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 The god of cookery

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: The god of cookery   Dim 26 Oct 2014 - 23:43


Fiche du film :
Réalisateur : Stephen Chow, Lik-Chi Lee
Scénaristes : Stephen Chow, Man Sang Lo, Kan-Cheung Tsang
Année : 1996
Genre : Comédie
Acteurs principaux : Stephen Chow, Karen Mok, Vincent Kok

Mon avis :
Stephen Chow s'est fait remarquer mondialement avec Shaolin soccer puis Crazy kung fu, mais il faisait déjà avant des comédies loufoques du même type, mais qui ne se sont pas aussi bien exportées. J'ai dû fouiller dans cette partie de sa filmographie, pour avoir droit à des films aux mélanges aussi improbables que ceux de Shaolin soccer et Crazy kung fu. J'ai opté pour God of cookery.

Le nom du film fait référence à un titre honorifique détenu par le héros. C'est pas bien logique, mais ça lui donne également le droit d'être le seul juge d'un concours de cuisine pour choisir... le nouveau "God of cookery". Evidemment, il refuse d'attribuer le titre à quiconque.
On découvre le personnage dans un marché miteux, faisant la critique d'un bol de nouilles, en faisant des remarques détaillées, intéressantes par leur crédibilité.
Mais quand il critique de grands chefs, il est tout aussi odieux.
Il s'avère que le protagoniste est un imposteur, en plus d'être un vrai enfoiré. A noter que c'est Stephen Chow lui-même qui l'incarne... et qu'il lui a donné son propre nom.
Le héros perd un jour la face et se retrouve à la rue, mais amorce sa ré-ascension grâce à un nouveau produit, un mélange ultra juteux de crevettes et de boules de viande de bœuf, nommé "pissing beef balls". Je pense qu'il y a une blague impossible à traduire en VO, puisque les crevettes sont désignées comme des "pissing shrimps", ce qui doit faire référence à un terme précis en cantonais, et ça n'est que le mélange du terme avec le bœuf qu'il doit y avoir un jeu de mot obscène.
C’est marrant, l’histoire pourrait vraiment être celle d’un film de Will Ferrell (genre Anchorman 1, ou Anchorman 2, ou Talladega nights, mais avec un cuisinier), mais avec l’humour asiatique. Ce qui est tantôt une bonne, tantôt une mauvaise chose.

Contrairement aux comédies US, la plupart des gags ne passent pas par la parole mais la mise en scène. Stephen Chow reprend à fond les codes du manga et de l’anime, vu les mouvements des personnages, le dynamisme du montage, certains gags visuels, …
Les scènes de cuisine ici sont l’équivalent des scènes de foot dans Olive & Tom, c’est dans l’hyperbole total, chaque action devient épique : les participants mélangent de la sauce dans les airs, balancent les ingrédients et les découpent alors qu’il volent dans tous les sens.
Comme dans tous les films de Chow, il y a du kung fu et des pouvoirs mystiques (les cuisiniers qui chauffent un plat grâce à leur force intérieure), des combats de la part de personnages improbables. Et pour une fois, un peu de chant.
Bon par contre, on retrouve cet humour purement asiatique, assez gênant pour le spectateur occidental (même dans Shaolin soccer, gros succès mondial, il y avait de ça). Des gags lourds, vraiment "in your face" comme disent les américains, mais littéralement : ce cuisinier moche, qui se penche vers la caméra, en très gros plan.
Des gags trop cons et barrés, comme quand le héros ordonne à un type d’aller chier devant un ascenseur, et il y va. Les deux gags les plus embarrassants à voir, c’est quand il y a cette fan, jouée par un mec barbu qui se cure le nez bien ostensiblement, et quand un moine essaie de sucer Chow. Oh putain…
Mais il y a d’autres gags très cons et barrés… qui m’ont fait marrer. Cette scène complètement bizarre, où Chow piège à deux reprises un type en lui foutant la tête dans son plat, puis lui dit que si on arrivait à deviner ce qu’il allait faire, il ne pourrait être le "God of cookery". L’autre acquiesce, il en est ébahi comme s’il s’agissait d’une révélation, il hurle de joie, et la scène se finit sur une musique enjouée.
Sinon, ce gag bien trouvé où on croit qu’un type lévite, alors qu’il est porté et embarqué par la sécurité.
Le film est tellement fou que quand Stephen Chow vient y introduire un brin de romance et de drame, je ne sais pas s’il le fait avec sérieux ou non, mais dans tous les cas j’ai trouvé ça raté.
Et le personnage principal reste un connard tout au long du film, du coup son parcours pour retourner au sommet, on s’en fout.

Verdict : God of cookery est amusant et divertissant, on n’a pas le temps de s’ennuyer, mais c’est quand même un film très bête, et avec pas mal de touches de mauvais goût. J’ai souri, mais n’ai à aucun moment éclaté de rire, c’est dommage, ça aurait pu pardonner en partie les défauts.

Bande-annonce VO :

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