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Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
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 Serial mother

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Serial mother   Mar 9 Déc 2014 - 0:45


Fiche du film :
Réalisateur et scénariste : John Waters
Année : 1994
Genre : Comédie
Acteurs principaux : Kathleen Turner, Sam Waterston, Ricki Lake

Mon avis :
Serial mother n'est pas un film qui me tentait tant que ça, mais c'est une réalisation de John Waters, et j'ai trouvé le DVD français, un peu rare, dans une brocante... Il s'agit d'une "édition spéciale", ce qui inclut... une bande-annonce et un commentaire audio "sous-titré en intégralité". Ah oui, en opposition à ces DVD où le commentaire n'est sous-titré que partiellement...
Le DVD par ailleurs est assez daté, l'image semble provenir d'une pellicule cinéma française, puisque les textes à l'écran sont dans notre langue, mais l'image a des défauts, vers le début on a même un minuscule rectangle noir qui reste affiché à l'image, et par moments, à l'apparition des sous-titres français, une ligne blanche apparaît sur le bord de l'écran... Ce DVD a dû être édité aux débuts de ce nouveau medium...
Si le film ne m’intéressait pas tant, c’est parce que son principe est très simple et déjà vu : comme pas mal de films des 80’s, Serial mother nous montre l’envers du décor de la banlieue américaine. Kathleen Turner joue Beverley Sutphin, la femme au foyer parfaite, mais pour Waters (tout comme Joe Dante, Wes Craven, ou Bob Balaban, qui ont fait des films sur le même principe, plus ou moins), cette façade est trop clean pour ne pas cacher quelque chose de plus sombre.
Et de plus, Serial mother fait partie des films mainstream de John Waters, avec un casting assez étonnant, comprenant Kathleen Turner, Sam Waterston, Matthew Lillard, et Justin Whalin qui joue Jimmy dans la série Loïs et Clark (qui se retrouve à feuilleter des "Betty pages" et à regarder du porno rétro). Et pourtant, on retrouve quand même des acteurs fétiches du cinéaste, comme Ricki Lake, Mink Stole, Traci Lords et Patricia Hearst.
La BO, encore plus étonnant, est de Basil Poledouris (dont le nom est mal écrit au générique), à qui on doit les musiques mythiques de Conan et La chair et le sang. Et à côté de ça, on a quand même un concert des L7…

Jouant en quelque sorte dans la cour des grands avec ce film, Waters semble vouloir s’appliquer un peu plus dans sa mise en scène, mais il n’en est pas pour autant subtil. Le film démarre par une conversation en famille au petit-déjeuner, qui dérive sur le sujet du crime, avec la mère qui défend un criminel tout en essayant de tuer une mouche. Il est censé y avoir une montée en puissance durant cette scène, la musique est ascendante, les répliques s’accumulent, mais concrètement, il ne se passe pas grand-chose. Quand la musique atteint son pic, la mère écrase simplement l’insecte. Qui laisse une tache à côté de laquelle s’affiche "Written and directed by John Waters"… (plus tard, il fait lui-même la voix de Ted Bundy).
On comprend aisément tous les messages que veut nous faire passer le réalisateur.

Chez les Sutphin, on est à la limite de la parodie de sitcom, avec supplément de niaiserie. Waters donne l’impression de troller en construisant un univers qui représente tout l’inverse de ce qu’il est. Et ce de façon un peu trop insistante.
C’est tout de même marrant de voir par la suite comme Waters défonce tout ça avec son monde de crasse et de vulgarité. Kathleen Turner s’éclate, quand elle ne joue pas à la ménagère modèle, elle se comporte comme une détraquée avec l’énergie et l’espièglerie d’une gamine.
Son personnage s’applique tellement à être parfaite qu’elle évacue la frustration, aussi petite soit-elle, d’abord par des appels anonymes, puis par le meurtre.
Mais elle est loin d’être une bonne tueuse, elle agit par impulsion, et laisse beaucoup de témoins et de preuves derrière elle. Elle manque de finesse, tout comme Waters, qui fait dialoguer ainsi l’héroïne avec des éboueurs à propos de leur voisine : "Je la déteste" – "Oui moi aussi" – "Quelqu’un devrait la tuer" – "Oui, il faudrait que quelqu’un le fasse". Bon ok, on a compris, vous êtes lourds.
Et il y a aussi tout un tas de scènes totalement irréalistes, comme lorsqu’une dizaine de voitures de police suit Beverley alors qu’elle n’est que suspectée de meurtre, ou quand un des ados se branle en hurlant et en sautant dans son lit. Ok, c’est censé être "comique", mais c’est juste trop idiot.

Au bout de 30mn de film, Beverley a déjà laissé beaucoup trop d’indications la désignant comme étant la tueuse ; je pensais qu’il y aurait des retournements de situation, que l’héroïne s’en sortirait par des stratagèmes futés et sournois, … après tout, il restait 1h de film. Mais non, Beverley continue juste de tuer, en prenant de moins en moins de précautions. Waters aurait dû s’inspirer des intrigues de vrais thrillers, pour relancer l’intérêt du spectateur.
Finalement, arrive le procès de Beverley ; comme je l’espérais, l’héroïne s’en sort impunie, mais ce qui est très décevant, c’est que là non plus ce n’est pas par des twists intelligents, mais plutôt par le biais de scènes gaguesques et poussives…

Serial mother est, pendant un moment, un bon divertissement, mais dans l’ensemble c’est un peu trop bête et paresseux, dommage.

PS : Un personnage vomit devant Blood feast, non mais n’importe quoi, c’est de la SF là…

Bande-annonce VO :

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