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 Victoria

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Victoria   Mar 7 Juil 2015 - 22:49


Fiche du film :
Réalisateur : Sebastian Schipper
Scénaristes : Olivia Neergaard-Holm, Sebastian Schipper, Eike Frederik Schulz
Année : 2015
Genre : Thriller / Drame
Acteurs principaux : Laia Costa, Frederick Lau

Mon avis :
Ce n'est sûrement pas l'affiche française qui aurait pu me donner envie de voir Victoria, car si on ne remarque pas le petit logo du festival du film policier de Beaune en haut à gauche, on pourrait croire à une comédie romantique. Même en ayant entendu parler du film au préalable, je n'avais pas directement fait le lien avec ce que j'avais lu sur ce thriller de plus de 2h, filmé entièrement en plan-séquence.
Un concept fort il faut l'avouer, qui m'a poussé à lui seul à aller en salle, malgré les avis mitigés que j'avais lu jusque là.

Un tel concept, ça inclut un grand nombre de défis. Il faut que les acteurs puissent jouer l’intégralité de l’histoire, qui dure plus de 2h, sans erreurs. Il faut que les techniciens suivent, que le caméraman filme l’action correctement tout du long, sans droit à l’erreur non plus. Pour le chef-opérateur, c’est un travail en amont probablement plus conséquent encore, car sans changer de plan il faut qu’à chaque décor les personnages soient bien éclairés. Je me souviens que pour Pulsions de De Palma, il avait fallu huit heures pour éclairer correctement deux pièces dans laquelle la caméra passait lors d’un travelling ; c’est tout dire. Et dans Victoria, le chef-op se permet tout de même des plans à l’esthétique étonnamment travaillée.
De ce point de vue là, je n’ai rien à reprocher au film.
Mais quand on veut faire un plan-séquence de plus de deux heures, il faut s’assurer de maintenir le rythme, puisqu’il n’y a pas d’ellipse possible. Et, dans le cas de ce thriller où l’héroïne vit une sorte de descente aux enfers, il faut réussir l’enchaînement des évènements virant peu à peu au cauchemar, là encore sans pouvoir s’aider d’ellipses temporelles.
Et sur ces deux derniers points, Victoria réussit beaucoup moins bien son coup.

Le film débute dans une ambiance festive, les personnages sont tous saouls, l’héroïne est dans un état d’euphorie qui fait qu’elle ne se méfie de rien, et fait fi de détails qui, pour le spectateur, sont des signes annonciateurs de la tournure que vont prendre les évènements. La jeune Victoria rencontre une bande d’amis, qui prennent à la rigolade un vol de voiture ou de bières dans une épicerie ; il y a un esprit "bon enfant", mais nous, on sait ce qu’il va se passer. D’un instant à l’autre. Bientôt… Il suffit d’attendre un peu…
Et on attend encore un peu plus… Si on en rigole au début, les moments de déconne entre les 5 personnages finissent par se faire trop longs. Et quand le groupe se sépare, on se concentre cette fois sur le flirt lourd et maladroit entre Victoria et Sonne ; au moins 15 minutes s’écoulent durant lesquelles on voit uniquement ce duo bourré blaguer entre eux, un long moment qu’on supporterait mieux en ayant bu soi-même.

Le film a beau s’appeler Victoria et nous présenter tous les évènements par le point de vue de l’héroïne, cette jeune femme est sûrement le personnage qu’on comprend le moins.
Elle insiste plusieurs fois pour quitter le groupe, devant aller au travail d’ici 3h, ce qui lui laisse peu de temps pour dormir, mais au moment de se séparer, elle invite finalement l’un des types à venir dans son café. Eh oui, sinon ce serait la fin du film...
Et quand les autres arrivent et réclament un chauffeur, pour ce qui s’annonce clairement comme quelque chose d’à la fois illégal et dangereux, Victoria répond simplement "ok, no problem" à ces hommes qu’elle ne connaît que depuis une heure. Elle n’insiste même pas pour savoir ce qu’il va se passer.
S’ensuit une rencontre avec un homme qui prévient le groupe d’un braquage de dernière minute et passe deux fois moins de temps à pitcher le déroulement des évènements que le film n’en passe à montrer Victoria et Sonne se draguer.
Les flingues, la fouille corporelle, les insultes, la cocaïne sniffée de force, cela n’inquiète nullement Victoria, qui insiste pour continuer à aider ses nouveaux amis. Bien sûr.
Je ne rentrerai pas en détail dans la dernière partie du film, car je peux résumer en disant qu’elle consiste en des scènes inutiles (la crise dans la voiture) et en des rebondissements tous saugrenus. Aucun des incidents qui relancent l’intrigue dans la dernière partie du film n’a de sens pour moi, entre les policiers qui font sortir les personnages de l’immeuble encerclé, et Victoria qui débarque en jogging dans un hôtel de luxe sans carte d’identité et avec un sac de billets de banque.

J'ai trouvé ça vraiment nul. Il n’y a aucune qualité que je saurais reconnaître à ce film si ce n’est sa réussite technique et le jeu des acteurs.

Bande-annonce VOST :

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