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 Police python 357

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Police python 357   Dim 10 Jan 2016 - 23:31


Fiche du film :
Réalisateur : Alain Corneau
Scénaristes : Alain Corneau, Daniel Boulanger
Année : 1976
Genre : Policier / Drame
Acteurs principaux : Yves Montand, François Périer, Simone Signoret

Mon avis :
Police python 357 est un film dont j’ai entendu parler pour la première (et unique) fois quand un de nos profs d’école de ciné l’avait évoqué durant son cours, dans je ne sais plus quel contexte. Il disait qu’on trouvait déjà dans ce polar français de 1976 l’intrigue qui est exploitée dans je ne sais quelle saison de Dexter. Je n’aime pas Dexter, mais je me suis dit que si ce film avait inspiré, ou alors du moins avait devancé, une intrigue de cette série américaine ultra populaire, ça devait être pas mal.

J’ai souvent espéré retrouver dans d’autres films un substitut à Dirty Harry, de loin mon polar favori. Une œuvre avec la même ambiance, la même ardeur. J’ai cherché dans les films policiers américains, sans résultat jusque là.
J’ai cru pouvoir trouver mon bonheur dans Police python 357, qui semble sous bien des aspects inspiré du film de Don Siegel, sorti cinq ans plus tôt.
Yves Montand prend la place de Clint Eastwood, ils ont le même profil, pratiquement la même tenue, et se baladent tous deux avec un gros calibre que l’on charge avec des cartouches Magnum. Je doute que ce soit un hasard.
Marc Ferrot, le personnage de Montand, joue également un flic zélé, qui aime gérer les problèmes tout seul. En même temps qu’il prépare son petit-déjeuner, il charge son arme avec des cartouches qu’il confectionne lui-même ; comme si les deux occupaient la même place dans son quotidien. Avec une vie pareille, il est solitaire… mais dès sa première arrestation à laquelle on assiste, il est photographié en secret par une femme, Sylvia, qu’il croise par hasard dès le lendemain. A leur rencontre suivante, elle se vexe car Ferrot reste de mardre à ses avances peu subtiles (Sylvia le fixe, son visage à 5cm du sien). Puis ils se revoient par hasard, et Ferrot reste comme figé devant elle. Et alors ils couchent ensemble. Soudain, on ne sait combien de temps plus tard, quelques jours il semblerait, le héros dit vouloir vivre avec elle.
Et tout le début du film ne fait que traiter de cette romance, très maladroitement en plus.
On ne comprend pas bien les relations entre les personnages pourtant : Sylvia est la maîtresse du commissaire, sans que ça ne soit jamais dit explicitement. Ce qui a retardé ma compréhension, c’est le fait que l’épouse du commissaire soit consciente de l’existence de Sylvia. Une situation peu ordinaire donc, qui aurait méritée des explications plus claires.
Les défauts de l’écriture se retrouvent aussi dans certaines tournures de phrases pas naturelles, des dialogues et comportements vraiment bizarres. Ferrot, en s’adressant à Sylvia, enchaîne "je t’aime", puis"viens avec moi" et sans même laisser de silence, la gifle.
Le choix d’une actrice italienne pour Sylvia pose aussi problème, elle n’a pas simplement un accent, elle a du mal à prononcer ses répliques.

J’aurais aimé plus de soin dans le traitement de cette relation, qui fait forcée et expédiée ; un sentiment renforcé quand l’intrigue policière démarre enfin, et fait passer tout ce qui a précédé pour de l’exposition que les scénaristes se sont permis de bâcler pour passer à la suite.
[SPOILER] Le concept est brillant : cette fille que ces deux hommes aimaient se fait tuer par le commissaire, et Ferrot passe après, en laissant derrière lui des témoins de sa présence ainsi que pleins de détails qui pourraient l’accuser.
Et c’est lui qui est chargé de l’enquête, car ni lui ni le commissaire ne soupçonne quoi que ce soit sur l’autre.
L’investigation de Ferrot le met dans des situations problématiques, il doit à la fois s’occuper des témoignages et mener ses collègues sur une fausse piste tandis qu’il cherche le vrai coupable.
Oui, les idées sont superbes. Le traitement, c’est tout autre chose. Il n’y a pratiquement pas de tension, le héros se débarrasse de ses problèmes beaucoup trop facilement : soit il est confronté à un témoin qui n’avait pas bien vu son visage, soit il trouve une excuse vite fait pour ne pas prendre le témoignage et laisse ses collègues s’en charger.
Quand Ferrot a finalement une preuve de son innocence et de la culpabilité du commissaire, il ne s’en sert pas (pour ceux qui ont vu le film : le magnéto ne s’arrête pas après que Ferrot ait parlé).
Il préfère un moyen beaucoup plus, euh… radical de ne pas être reconnu.
C’est à se demander quand même comment les autres policiers restent aussi longtemps dans le flou, quand en plus de tous les éléments évoqués, on détermine que le tueur utilise un Python 357.

Concernant la mise en scène, la séquence d’intro du petit déjeuner est la seule idée que j’ai apprécié. Il y a un peu d’expérimentation lors de cette séquence de dialogue entre Sylvia et son amant, remplie d’ellipses, les personnages se retrouvant en un point différent de la pièce à chaque cut. Ca ne marche pas du tout, et je ne vois pas ce qui empêchait d’enchaîner simplement ces répliques.

Bande-annonce :

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