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 Les incorruptibles

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Les incorruptibles   Sam 23 Jan 2016 - 17:45


Fiche du film :
Réalisateur : Brian De Palma
Scénariste : David Mamet
Année : 1987
Genre : Policier
Acteurs principaux : Kevin Costner, Sean Connery, Robert De Niro

Mon avis :
Je n’ai vu Les incorruptibles qu’une seule fois, à la TV, quand j’étais gamin. J’ai beau adorer De Palma, je ne l’avais toujours pas revu depuis. Je me suis enfin décidé à acheter le DVD, ayant revu plusieurs films du cinéaste récemment.

Brian De Palma est devenu un nom vendeur avec le succès de Pulsions et Scarface. Les échecs de Body double et Mafia salad en revanche l'ont poussé à chercher à faire des films de studios plus commerciaux, pour retourner ensuite à ce qu'il aime (c'est d'ailleurs pour cette raison qu'il avait fait Carrie des années plus tôt).
Mais commercial ne veut pas forcément dire mauvais.
Les incorruptibles est très différent de ce que De Palma a fait jusque là (quoiqu’il a souvent navigué d’un genre à un autre), mais c’est bon de voir un film de gangster à gros budget, avec une musique de Morricone et des acteurs de premier plan, réalisé par un tel cinéaste.
L’époque est intéressante, celle de la prohibition, celle où les criminels régnaient sur Chicago. Difficile pour les policiers honnêtes de faire quelque chose, les autres étant au service de gangsters comme Al Capone. Il faut l’arrivée d’un héros, Eliot Ness, qui monte une petite équipe d’hommes de confiance.
Bon, la façon dont ils sont choisis est comique, mais pas bien crédible. Tout comme les fusillades ne sont pas du tout réalistes, les héros, même celui qui n’a jamais utilisé un flingue, s’en sortent quoi qu’il arrive, même s’ils s’arrêtent un moment pour voir si leur comparse va bien.

Il y a une séquence magistrale où on reconnaît vraiment le génie de De Palma, la fameuse séquence des escaliers, où la mise en scène et le sens du rythme créent de la tension avec des idées qui auraient facilement pu donner quelque chose d’ennuyeux et/ou ridicule entre les mains de quelqu’un d’autre.
C’est dès lors surprenant de voir d’autres passages du film où le cinéaste fait de petites erreurs bêtes. C’est des détails, mais dans cette séquence qui débute par deux policiers parlant de la bavure d’Eliot Ness, il y a un temps de latence avant qu’ils ne parlent alors que la première réplique est écrite de sorte qu’on pense prendre la conversation en cours de route. De plus, la disposition des acteurs et le cadrage laisse apparaître de façon bien trop lourde les intentions de mise en scène, on sent que Ness va apparaître au second plan et surprendre leur conversation à son propos…
De Palma ressort aussi ses fameuses demi-bonnettes, mais il y a dans Les incorruptibles une occurrence de ce procédé qui lui est cher avec un faux-raccord flagrant. On passe plusieurs fois d’un plan de face de Connery et Costner à un gros plan de profil de Costner avec Connery de face en arrière-plan, alors que les personnages sont censés être côte à côte. Pour que les acteurs soient disposés ainsi, au tournage il était impossible que leur changement de position d’un plan à l’autre passe inaperçu ; c’est voulu, pour la stylisation, mais je trouve que ça ne passe pas.

Autrement, il y a des scènes bien filmées, où la mise en scène a du sens, mais aussi d’autres moments où les artifices du réalisateur n’apportent pas tant que ça. Les cadrages et les plans-séquences sont maîtrisés, mais servent juste à faire passer des scènes qui restent quand même un peu molles.
Dans Blow-out, Pulsions et Body double, chaque séquence a quelque chose qui captive le spectateur, et je suis loin d’avoir ressenti ça dans Les incorruptibles.
Pourtant, il y a de bonnes scènes, les acteurs ont une bonne alchimie, … mais on sent que ce n’est pas un projet dont Brian De Palma a été le concepteur de bout en bout, la mise en scène est là pour rendre l’histoire plus intéressante mais les deux ne sont pas en synergie tout du long.
Je trouve que le film essaye de faire intervenir beaucoup de sujets, d’évènements, de personnages, mais sans tant les développer. On a le journaliste fouineur, l’homme qui brise la loi pour la faire respecter, etc… mais ça n’apparaît qu’au goutte-à-goutte. Le journaliste par exemple ne trouve son utilité que dans 3 ou 4 scènes au total, et disparaît complètement le reste du temps.
Mais le plus gros manque que j’ai ressenti concerne Al Capone, qu’on voit très peu au final, et il n’est qu’esquissé. Il faut croire que deux heures n’étaient pas suffisantes, il aurait fallu une fresque d’une plus grande ampleur, comme Le parrain.

Pas un mauvais film, mais ça aurait facilement pu être plus oubliable sans De Palma.

Bande-annonce VO :

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