La Crypte

Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 Antigang

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Fry3000
King of the zombies
King of the zombies
avatar

Masculin Nombre de messages : 8764
Age : 25
Date d'inscription : 16/05/2007

MessageSujet: Antigang   Sam 22 Aoû 2015 - 15:59


Fiche du film :
Réalisateur : Benjamin Rocher
Scénaristes : François Loubeyre, Tristan Schulmann
Année : 2015
Genre : Policier / Action
Acteurs principaux : Jean Reno, Alban Lenoir, Caterina Murino

Mon avis :
Je ne m'imaginais pas que j'irais voir Antigang au cinéma lorsque sont apparues les premières affiches. Je réagissais alors uniquement à des choix visuels, à l'image que les publicitaires avaient voulu donner du film. Bizarrement, ils ont opté pour un copié/collé du style de l'affiche de Pitch perfect : tous les personnages alignés devant un mur de béton, avec le titre tagué derrière.
Les affiches suivantes n'étaient pas mieux, avec leurs citations de M6 mobile et de Skyrock... en sachant, en plus, que M6 fait partie des producteurs.
Mais je voulais voir un film d'action, le jeu Hotline Miami m'a donné une soif de violence qui ne peut être étanchée que par des films récents, bien plus propices à contenir une brutalité aussi vive que dans le jeu.
Et au vu des premiers avis de spectateurs d'Antigang, aussi bien ceux positifs, étonnamment majoritaires, que négatifs, le film assurerait du côté des combats.

Un des personnages déclare dans la bande-annonce "On n’est pas aux Etats-Unis" ; ironiquement, Antigang fait tout pour synthétiser l’esprit des films d’action US bourrins des 80’s et 90’s. Adieu le réalisme, ici les policiers font dans la démesure, ils foncent dans le tas sans aucune tactique, sans aucune prudence, ils détruisent tout et tabassent les méchants à coups de batte. On apprend que lors de leur première intervention dans le film, ils font 40000€ de dégâts, mais on ne les réprimande qu’oralement. Ce n’est que lorsqu’il y a des dommages humains que, bizarrement, l’un des héros se rend compte de lui-même que "à force de jouer les sales gosses", ça finirait mal.
On a du mal à croire à cette représentation des forces de l’ordre, ce qui n’est pas tant le problème mais plutôt le fait qu’Antigang ne cherche pas suffisamment à se détacher de la réalité. Dans un film comme Commando, on pardonne tout et on jouit de la démesure parce que c’est tellement over-the-top qu’on est comme transporté dans une autre dimension où rien n'a de conséquence. Or, il y a encore dans le film de Benjamin Rocher des moments sérieux, voire graves. Bien sûr, c’était un bon choix d’essayer de concilier des passages fun avec d’autres plus dramatiques, mais un meilleur équilibre aurait pu être trouvé.

En tout cas, quand Antigang assume son esprit fun et très rock’n’roll, il s’en dégage une bonne ambiance, une complicité crédible entre les policiers, même si les touches d’humour peuvent s’avérer un peu lourdes. Dans le commissariat, on se croirait presque dans les bureaux de 99 francs, tant les personnages sont loin de la représentation classique du flic. A vouloir être cool, jeune, décomplexé, le film rend ses personnages un peu trop vulgaires et puérils. Mais je trouve surtout dommage que la relation entre les deux personnages principaux, ceux de Jean Reno et Alban Lenoir, de deux générations différentes, ne soit pas plus travaillée. On comprend qu’ils sont censés être proches, mais on ne le ressent pas.

Pour ce qui est de l’action, il y a de brefs moments de brutalité extrême et gratuite qui sont bien plaisants : l’utilisation d’un bélier lors d’un combat, et un choc entre deux véhicules qui doit être le plus violent que j’ai vu dans un film. On se demande comment les personnages font pour survivre, mais j'aurais tout de même voulu qu'on ait plus de moments comme ceux là.
Les chorégraphies des combats sont correctes mais n’ont rien de spécial ; j’ai été pas mal déçu par cet affrontement où l’on "pète la gueule à un gros black" (dédicace à Mozinor), le déséquilibre entre les deux adversaires aurait pu donner quelque chose d’intéressant, mais ça se finit en quelques coups.
La séquence d’action la plus importante du film est assurément celle de la fusillade dans la rue, peu réaliste au vu des risques pris par les personnages sans être touchés, mais intense. Et je trouve le choix et l’utilisation des décors superbes. L'esplanade de la bibliothèque François Mitterrand est intéressante à la fois du point de vue de l’architecture et de l’espace ; il fallait bien que ça soit exploité dans un film d’action un jour.
En parlant de ça, Antigang a au moins le mérite, malgré ses influences étrangères (allusions au western et aux films de samouraïs, au vu des tenues des convoyeurs à la fin), de ne pas totalement renier son identité franchouillarde, par le biais de références à la culture hexagonale et de la BO ne comportant que des chansons françaises.

Etrangement, au vu des premiers avis, j’en attendais mieux de ce film auquel, au départ, je ne croyais pas. Antigang est un film d’action correct. Pas brillant, mais correct, ce qui suffit tout de même pour saluer l’effort.

Bande-annonce :

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://deadbydawn.users-board.net
 
Antigang
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Crypte :: Cinéma :: Films divers-
Sauter vers: