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 The dirt : Mötley Crüe

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: The dirt : Mötley Crüe   Lun 22 Déc 2014 - 22:26


Fiche du livre
Auteurs : Mötley crüe et Neil Strauss
Année : 2001
Genre : Autobiographie

Mon avis :
Il me fallait lire The dirt. Le livre de Mötley crüe. Non seulement car j'adore le groupe et que pour moi Kickstart my heart est une des meilleures chansons qui soient, mais aussi parce que cet ouvrage, un best-seller par ailleurs, est désigné par de nombreuses critiques comme étant le témoignage ultime de l'époque "sex, drugs & rock'n'roll". Mötley crüe est un groupe qui était connu pour sa débauche, et ici ils racontent tout, sans langue de bois.
A l'initiative de ce bouquin, il y a Neil Strauss, qui pour moi jusque là était uniquement l'auteur de "The game", ouvrage de référence de ces losers de PUA. Mais apparemment, Strauss avait aussi déjà co-écrit une biographie de Marilyn Manson, donc "he's cool in my book" maintenant.

Parmi les citations sur la 4ème de couverture, il y a celle-ci du New York Times : "Open it anywhere and find a story to remember".
Eh bien le bouquin débute quand trois des membres du groupe vivaient ensemble mais étaient fauchés, c’était avant leurs heures de gloire, et pourtant déjà on lit des trucs dingues. La maison qu’ils partageaient était littéralement un dépotoir, et on nous raconte des trucs ahurissants rien que par rapport à ça (l’absence de papier toilette, remplacé par des journaux éparpillés sur le sol, les cafards partout, les ordures entassées, …). Et les 3 amis semblaient partager tout, absolument tout, sans aucune gêne. Ils pouvaient baiser n’importe qui devant les autres, sans problème.
Mick était déjà le membre à part à l’époque. C’est le plus âgé, et tout au long du livre on voit qu’il est à l’écart du reste du groupe, c’est un outsider. Je ne dirais pas que c’est le sage du lot, mais comparé aux autres, si, un peu.
Chaque "personnage" (je suis tenté de les désigner ainsi) a aussi une backstory de dingue.
On commence par Nikki Sixx, qui à 14 ans était déjà un punk complètement drogué. Il s’est entaillé le bras et a accusé sa mère pour pouvoir réclamer son indépendance. Il a ensuite logé chez des prostituées qui ont eu pitié de lui.
Il a volé son nom de scène à un type qu’il connaissait, devenu un "born-again christian".
Il a rencontré Mick Mars en premier, qui au début n’en avait un peu rien à foutre car ils n’avaient pas du tout les mêmes goûts musicaux.
Vince Neil quant à lui évoque plus tard son enfance à Compton. Ce qu’il raconte sur la vie là-bas est effrayant. Moi qui pensais que ces films et jeux-vidéos exagéraient la réalité.

Certes on s’intéresse à Mötley Crüe et ses membres, mais c’est vrai que le livre fonctionne aussi comme le témoignage d’une époque dingue, et de sphères sociales de malades (il y a une anecdote où l’un des membres voit dans un bar un Hell’s angels virer un des siens, et lui retirer son tatouage des Angels avec un couteau).
Pour l’enregistrement de leur premier album, à défaut d’avoir de l’argent, un des membres du groupe a baisé la fille qui bossait là-bas. Et c’était avant qu’ils soient des stars. Une fois célèbres, il y a Vince qui a baisé le rencard du type qui les a aidé à signer avec une maison de disque, mais apparemment c’est ok…
Ah ouais, ça se passait comme ça ? A la façon dont ils racontent, ça paraît simple et naturel.
Il y a des anecdotes hardcore mais fun, comme quand Nikki plante un clou dans l’oreille d’un type qui se prétend punk, mais régulièrement, le livre se rapproche de la limite avec le glauque et le plombant, comme quand Vince parle d’une ex-copine morte dans un deal de drogues en laissant derrière elle une fille qui était peut-être de lui …
Très étrangement, on passe aisément d’un côté à l’autre de la frontière, parfois plusieurs fois durant la même histoire ; je pense à cette histoire où Tommy et Nikki se partagent une fille défoncée, dans un placard, c’est tour à tour amusant et effrayant, au fil du récit des évènements…
C’est fascinant de voir ce que dont sont capables les gens quand tout le monde les traite comme des dieux, et les filles sont prêtes à tout pour grapiller un peu de cette notoriété en couchant avec eux. Il y a cette histoire du téléphone dans le vagin…

