La Crypte

Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
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 Rectify

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Rectify   Dim 14 Sep 2014 - 1:29


Fiche de la série :
Créateur : Ray McKinnon
Année : 2013
Genre : Drame
Acteurs principaux : Aden Young, Abigail Spencer, Clayne Crawford

Mon avis :
Rectify est la troisième œuvre que je devais consommer, en participant à ce jeu d'échange culturel que je citais dans le topic de "Le vieux qui lisait des romans d'amour". Le topic sur la série qu'avait fait le membre ayant ajouté cette œuvre-ci au jeu m'avait déjà fait envie, puisque Rectify traite des difficultés de la réhabilitation d'un homme à sa sortie de prison. Il y a eu, forcément, beaucoup de changements entretemps, dans sa ville, dans sa famille, et dans le monde en général. Et les vingt ans que Daniel Holden a perdu lors de son emprisonnement ont aussi d'autres lourdes conséquences sur le long terme : le business familial par exemple est revenu à son demi-frère, qu'il n'avait jusqu'alors jamais rencontré.
Ce que j’aimais bien, c’est qu’en plus de traiter du drame vécu par Daniel, la série laisse planer le doute sur sa culpabilité quant au meurtre de la petite amie qu’il avait lors de ses 18 ans.
Par contre, difficile pour moi de m’attacher au personnage, il est froid et impassible en permanence (not in a cool way), j’avais presque envie d’en rire au début. Le montage abuse par ailleurs des plans sur lui, muet, le regard dans le vide. J’ai été soulagé quand j’ai enfin vu poindre en lui une once d’humanité, lors de ce dialogue sympa sur le "gallows humor". Mais très rares sont ces scènes, on montre beaucoup plus (beaucoup trop) de scènes où Daniel est juste… paumé. Paumé dans sa chambre, paumé dans la chambre de son frère, paumé dans le grenier, paumé en ville, … A un moment je me suis dit que les scénaristes ne savaient pas trop que faire de Daniel pendant qu’autour de lui, l’intrigue avançait grâce à d’autres personnages.

Les autres personnages, parlons-en ; à la fin de l’épisode 1, on ne nous a toujours pas expliqué clairement le rôle de chacun et leurs relations. Quel est exactement le lien de parenté entre John et son demi-frère ? Cet ado, c’est son frère ? Et qui est cet avocat qui semble étrangement proche de la famille ? Il faut attendre un ou deux épisodes pour avoir une réponse claire, c’est mal organisé.
Ensuite, les personnages sonnent faux. La mère est difficile à cerner, elle tient à son fils, elle est parfois aimante, et d’autre fois on dirait qu’elle s’en fout, qu’elle est distante.
La sœur de Daniel, je la trouvais cool, jusqu’à ce moment WTF dans l’épisode 2 où elle pisse devant son mec tout en discutant avec lui, puis le suce. Je n’y comprends rien.
J’ai pas trop compris ce que le demi-frère faisait avec une fille prude, mais au moins ce que j’ai aimé avec lui, c’est qu’il a beau être présenté comme un sale type, il n’est pas caricatural : c’est un chrétien pratiquant et quand il en a l’occasion, il refuse de tromper sa femme, qu’il semble aimer sincèrement.
Cette fille qui croit dur comme fer à la religion, alors elle, elle démarre une conversation avec Daniel en lui demandant quelle est sa saison préférée, oh putain… je veux bien que la conversation avec un meurtrier présumé soit maladroite, mais là on dirait un dialogue d’handicapés, "we’ll have more conversations", ou alors à l’idée de voir la pluie tomber : "it will be glorious". Et à chaque fois, les phrases sont prononcées avec beaucoup d’emphase, de lenteur.

Les comportements des personnages sont pour le moins curieux. L’épisode 2 s’appelle "Sexual peeling", et il faut croire qu’on doit voir tout le monde baiser ou parler de sexe, et la scène où Daniel fait comprendre qu’il a été violé en prison est particulièrement gênante… sans que ce soit une bonne chose. Je comprends qu’il veuille embarrasser son interlocuteur, mais de là à raconter comment il a été pris dans un gang bang… c’est pas la meilleure idée.
J’étais limite hilare dans cet autre épisode quand la coiffeuse du coin offre son corps à Daniel.
Dans l’épisode 5, le héros aide un type louche à voler des chèvres, puis ils se battent, juste comme ça. Daniel en parle plus tard de façon très confuse à une amie, au point que ce qu’il dit ressemble aux élucubrations d’un dégénéré. Ca me saoule tellement, ces scènes qu’on voit souvent au cinéma où les personnages se foutent dans la merde en articulant leur pensée de façon exagérément bête et, du coup, totalement irréaliste (me revient toujours en tête la scène dans Predator où un personnage dit que c’est la forêt qui l’a attaqué). Pourquoi les personnages n’arrivent plus à penser rationnellement quand ça arrange les scénaristes ?

La saison 1 dure 6 épisodes (je ne l’aurais pas achevée, sinon), et concrètement il ne se passe pratiquement rien. Concernant la défense de l’affaire Holden, on voit l’avocat bosser le temps d’une scène un épisode sur 2. A un moment, il se rend chez l’ancien avocat de Daniel, pour une scène typique de dialogue de sourds, où le vieux con contourne les questions de l’autre. La séquence ne sert absolument à rien, à part découvrir que ce qui était évoqué dans l’épisode 1 comme censé aider l’affaire, ne pourra finalement rien apporter.

Je n’ai pas aimé Rectify.

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