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Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
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 L'homme au bras d'or

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: L'homme au bras d'or   Lun 11 Avr 2016 - 22:48


Fiche du film :
Réalisateur : Otto Preminger
Scénaristes : Walter Newman, Lewis Meltzer
Année : 1955
Genre : Drame
Acteurs principaux : Frank Sinatra, Kim Novak, Eleanor Parker

Mon avis :
D’Otto Preminger, je n’avais jusque là vu qu’un seul film, La rivière sans retour. Je pensais n’avoir pas aimé, mais en me relisant, il faut croire que si. Et pourtant c’est un film avec Marylin Monroe, c’est dire !

Frankie Machine, incarné par Sinatra, sort tout juste d'une cure de désintox. Il aspire maintenant à faire partie d'un orchestre, ayant rencontré à la clinique un musicien qui lui ai dit qu'il avait un don pour la batterie. Il refuse de retourner à la vie qu'il menait avant, où il travaillait en tant que donneur pour des parties de poker tenues illégalement. Mais il a besoin d'argent pour payer le traitement de sa femme, clouée à un fauteuil roulant.
En VO, donneur se dit "dealer", ce dans quoi je voyais un double sens au départ, même si au final les parties de poker prennent trop de place dans l'intrigue pour que ça ne soit qu'une métaphore.
L'ancien patron de Frankie insiste pour qu'il reprenne son boulot, mais il refuse. Et doit céder assez rapidement, pour une raison absurde : quelqu'un doit payer sa caution en prison, après qu'un de ses amis ait volé une veste pour lui.
Il retombe également bientôt dans la drogue, son boss et un de ses collègues faisant tout pour le tenter. A un moment, c’est grâce à une comparaison entre la drogue et les bonbons, dont le type raconte s’être goinfré un soir. C’est peu subtil et surtout vraiment grotesque.
On croirait voir à la fois "L’impasse", en moins bien, et un de ces films de préventions anti-drogues complètement à côté de la plaque, qui étaient fait dans les années 30 (Reefer madness, Marihuana, …)
La représentation des drogués est risible, en prison on voit en arrière-plan un type en sueur qui ne cesse de bailler. Je me demandais si c’était ça, l’image qu’on se faisait des junkies. Et effectivement peu de temps après, le type se met à hurler qu’il a besoin d’un fixe.

Le héros est entouré de personnages moralement douteux, ou carrément infects. Et jamais il ne réagit, comme si c’était normal pour lui, que son pote lui montre la veste qu’il a volé ou que des gens dans un bar maltraitent un manchot. Alors que je n’ai pas l’impression que le héros soit censé être mauvais.
Mais le personnage qui m’a vraiment déplu, c’est la copine de Frankie, une femme ultra possessive, qui fait tout un plat de choses insignifiantes. Elle est totalement désolée à cause d’un bouton de fièvre qu’elle espérait allait disparaître avant le retour de Frankie, ou totalement excitée de lui raconter qu’elle a vu un type lui ressemblant dans un film ; c’est ridicule.
Et elle est tellement possessive, j’avais envie de la gifler.
Certes, tel qu’on le comprend ensuite, le personnage est censé taper sur les nerfs du héros, mais quand le spectateur doit aussi la supporter pendant longtemps, ça pose problème.

Par ailleurs, le film fait apparaître trop clairement son intention d’en faire un personnage qui retient le héros en arrière, alors que sa maîtresse le fait aller de l’avant ; c’est appuyé au travers de nombreuses scènes.
Frankie ne peut quitter sa copine, parce qu’elle est handicapée, même s’il aime une autre.
Leur relation est aussi représentée de façon poussive qui m’énerve presque autant.
Il y a juste une scène bien, où ils passent devant la vitrine d’une boutique d’électroménagers, et se projettent dans le couple de mannequins qu’ils voient.

Un autre gros problème du film, c’est quoi sait comment ça va finir dès le début. On voit venir chaque étape de la descente aux enfers de Frankie, et c’est énervant de voir comme il se fait manipuler à chaque fois.
Mais ce qui m’a fait arrêter le visionnage, à 30mn de la fin (sur 1h50), c’est quand la copine du héros pousse, par accident, un type par-dessus une rambarde. Enfin, à travers la rambarde, qui se casse trop aisément. C’est complètement con, et en même temps tellement prévisible, depuis le moment où elle poursuit l’homme dans le couloir pour le retenir en le secouant vainement.

Etonnamment, le film est aussi plein de petites erreurs techniques, que je ne remarque jamais habituellement. C’est sûrement aussi parce que les plans sont longs, ça augmente le risque d’erreur, mais on voit souvent une ombre dans le champ, et à un moment une marque de gaffer au sol.

Bande-annonce VO :

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