On en apprend beaucoup sur le groupe et certains de leurs albums.
Mick Mars avait débuté en faisant du blues.
Le look du groupe, à partir de l’album Shout at the devil, leur vient d’un visionnage de Mad Max et New York 1997, deux films qu’ils ont vu non-stop quand Nikki avait un plâtre.
Pour Shout at the devil, Nikki Sixx lisait des ouvrages occultes, et avait peint des pentagrammes dans le logement qu’il partageait avec Lita Ford. Lui et l’un de leurs managers (il me semble) témoignent que des objets volaient dans la maison…
Lors de leur tournée avec Kiss, Mötley crüe s’est fait viré parce qu’ils étaient trop "wild".
Avec Ozzy Osbourne, c’est l’inverse, c’est le WTF complet, Ozzy faisait des trucs qui feraient pâlir les types de Jackass : il a notamment sniffé des fourmis et a défié Nikki de boire lécher sa propre pisse, pour finalement le faire lui-même. Je veux dire, lécher la pisse de Nikki. Et apparemment, quand Sharon, la femme d’Ozzy, est là, il se comporte normalement.
Au Japon, à Hiroshima, Tommy a insisté pour débuter en chantant "You dropped the bomb on me".
C’est sûr, les membres de Mötley crüe n’ont pas peur d’exposer les choses les plus honteuses et leurs torts, dont ils sont maintenant conscients.
C’est ce qui rend le bouquin aussi intéressant, même si ça a un aspect de magazine à ragots, je suppose.
Bon après, il y a un truc que j’ai eu du mal à croire : les yakuzas qui braquent leurs flingues sur le membre du groupe qui les a attaqué, bourré, dans un restaurant, et qui ne le butent pas… Et ensuite, des yakuzas qui se vengent de celui qui a baisé l’une de leurs copines, en piquant juste une rolex…
En tout cas, ils racontent tant de trucs fous dans ce livre, qu’à la fin, j’étais moins étonné. Ca aide à comprendre que ces types puissent facilement perdre le sens de la réalité…

C’est intéressant aussi de voir comme leur carrière est arrivée à un point mort, que leurs vies ont dérivé, et ensuite voir comment ils ont été réunis : par des avocats et hommes d’affaire qui voulaient toucher de l’argent sur les albums qui suivraient les retrouvailles.
Peu importe le bonheur et le bien être des membres du groupe, tant qu’ils forment un groupe qui rapporte.
Au fil du livre, je savais jamais si les 4 membres de Mötley crüe étaient potes ou non, s’ils se détestaient ou pas. Ils se séparent, ils se disputent, ils se frappent, …
Chacun semble assez différent en plus.
Tommy est la grande gueule, et se dit être romantique, ce sur quoi j’ai des doutes, même s’il semble effectivement avoir plus de cœur que Nikki. Il exprime sa reconnaissance envers son père, qui a encouragé son intérêt pour la musique. Et des années plus tard, en prison, il fait preuve d’une passion folle et insoupçonnée quand il écrit des lettres à Pamela Anderson.
Nikki lui blâme son père qui l’a abandonné tout jeune de tous ses problèmes : son comportement dégueu et son addiction à la drogue. Mais bon, on le voit tout au long du livre, ces mecs ne tirent jamais aucune leçon de ce qui leur arrive.
Mick, c’est tout l’inverse, tout le monde dit qu’il n’a aucun ego, et que n’importe qui profite de lui. Il lui arrive que des merdes, entre sa maladie, ses copines, exs et amis qui l’exploitent, ce procès d’une strip-teaseuse après un accident de chasse… Et il est tout le temps fauché. Heureusement, au moment où le bouquin s’achève (il a été publié en 2001), il semble avoir trouvé la femme de sa vie.

Le livre alterne tout le temps entre les narrateurs, et arrive tout de même à éviter les répétitions. Soit parce qu’on obtient un point de vue différent sur un même évènement, soit parce que tel intervenant prendre le relai d’un autre dans le récit.
Evidemment, les différences de point de vue apportent quelques passages marrants. On découvre que Vince a menti à Tommy en disant ne pas l’avoir appelé pour auditionner pour son groupe parce qu’il avait perdu son numéro en lavant son jean. Alors qu’il ne porte pas de jeans et ne lave pas ses vêtements.
Et au final, au bout de 5mn de jam entre eux, ils créent Live wire…

Il y a une partie vraiment à part du livre où Vince raconter la découverte d’une tumeur sur sa fille, et finalement, sa mort. On se rend compte qu’on est tous égaux devant ce type de drames ; j’avais presque les larmes aux yeux en lisant.

L’ouvrage est vraiment classe, la mise en page est claire et soignée, embellie par des sortes d’enluminures et un tas de photos et de documents : un bulletin d’école, une amende, … On a aussi une photo de Nikki en SS (!!!)
J’adore le groupe, leur musique et leur look, mais en tout cas, après tout ce que j’ai lu, je ne les admire pas. Ce sont des enfoirés immondes, et on dirait qu’ils ne changeront jamais…

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