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Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
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 Love

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Love   Jeu 25 Fév 2016 - 6:44


Fiche de la série :
Créateurs : Judd Apatow, Lesley Arfin, Paul Rust
Année : 2016
Genre : Comédie / Drame
Acteurs principaux : Paul Rust, Gillian Jacobs, Claudia O'Doherty

Mon avis :
Je comprends, maintenant, que des filles regardent certaines comédies romantiques à la con en sachant d'avance, de leur propre aveu, que ça sera pourri. C'est des films nazes mais qui, faute de trouver mieux, répondent au moins à un besoin d'un peu de romance.
L'envie qui m'a mené à voir Love était un peu différente ; j'avais besoin de voir une histoire d'amour différente des conneries qu'on nous sert habituellement au cinéma.
Et c'est un des atouts que la série met en avant avec sa bande-annonce. Mais je suis pas tellement fan d'Apatow, ses films sont jamais terribles en terme d'humour ou de fond, alors que j'adore certaines de ses productions. Je pensais que je n'allais pas aimer Love... mais je n'ai pas pu m'empêcher de me lancer dedans, juste quelques jours après la sortie de la première saison.

Les deux personnages principaux sont Gus et Mickey. L’un est un nerd à l’attitude et aux névroses qui font penser à un jeune Woody Allen, qui a quitté son ex, qui le trouvait trop faussement gentil. L’autre une fille ayant des problèmes avec la drogue, l’alcool et le sexe, restée longtemps avec un copain qui tenait en fait plus du plan cul qu’autre chose, sûrement faute de mieux.
Les personnages sont maladroits, ont des défauts, dont ils sont conscients (Gus qui fait une blague de merde dans le pilote et s’en excuse, un détail que j’aime bien et qui l’humanise). Ils n’ont rien de spécial, mais ils sont plutôt attachants.
Bon je dois l’avouer, il est geeky et je me suis un peu identifié à lui sur certains points, le fait qu’il soit dans de Brian De Palma ou soit aussi pointilleux sur des détails concernant les films, mais je me suis aussi reconnu dans certaines de ses inquiétudes. Mais dans certains épisodes, le personnage peut se montrer très agaçant, et adopter un comportement incompréhensible.
Je me suis demandé parfois comment il pouvait montrer une telle assurance dans certaines situations, et dans d’autres être encore aussi empoté à son âge (31 ans).

On s’en doute dès le trailer, Gus et Mickey vont finir ensemble. C’est quelque chose qui m’agaçait d’avance, cette sorte d’hypocrisie qui veut que l’on pointe du doigt les mensonges des comédies romantiques habituelles (littéralement, le duo cite et critique une série de films dans le pilote) tout en tombant au final dans les mêmes travers.
D’ailleurs j’ai été étonné que Gus avoue ses sentiments à Mickey si tôt, dès l’épisode 5 ; en sachant que dans cette série, on a l’impression que chaque épisode correspond à un jour.
Mais finalement, j’ai été agréablement surpris par la tournure que prend la relation : la voie n’est pas toute tracée, mais pleine de détours et d’embûches.
Love représente une sorte d’errance, qui correspond bien mieux à la plupart des rapports amoureux que le schéma classique hollywoodien.
(enfin bon ça aurait été plus crédible si les évènements avaient été plus répartis dans le temps, parce que Gus qui séduit quatre filles en dix jours... avec sa tête de nerd il doit avoir un sacré mojo)
D’ailleurs cette errance se retrouve dans le déroulement de chaque épisode ; je trouvais dans le premier épisode qu’il y avait trop de séquences inutiles, où l’on assiste à un quotidien plutôt banal, pas forcément drôle ou intéressant. Mais c’est ce qui fait l’ambiance et le charme de la série. J’ai ressenti une mélancolie constante et un léger malaise, dans lesquels sont baignés les personnages.
Ils sont crus, à vif, ce qui donne quelques fois e la vulgarité gratuite et des gags faciles, mais à d’autres moments une violente franchise dans l’expression des sentiments. "I want you to fucking die, I want you to get a disease and die", on n’entend pas souvent ça dans une scène de rupture.
Les discussions ne sont pas toujours profondes, mais j’apprécie leur naturel, et quelques répliques visent étonnamment juste.
Quelques situations sont originales (l’invention de chansons de films), d’autres irréalistes, mais je passais outre, parce que c’est suffisamment amusant (le threesome).
Globalement la série n’est pas totalement drôle, pas totalement plombant, on reste en équilibre entre deux états. Regarder Love était pour moi confortant et déprimant à la fois.

En terme de mise en scène, il y a une idée de montage que j’ai apprécié : dans l’épisode 1, Gus est à une soirée et fixe le hors-champ à un moment, je m’attendais à voir une fille en contre-champ, et on a droit à un plan bref de Mickey, dans un endroit différent, mais comme tournée dans la direction de Gus. Mais c’est probablement dû à un hasard vu comme la réalisation, comme dans les films de la troupe Apatow, est impersonnelle sinon.

Une bonne surprise, finalement. C’est pas extraordinaire mais étant donné mon aigreur et ma difficulté à trouver quelque chose qui me plaît en ce moment, le fait que j’aie trouvé Love sympa est un bon signe. C’est une série qui m’a à la fois fait me sentir bien et m’a mis dans le même état d’apathie que les personnages ; une sensation rare et que je ne trouverai sûrement pas dans une autre série.
J’attendrai la saison 2.

Bande-annonce VO :

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