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 Nekromantik

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Nekromantik   Mar 9 Juin 2015 - 18:06


Fiche du film :
Réalisateur et scénariste : Jörg Buttgereit
Année : 1987
Genre : Drame / Horreur
Acteurs principaux : Bernd Daktari Lorenz, Beatrice Manowski, Harald Lundt

Mon avis :
Etant donné la réputation de Nekromantik, ça fait longtemps que je devais le voir. Le titre et l'affiche en eux-mêmes étaient très charmants aussi, mais je me méfiais de ce type de film underground, réputé parmi les amateurs du genre, mais qui s'avère être creux et ennuyeux.
Le déclic toutefois, c'est quand j'ai vu que l'éditeur anglais Arrow, connu pour ses contenus ultra complets, allait sortir un DVD de Nekromantik. Avec une jaquette conçue par Godmachine en plus, un artiste que j'aime beaucoup.

Le personnage principal de Nekromantik est Robert Schmadtke, un employé d’une société de nettoyage qui s’occupe d’emporter des cadavres sur des scènes de crimes ou d’accidents. Ce job lui permet d’emmener, de temps à autres, des bouts de corps, qu’il conserve dans des bocaux.
Je pensais au départ que l’intention de Buttgereit était de faire un film qui dédramatiserait ce genre de fascination pour les cadavres, puisqu’il prend au départ le contrepied de ce qu’on voit habituellement. Alors que Robert manipule des organes chez lui, on l’imagine aisément être un psychopathe solitaire, or on nous fait découvrir qu’il a une femme. Qui partage sa passion.
Mais en fin de compte, c’est gâché par la simple présence d’une photo de Charles Manson chez les protagonistes, qui, de personnes ayant un hobby atypique, les ramène au statut de simples psychopathes.
Et un autre problème par rapport à ça, c’est que Buttgereit cherche à expliquer de façon rationnelle ce comportement, ce qui l’amène inévitablement à faire appel à de la psychologie un peu trop basique. Alors que le héros découpe un cadavre, un montage alterné nous montre un homme, probablement le père de George, qui dépèce un lapin.

Un jour, Robert ramène chez lui une surprise pour sa compagne : un cadavre en décomposition. A force de le tripoter, et notamment de lui titiller le globe oculaire, ils sont tout excités et se font un plan à trois avec le cadavre. En lui mettant un bout de bois à l’entrejambe, son pénis ayant disparu.
La séquence, qui se déroule sur une musique romantique en boucle, est assez grotesque. C’est très long, et il y a en permanence un effet psychédélique moche qui dédouble l’image, et fait qu’on ne comprend pas tout le temps ce qui se passe.
Ca n’est pas risible pour autant (malheureusement, car ça aurait fait un bon point), mais c’est à la fois laid et idiot. La femme lira même plus tard une histoire romantique au cadavre, adossée contre lui.
Il faut en revanche reconnaître que Nekromantik dispose de bons effets spéciaux, très réalistes et soignés (je m’attendais à l’amateurisme d’un Andreas Schnaas), alors même que dans tout le reste du film, le réalisateur veut faire du sale : l’image est crasseuse et sombre, le générique est comme écrit à la main, à la craie, et on s’attarde sur des choses comme un type qui pisse, du moment où il ouvre sa braguette jusqu’à ce qu’il la referme. Ce qui n’a aucune fonction si ce n’est apporter une souillure supplémentaire dans le film.

Mais il y a d’autres passages qui n’ont, véritablement, aucune utilité, comme toute cette séquence où le héros va au cinéma voir un film (vraisemblablement un autre de Jörg Buttgereit), puis rentre chez lui sans que rien ne se soit passé.
Nekromantik ne dure qu’1h13, générique de fin inclus, mais il est, par moments, terriblement long.
En fait, à partir du moment où Robert se fait larguer par sa copine, il ne fait pratiquement rien pendant 30mn, il erre sans but. Et pour combler le vide, le réalisateur intègre des séquences sans rapport avec l’intrigue, si ce n’est leur lien avec le thème de la mort : il y a cet homme qui tue par inadvertance son voisin, qu’on ne reverra plus ensuite. A moins que cela serve uniquement à expliquer d’où vient le cadavre récupéré par le personnage principal, ce n’est pas bien clair, mais dans tous les cas, on aurait très bien pu se passer de voir ça.

[spoiler]
C’est à quelques minutes de la fin qu’on en arrive là où Buttgereit voulait vraiment nous amener, le suicide de Robert. Qui éjacule pendant qu’il s’éventre.
Il y a une bonne idée de conclusion ensuite, mais je me dis du coup que le film aurait gagné à être un court-métrage. Car il n’y a que quelques idées dans le film, et entre chacune d’entre elles, Buttgereit meuble à mort. Et même là, il n’atteint qu’1h13 en tout.
Evidemment, Nekromantik n’aurait pas eu la même visibilité en tant que court-métrage, mais autrement il aurait fallu remplir le long de véritables sous-intrigues.

Bande-annonce VO :

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