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 Laissons Lucie faire

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Laissons Lucie faire   Jeu 13 Aoû 2015 - 18:35


Fiche du film :
Réalisateur et scénariste : Emmanuel Mouret
Année : 2000
Genre : Comédie romantique
Acteurs principaux : Emmanuel Mouret, Marie Gillain

Mon avis :
Je n'ai pas d'envies particulières de films ou de genres de films en ce moment, j'ai juste envie d'en voir. J'ai donc continué avec du Mouret. Je m'étais procuré Laissons Lucie faire, son premier long-métrage... il me tentait pas vraiment, mais il est bizarrement plus simple à trouver que d'autres plus récents.

Je me souviens maintenant, quand j'avais vu le film étant gamin, c'est en raison du titre, ce jeu de mot. Je pensais qu'il y aurait un rapport avec Satan... en fait, pas du tout (et d'ailleurs, ils illustrent ce rapprochement sur une des jaquettes DVD, alors que ça n'a aucun rapport).
Les protagonistes sont Lucie et Lucien, en couple depuis 9 ans.
Lucien est un type mal assuré, maladroit, un peu benêt, qui vient de passer son concours pour être gendarme. Il n’est pas pris, mais est accepté parmi les services secrets. Juste parce qu’il a coché une case, dans un formulaire, proposant de faire partie des services secrets. Ce qu’il justifie en évoquant un rêve d’enfant. C’est complètement absurde, on dirait la vision du monde par un enfant justement… Je suis pas contre, mais au final ça n’est qu’un élément burlesque au milieu d’un film plus terre-à-terre, dommage.
Le nom de code de Lucien est "Il fait beau", ce qui amène des quiproquo tout simples, tout bêtes. Et sa couverture, c’est qu’il n’a aucun boulot. Il est censé "profiter de la vie", ce que je trouve idiot alors qu’au final on l’emmène en mission dans des pays étrangers.

Ce film est bien plus décousu que les autres de Mouret, on n’a pas de nouvelles des services secrets avant les 30 dernières minutes, et pendant ce temps, il se passe tout un tas de petites choses sans rapport direct entre elles, si bien qu’on se demande où on va exactement comme ça.
Lucien rencontre une fille, qui croit que c’est un tombeur (alors que, bon, il parle presque comme Woody Allen), et il accepte sa proposition d’avoir une aventure avec elle.
Lucie s’intéresse à la signification d’un rêve qu’elle fait tous les soirs, où un homme la chatouille avec sa langue, ce qui la réveille tant elle rit.
Elle cherche également à améliorer son couple, après avoir suivi la conférence d’un psy, sur le thème de l’intimité du couple. Je m’attendais à du bullshit, mais force est de constater que le personnage propose une très bonne définition de l’amour : un mélange d’attirance et d’amitié. Beaucoup omettent le second, et beaucoup prennent le premier pour de l’amour. Ca correspond pas mal à mon point de vue.

Le look du film et l’ambiance de la plage fait penser à Rohmer, l’histoire d’espionnage rappelle Truffaut et particulièrement Baisers volés, où Antoine Doinel jouait les détectives privés comme un gosse, et la BO m’évoque étrangement les films de Blake Edwards avec Peter Sellers.
Mais il n’y a pas, dans ce mélange des influences, le charme de Fais-moi plaisir.
Laissons Lucie faire a un côté niais, comme son personnage principal : un benêt qui se comporte comme un petit enfant, qui dit "oui madame" à sa voisine ou "non papa" à plusieurs reprises au cours de la même conversation avec son père.
Mouret cherche à ridiculiser encore un peu plus son personnage en l’affublant d’un pantalon blanc avec des chemises hawaïennes, lui donnant l’air d’un gentil garçon qui veut se déguiser en Scarface.
Tout ça est voulu… enfin je pense.
Mais au final le film est assez bête, plutôt mou, et n’apporte pas grand chose, en terme de réflexions sur les rapports amoureux, par rapport aux films suivants de Mouret.
Certaines sous-intrigues n’ont pas de conclusion, et la fin est très niaise. Laissons Lucie faire est comme un prototype, inachevé, du cinéma de Mouret.

PS : Un certain Emile Louis comme assistant à la mise en scène.

Bande-annonce :
Cette BA est vraiment naze.

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