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 Trash #9 : Garbage rampage

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Trash #9 : Garbage rampage   Lun 12 Jan 2015 - 14:45


Auteur : Julian C. Hellbroke
Année : 2014
Editeur : Trash éditions

Après Pestilence, l'autre livre de la collection "Trash" qui m'intéressait le plus, c'était Garbage rampage. J'étais surtout attiré par le fait qu'il s'agisse d'une histoire policière dans le New York des 80's, ça me faisait repenser au charme des rues sales et insidieuses telles qu'on les voit dans Cobra ou Dirty Harry (même si ce dernier se passe à San Francisco). Et d'ailleurs, j'ai revu ce film-ci la veille du jour où j'ai commencé le livre...
Bon après, Garbage rampage parle de rats géants, mais pourquoi pas.

L'auteur essaye précisément de décrire ce que j'attendais de cet ouvrage, emplissant les premières pages d'ordures éparpillées, de sacs poubelles éventrés, d'odeur de pisse, ...
Il décrit la ville immonde avec par moments des idées bien évocatrices, donnant un air de nouveauté à quelque chose de déjà vu, en comparant par exemple New York à un parasite planté sur le dos de la Terre, dont celle-ci voudrait se débarrasser.
Comme pour Pestilence, l'auteur de Garbage rampage cherche à faire des descriptions soignées, détaillées, s'efforçant de trouver de belles métaphores, que ce soit pour décrire un spectacle trash ou... le corps de l'héroïne, une femme détective du nom de Gamble Farley.
D'ailleurs je trouve que c'est une assez bonne idée, moi qui m'imaginais comme personnage principal un flic coriace et désabusé de polar.
Quand Gamble prend un moment pour regarder son reflet, c'est dans la vitrine d'un sex-shop, forcément.
J'aime l'idée que la crasse est partout, c'est ce que je voulais, et pourtant, je trouve quand même que Julian Hellbroke en fait trop, toutes ces évocations de merdes, de croûtes, d'ordures, présentes dans n'importe quelle scène, n'importe quel décor, ça fait forcé.
Même si une fois ou deux, l'excès m'a amusé (le légiste qui part dans toute une explication, quand il dit que la ville a la chiasse), et m'a semblé donné du caractère aux personnages (le chef de la police qui parle en mangeant les voyelles "qui l'emmerdent").
Mais je pense que le récit gagné à être tempéré. Mettre de la saleté, du trash, du dégueu, oui, mais pas tout le temps, contraster avec une dose de normalité par-ci, par-là.

Quand on découvre un personnage d'inspectrice d'une agence de sécurité alimentaire, elle suce un type aux toilettes. On ne sais pas qui, pourquoi, ou comment.
Il y a des scènes de sexe gratuites, comme dans un véritable film d'exploitation en fait. Seule la 3ème est un peu plus justifiée, grâce à l'idée que le policier se tape une prostituée qui lui évoque Farley. C'est surtout intéressant parce que les personnages se détestent, et que le flic est bien raciste et misogyne, mais il n'en désire pas moins sa collègue.

Au final, les descriptions trashs sont le principal atout du livre, même si ça manque un peu de variété dans les massacres. Il est à chaque fois questions d'attaques de rats mutants, qui bouffent des SDF, des junkies ou des prostituées.
Bon, l'idée des rats déformés qui violent des femmes humaines, c'est pas mal aussi, ça fait penser à du Elvifrance.
Mais sinon, la trame en elle-même est sans surprises. On découvre très tôt les rats, ils accumulent les victimes, les policiers enquêtent, l'un d'eux trouve les rats, puis l'autre aussi, personne ne les croit, et on lance l'attaque finale sur les mutants. C'est un déroulement très classique, très linéaire.
Le point positif par rapport à l'autre Trash que j'ai lu, Pestilence, c'est que ça se finit mal, ce qui me semblait être l'issue la plus logique. Pas de happy end.

Julian C. Hellbroke est aussi auteur de "Midget rampage : Le nain au costume de sang", un titre on ne peut plus évocateur. Ca sent le gros amateur de séries B ou Z, et dans Garbage rampage, il fait non seulement référence à son autre livre (via un article de journal lu par un des personnages), mais aussi à Basket case, avec ce que j'appellerais un cameo littéraire, le héros du film faisant ici une apparition dans une scène en métro. Tout comme le personnage faisait un cameo dans un autre film de Frank Henelotter, Brain damage.
C'est assez amusant et peu courant pour être signalé.
Mais sinon, quand l'auteur fait allusion à des séries B par le biais des pensées de son héroïne, qui se fait par exemple une réflexion à la vue d'une affiche de film, on sent que ce n'est pas elle qui parle, j'imagine mal le personnage dire ce qu'elle dit. C'est Hellbroke qui parle à travers elle.

Je lirai peut-être d'autres Trash plus tard. "Sous la peau" me fait de l'oeil, avec sa cover bien hard, et son résumé qui parle d'une histoire d'amour...

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