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 Choron dernière

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Choron dernière   Ven 11 Mar 2016 - 23:28


Fiche du film :
Réalisateur : Pierre Carles, Eric Martin
Année : 2006
Genre : Documentaire

Mon avis :
J’ai un ami fan de Pierre Carles ; de ce documentariste, je n’ai vu que "Attention danger travail", et j’ai pas vu ce qu’il y avait de si génial. Mais Choron dernière, je voulais le voir depuis qu’on m’a fait découvrir le Professeur Choron, il y a quelques années, tout simplement pour en savoir plus sur le personnage, moi qui n’ai malheureusement pas pu vivre l’époque d’Hara-kiri.

Choron dernière contient beaucoup d’images d’archives, qui constituent même la majeure partie du documentaire pendant un moment ; des extraits d’émissions ou de vidéos d’Hara-kiri, qui forment une sorte de compilation, et pour quelqu’un qui ne les connaît pas, c’est super. On se fait une idée de l’esprit de d’Hara-Kiri et de Choron.
Par contre, pendant un temps le récit se base quasi-uniquement sur ces archives, entrecoupées par moments de quelques interviews faites pour l’occasion. J’y vois une sorte de facilité, puisque le docu reprend des passages de reportages en gardant la voix-off du journaliste telle quelle, faisant le boulot à sa place.
Mais ça fonctionne, les vidéos de sources diverses sont réassemblées pour raconter l’histoire de Choron.
Mais pour moi ce type de procédé renforce l’impression que j’avais que Pierre Carles a un goût pour les imperfections, pour ce qui est un peu foutraque. Il laisse au montage des trucs qu’on couperait normalement, qui se passe avant ou après des interviews. Il aime les apartés, les débordements, et les défauts de l’image ne lui posent pas problème : zooms et dézooms inesthétiques, cadres bâclés, …
Il n’y a jamais de plans de coupes pendant des interviews qui restent en plan fixe, sans seconde caméra pour apporter un autre angle de vue.
Ca me gêne un peu, mais ça ne me surprend pas de la part du réalisateur, étant donné le sujet de ses docus, qui se rejoignent par un esprit anarchiste.

Je constate aussi à nouveau que Carles a tendance à prendre trop clairement parti. Ici, sûrement parce qu’il a côtoyé Choron et tient à lui (chose qu’on ne comprend que vers la fin, quand on voit qu’il a filmé le professeur de son vivant, et pas simplement retrouvé des vidéos existantes), le réalisateur tient à lui attribuer beaucoup de choses, tandis que la plupart de ceux qui ont travaillé avec lui cherchent à diminuer l’importance qu’il a eu dans des journaux comme Hara-kiri ou Charlie Hebdo
J’avais entendu parler de ça, et le documentaire apporte des éclaircissements, en tout cas pour moi qui connaissais les conneries de Choron mais pas son parcours.
Il a créé Hara-Kiri avec Cavanna, qui a été interdit et ils ont dû changer le nom du magazine, c’est devenu Charlie hebdo, qui s’est arrêté aussi pendant 10 ans avant d’être repris par une autre équipe. Choron leur a fait un procès car ils avaient gardé le nom alors que l’esprit n’était pas le même. De son côté, il a lancé La mouise, et Grodada.
Peut-être ses anciens collaborateurs mentent-ils, dans de telles conditions, mais Carles joue les emmerdeurs à son tour, en insistant pour ramener le sujet de Choron sur le tapis à chaque apparition publique des gens de Charlie hebdo.
Il y a quand même ceux qui accordent plus d’importance au rôle du professeur : Cavanna, plutôt émouvant, on sent que son amitié avec Choron était immense. Et deux autres dessinateurs, qui lui attribuent du talent pour avoir su pousser les autres à s’améliorer et être exigeants.

Choron était un emmerdeur et un provocateur génial, mais assez égocentrique. Il me fait marrer par ses excès, c’est une figure géniale, mais en tant que personne, je ne suis pas surpris d’avoir vu ailleurs qu’il pouvait être horrible.
Mais c’était un vrai provocateur, parce qu’il n’agissait pas par volonté de provoquer, il était juste lui-même et disait ce qu’il pensait avec une honnêteté violente. Sans se soucier des conséquences. "Il n’avait pas une carrière, il avait un destin (…) c’était un mystique de la subversion, pas un employé de la provocation".
Pierre Carles a eu la chance de le filmer lorsqu’il était encore en vie, et Choron l’emmène dans le village de son enfance, évoque des souvenirs… on le voit sous un angle plus humain, et le professeur s’avère amusant sans faire dans le trash.
Même s’il finit par ressortir quelques anecdotes hautes en couleur (quand il enculait son sergent…)

C’est pas un mauvais docu, mais ça vaut surtout pour son sujet, Choron himself, qui assure le spectacle.

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