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 Oslo, 31 août

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Oslo, 31 août   Ven 8 Avr 2016 - 22:52


Fiche du film :
Réalisateur et scénariste : Joachim Trier
Année : 2011
Genre : Drame
Acteurs principaux : Anders Danielsen Lie, Hans Olav Brenner, Ingrid Olava

Mon avis :
Je ne savais presque rien d’Oslo 31 août. Mais c’est un film qui traite de drogue, et je prépare un quizz ciné sur la drogue, alors voilà. Et la moyenne sur SensCritique est plutôt élevée, c’était encourageant.

Anders arrive à la fin de sa cure de désintox. Il essaye de se suicider, mais y renonce.
Pour une fois, il a le droit de quitter son institut, pour passer un entretien d’embauche à Oslo. Alors qu’il est en ville, il en profite pour renouer avec des proches qu’il n’a pas revus depuis longtemps, en premier lieu un ami marié et père de deux enfants, avec qui avait l’habitude de "faire la fête" avec Anders. On n’en saura pas plus là-dessus.
La façon dont le couple s’adresse à lui et fait allusion à son addiction est étrange. Ils manquent de tact. Ca en est gênant, en partie parce que c’est maladroit, mais aussi parce qu’il y a un embarras voulu de la part du réalisateur.
Anders a besoin de se reconstruire, mais forcément, lui et les autres ne peuvent omettre ce qui s’est passé. Ils sont obligés d’en parler.
Certains font même preuve d’un manque de confiance blessant. Et Anders ne semble plus croire en lui-même non plus.

Au début, on voyait les symptômes de sa dépression ; ce n’est que plus tard qu’on ressent réellement et qu’on comprend ce profond mal-être, qu’on prend conscience de toute la gravité de son état d’esprit.
Anders n’a plus rien. En terme de boulots, de relations ; il faudrait qu’il reparte à zéro.
Il a perdu les liens qui l’unissaient à certaines personnes. Il ne ressent plus rien pour une des filles avec qui il sortait. C’est comme s’il pouvait désormais poser un regard plus lucide sur ses relations. Ou alors il s’en détache parce que plus rien ne semble avoir d’importance pour lui ? Il affirme n’avoir jamais aimé une autre fille dont, selon son pote, il était dingue. Dit-il vrai ? Il tente plusieurs fois, vainement, de renouer avec elle au cours du film. Est-ce par simple besoin d’affection, par besoin de retrouver un peu de sa vie d’avant ? Ou l’aime-t-il encore ?
Anders ne peut se permettre de retomber dans la drogue, et en même temps il ne voit pas comment aller de l’avant. Il ne sait simplement pas quoi faire, à partir de maintenant, dans la situation où il est.
Il ré-évoque son envie de se suicider, et là on comprend.
Son ami essaye de lui remonter le moral, se disant certainement que c’est la chose à faire. Il lui dit qu’il a "déjà surmonter ça". La contestation que pourrait lui adresser Anders m’est apparue avec évidence : "Oui mais à quoi bon ?"
J’avais même pas envie de le blâmer quand il s’est mis à replonger…

L’absence de musique et les temps morts créés par le montage font parfaitement sentir le mal-être du personnage. Mais évidemment, si pour moi c’était aussi palpable, c’est parce que je me suis reconnu dans la situation du personnage principal. Dans certaines de ses répliques aussi, "J’ai toujours considéré que les gens heureux étaient cons".
Il y a des séquences où le protagoniste écoute ou suit du regard d’autres personnages ; des tranches de vie qui n’ont rien d’extraordinaires mais sont agréables. Je me suis demandé quelle était leur fonction, et j’ai interprété ça à ma façon : la déprime me met dans un état d’hyper-sensibilité, qui fait que je suis plus à l’écoute des autres. On peut éventuellement voir un peu de ça dans le film.
Rétrospectivement, peut-être qu’Anders veut s’absorber une dernière fois de la vie qui l’entoure. Il reste à Oslo jusqu’au lendemain matin, il erre, il passe toute une nuit parsemée de petits plaisirs éphémères.
Je me demandais quel allait être son sort au final, où est-ce que tout cela allait le mener. Y aurait-il une forme de salvation ?

C’est longuet par moments, mais Oslo 31 août m’a pas mal remué, alors que je n’en attendais pas grand chose au départ. J’ai fait une bonne découverte, en me forçant à voir des films sur un certain thème.

Bande-annonce VOST :

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