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 Le scaphandre et le papillon

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Le scaphandre et le papillon   Mer 27 Jan 2016 - 22:33


Fiche du film :
Réalisateur : Julian Schnabel
Scénariste : Ronald Harwood
Année : 2007
Genre : Drame
Acteurs principaux : Matthieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Marie-Josée Croze

Mon avis :
J’avais vu la bande-annonce de Le scaphandre et le papillon au cinéma, à l’époque de sa sortie. Ca m’avait touché et donné envie de voir le film ; ça m’a marqué parce que j’avais 15 ans et j’avais aucun intérêt en temps normal pour le cinéma français ou les drames.
Là je cherchais un film un peu déprimant, je suis retombé sur ce titre dans mes envies sur SensCritique, et ça m’a paru parfait.

Le scaphandre et le papillon nous met littéralement dans la peau d’un homme victime d’un AVC. Bloqué dans un lit d’hôpital, paralysé, il ne peut parler, uniquement bouger l’œil gauche. La mise en scène est très audacieuse, elle s’appuie sur des flous, des jump-cuts, des mouvements de caméra imparfaits et des plans désagréablement proches des visages, dans l’optique de créer un gêne, mettre dans la même situation d’inconfort du personnage, Jean-Dominique Bauby. J’ai brièvement craint que ça ne finisse par m’agacer, mais j’ai juste trouvé le procédé très efficace. Et malgré l’aspect d’apparence foutraque de la mise en scène, celle-ci est suffisamment bien pensée pour qu’on comprenne tout ce qui se passe en dépit des restrictions de cadrage.
Nous sommes bloqués dans ce corps, comme l’est Jean-Do. Ce corps qui est devenu une prison… un scaphandre, qui sépare de tout ce qu’il y a à l’extérieur. La voix du protagoniste se fait entendre en off, la voix des autres est étouffée, comme sous l’eau.
Jean-Do réagit avec aigreur, en pensées, aux personnes extérieures à son corps et à sa situation, qui ne se rendent pas réellement compte de l’horreur de sa situation ; les médecins, sûrement parce qu’ils sont habitués. Et leurs paroles qui se veulent réconfortantes sont forcément à un moment ou un autre à côté de la plaque. Ca m’a rappelé du vécu.
L’écriture des répliques est parsemée d’imperfections de langage, mais qui les rendent plus réalistes. Je pense que c’était essentiel à l’efficacité du film.

Voir son propre visage et ne pas se reconnaître. Voir sa femme et ne pas pouvoir lui parler. Ne pas pouvoir être compris correctement.
On va d’horreur en horreur, mais c’est fait avec assez de sensibilité pour être touchant ; on n’est pas dans un de ces films qui accumule de façon forcée les drames pour être tire-larmes.
Chaque situation nouvelle est amenée naturellement, abordant un autre aspect du handicap du personnage.
Jean-Dominique ne peut s’échapper que par son imagination et ses souvenirs. Il avance quelques réflexions sur son existence jusque là ; étant comme en fin de vie prolongée, étant vivant mais en sachant qu’il ne pourra sûrement jamais plus rien accomplir, ni rattraper ses erreurs, il perçoit sa vie comme une série de ratages.
C’est très intelligemment filmé et écrit. Je me suis retrouvé par moments dans le désespoir du héros.

Ce n’est qu’au cours du film que j’ai su que c’était l’adaptation d’un livre écrit par le véritable Jean-Dominique Bauby, qu’il a dicté par clignements des yeux. C’est incroyable. Il faudra vraiment que je lise ça.

Le scaphandre et le papillon s’essouffle légèrement dans sa seconde partie, mais reste globalement captivant de bout en bout. Je ne me souviens plus de la dernière fois que j’ai regardé un film chez moi sans faire de pause (ou presque pas).
Et arrivé au générique de fin, j’ai fondu en larmes. Pendant 5 minutes. (je pense aussi qu’une fois les vannes ouvertes, je ne pouvais plus les refermer, et ça faisait un moment que j’aurais dû pleurer sans y parvenir).
Que dire de plus, si ce n’est que ce film m’a, clairement, bouleversé…

Bande-annonce :

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