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 La vie privée de Sherlock Holmes

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: La vie privée de Sherlock Holmes   Dim 28 Fév 2016 - 19:20


Fiche du film :
Réalisateur : Billy Wilder
Scénaristes : I.A.L. Diamond et Billy Wilder
Année : 1970
Genre : Policier
Acteurs principaux : Robert Stephens, Colin Blakely, Geneviève Page

Mon avis :
De Billy Wilder, cinéaste pourtant réputé, je n’avais vu jusque là que Boulevard du crépuscule, dont je ne garde que peu de souvenirs, et ses deux comédies avec Marilyn Monroe, d’affreuses merdes sexistes à la morale très douteuse.
Mais son La vie privée de Sherlock Holmes est considéré comme un des meilleurs films sur le personnage de Conan Doyle. Et je prépare un quizz ciné sur la drogue, et on a insisté pour que je mette ce film-là dedans, donc voilà.

Selon la volonté du Dr Watson, cinquante ans après sa mort, une boîte contenant les affaires de Sherlock Holmes est ouverte. On y trouve également le récit d’une affaire qui n’a pas été rendu publique à ce jour.
On y apprend que ce qu’on connaissait du personnage jusque là, par le biais de son créateur, Arthur Conan Doyle, n’était pas la totale vérité, ce que je trouve intéressant comme idée même en ne connaissant que peu les aventures de Sherlock Holmes (j’ai dû lire seulement quelques enquêtes, une fois où l’on m’avait prêté un des livres).
Une des premières discussions du film voit d’ailleurs Holmes reprocher à son acolyte de trop romancer ses récits, et donner de lui une image fausse.
L’enquêteur se défend d’être le cocaïnomane décrit par le docteur, bien qu’il s’injecte de la coke lors de ses phases d’ennui, quand il n’y a pas d’affaires intéressantes, en venant à regretter que les criminels n’aient pas plus de talent.
Ces dialogues d’exposition entre les deux protagonistes sont amusants, mais le problème toutefois c’est qu’ils manquent de naturel et affichent trop clairement les intentions qu’il y a derrière. Et plus globalement, le film montre trop d’insistance à se faire comprendre, il faut voir par exemple le moment où Holmes remarque une inscription sur la main de sa cliente, et tend un miroir pour la lire, un geste qui n’a aucun sens si ce n’est attirer inutilement l’attention du spectateur, puisque l’inscription, "301" se lit tout aussi bien à l’envers en retournant la main de la personne…
De même, le ton humoristique donne des gags poussifs, trop appuyés (Watson qui trébuche sur une valise, sérieusement, on est où là ?), et des blagues dont la chute est régulièrement prévisible.

Si Watson est un "comic relief", ou plutôt devrais-je dire un bouffon, bedonnant et long à la détente, de sorte à donner plus de valeur aux déductions du véritable héros, Holmes quant à lui est froid et insensible aux problèmes des autres. Ca pourrait avoir son charme, mais le personnage est plutôt antipathique ; il en vient tout de même à réprimander une femme qui pleure la mort de son mari, apprise la veille…
Mais j’ai surtout été dérangé par la difficulté à le cerner, enfin en particulier à comprendre son rapport aux femmes, ce dont on fait toute une histoire dès le départ. Holmes donne des signes contraires tout au long du film, mais ce qui est bizarre surtout c’est les réactions de Watson, qui a de quoi penser au début que son collègue est indifférent aux charmes féminins, puis croit qu’il essaye de séduire leur cliente.
Je veux bien qu’on joue la carte de l’ambigüité, et que Sherlock Holmes ne tienne pas à parler de son passé amoureux même à son fidèle camarade, mais je n’arrive pas à croire qu’il dévoile tout aussi aisément à une femme qu’il vient de rencontrer. Ou alors, sans que je m’en rende compte, on cherchait déjà à montrer que Holmes tombait sous son charme ? Pourquoi, parce que la veille elle s’est jetée à son cou, entièrement nue, en le prenant pour son mari, et qu’il en a profité ?
Pour moi l’histoire d’ "amour", complètement bidon, n’apparaît comme telle qu’à la fin, arrivant comme un cheveu sur la soupe. Il n’y a aucun moment présentant une complicité ou de l’attachement entre les deux personnages, [spoiler] et la seule raison pour laquelle la femme échappe au même sort funeste que ses complices, c’est sûrement son physique.

Le scénario est co-écrit par Billy Wilder, qui m’apparaît maintenant, décidément, comme misogyne. Je pensais encore jusque là que ces horreurs que sont Certains l’aiment chaud et Sept ans de réflexion étaient à mettre à part, des comédies marquées par les mœurs de leur époque, et La vie privée de Sherlock Holmes étant d’un genre différente je pensais ne pas y retrouver le même sexisme, mais si !
Holmes n’y va pas par quatre chemins, il dit dès le début que son problème n’est pas qu’il n’apprécie pas les femmes, c’est qu’il ne leur fait pas confiance. Et Wilder ne montre pas du recul par rapport à ce propos, au contraire son intrigue donne raison à Holmes.
Watson quant à lui est décrit comme un séducteur, il est ravi de parler à des filles même si elles ne comprennent pas l’anglais, tant qu’elles sont jolies.

Et pour ce qui est de l’enquête, elle m’a laissé indifférent, j’étais à peine intrigué.

Bande-annonce VO :

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