parfois.
-Bruce Willis en guest.
-Référence très probable à la scène du micro sur l’informateur dans Blow out, dans l’épisode 2.
-Un épisode où les méchants armés ont des masques d’animaux, comme dans Hotline Miami ! Un hasard troublant.

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