La Crypte

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 L'écume des jours

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: L'écume des jours   Lun 15 Juin 2015 - 17:37


Ayant constaté que je n'ai lu que des comics depuis le début de l'année, à part deux romans de le collection Trash, je me suis dit qu'il était grand temps que je lise quelque chose de plus sérieux. On est en juin, ça veut dire que depuis 6 mois j'ai pas lu de vrai bouquin ?! Et encore, le dernier était les mémoires de Mötley crüe...
L'écume des jours me semblait être un bon choix de roman, c'est un classique, et comme, d'après le court résumé que j'ai lu, j'ai compris que ça parlait du deuil d'un type amoureux, il y avait un potentiel déprimant.
Le livre est aussi dans le top des histoires d'amour sur SensCritique, donc ça m'intriguait, tout en espérant que ça ne soit pas trop niais, ou idéaliste, ou poseur (ce que je reproche à Roméo et Juliette, mais aussi à toutes les comédies romantiques auxquelles j'ai donné une chance).

J’ai acheté une édition rétro, pour son illustration fort charmante en couverture (cf l’image ci-dessus), et ai remarqué au dos que le livre était classé dans la catégorie jeunesse. J’ai vite compris pourquoi. Il y a dans L’écume des jours un esprit très naïf, très enfantin. Son univers est ponctué à chaque page d’éléments fantaisistes, évoquant un conte pour enfant, mais ancré dans un monde semblable au notre.
Mais Boris Vian veut faire de l’absurde tout le temps, j’ai trouvé ça gonflant très tôt. En fait, non, ce n’est pas tant de l’absurde, c’est plutôt du n’importe quoi, à la Quentin Dupieux. C’est gratuit et ça n’a aucun sens.
Alors autant dire que quand l’auteur essaye de tenir un propos, c’est ridicule. Les personnages se lancent page 95 dans une réflexion sur le travail, en en ayant une vision niaise et bête, et en simplifiant la réalité des choses, tout cela au service d’un message révoltant : ceux qui travaillent au lieu de vivre sont bêtes.

Ce qui évoque aussi un livre pour enfants, c’est que le héros, Colin, nous est décrit comme gentil et souriant. Et c’est un type de 23 ans qui n’a pas besoin de bosser, grâce à un héritage qu’il a reçu, du coup l’auteur se complait à décrire ses intérieurs avec toutes sortes de fantaisies. Et là aussi, ça vire au n’importe quoi total ; Colin a inventé un piano qui fait des cocktails en fonction du morceau joué…
Etant donné cet esprit très infantile, j’ai été surpris par le nombre d’allusions sexuelles, même discrètes, au vu de l’époque de l’écriture du livre.
Il y a régulièrement des sous-entendus des plus douteux, l’oncle d’Alise qui lui "caressa la poitrine et les hanches" page 66 (wtf ? c’est sa façon de la saluer ?), page 87 le religieux qui déshabille des petites filles, et on laisse aussi entendre que Nicolas, le cuisinier de Colin, a couché avec deux jeunes filles (il dit qu’au toucher, il a évalué qu’elles avaient 16 et 18 ans).
Un autre truc qui m’a laissé pantois, c’est qu’à un mariage, on invite des "pédérastes d’honneur". Je… c’est censé être… drôle ?

Par ailleurs, les deux personnages principaux, Colin et son ami Chick, ont les filles pour obsession, c’est à la limite des dragueurs compulsifs, plus intéressés par le fait de se trouver une fille que par la personne elle-même. D’ailleurs, Colin passe rapidement de son intérêt pour Alise, la copine de Chick, à Chloé, qui est simplement plus belle.
Lors de leur première rencontre, Colin embrasse d’emblée Chloé dans le cou, puis lui "mordille les cheveux" ( ???). On ne voit rien de leur rapprochement, lors de leur premier rendez-vous, qui consiste à passer devant des vitrines de magasin, ils s’embrassent par erreur, et suite à une ellipse, on apprend qu’ils se marient !
Dans l’intro, Boris Vian dit qu’il n’y a que deux choses qui importent : "l’amour, de toutes les façons, avec des jolies filles, et la musique de la Nouvelle-Orléans ou de Duke Ellington. Le reste devrait disparaître, car le reste est laid". En fait, rien qu’en lisant un propos aussi nauséabond, je craignais que je n’aime ni le livre, ni son auteur.

C’est très rare que je ne finisse pas un livre, mais là j’ai arrêté avant la moitié, car c’est vraiment trop con, ça m’énervait.

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