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 Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Le vieux qui lisait des romans d'amour - Luis Sepulveda   Sam 23 Aoû 2014 - 0:21


Auteur : Luis Sepulveda
Année : 1992
Genre : Drame

Sur un autre forum, je participe à un jeu où chaque inscrit doit proposer une œuvre que les autres doivent consommer. Pour le premier tour, je suis pas trop mal tombé, enfin en tout cas j'aimais bien le titre. Et c'est à peu près tout ce que je savais de l'œuvre, d'un auteur apparemment réputé, pourtant. C'est son premier roman, et il a reçu un certain nombre de récompenses.
Voulant faire les choses bien, je tenais à acheter le livre, mais il coûte quand même 9€, pour 130 pages... je l'ai acheté d'occasion du coup.

Le début du roman se contente de décrire des scènes de la vie d'un village de l'Amazonie, dressant le portrait de quelques figures un peu insolites (un maire obèse qui sue au point d'être surnommé "La limace", un dentiste qui a une haine irraisonnée pour le gouvernement, ...), nous racontant quelques anecdotes (cet idiot qui se fait arracher toutes ses dents), etc… si bien que je ne savais pas si au final il y aurait un récit.
Quelque chose vient tout de même perturber ce quotidien, à savoir la mort d'un gringo. C'est un jaguar qui en est responsable, d'après les déductions d'un vieux au nom long comme une file d'attente à la CPAM, mais que l'auteur s'évertue à écrire en entier à chaque fois, ce qui a un effet comique probablement involontaire (enfin, c'est comique les premières fois, parce qu'après... et pour la femme du perso c'est encore pire, son nom prend une ligne entière).
Il s’agit du vieux du titre, celui qui aime les romans d’amour. Et qui a appris du jour au lendemain qu’il savait lire, comme ça, sans apprentissage.

Si l’intrigue avec le jaguar sert de fil rouge au roman, elle est en fait presque secondaire, l’intention de Sepulveda étant apparemment de nous faire partager ses connaissances et son amour pour la jungle, par le biais du personnage du vieux, qui a longtemps côtoyé des indigènes, les Shuars. Un peuple qui ne connaît pas le baiser, qui pète de contentement (j’invente rien), et qui tue tous les paresseux qu’ils voient parce qu’ils sont peut-être la réincarnation d’un méchant évoqué dans un de leurs mythes.
Donc au final la majeure partie du livre nous parle d’un mode de vie, et nous livre beaucoup d’infos sur les indigènes, sur la jungle, … le problème c’est qu’on sent que les évènements, les flashbacks et les dialogues sont tous pensés de sorte à introduire de force autant d’infos que possible sur la jungle. On a notamment le personnage bien caricatural du maire obèse, qui fait toutes les conneries qu’il ne faut pas faire dans la jungle, juste pour que le héros lui explique telle ou telle chose.
Même si j’aurai bientôt oublié la plupart des infos que j’ai lu, je note que la sève d’hévéa éloigne les piranhas, et que le silure-perroquet est un poisson qui n’est pas méchant mais capable de briser une colonne vertébrale en un coup de queue.
Face aux humbles habitants de l’Amazonie, il y a les "gringos", dont on plaît se moquer, un peu facilement. Il y a une blague Carambar page 84, sur le fait qu’ils vénèrent l’argent.

Je ne sais pas si c’est moi qui lis super lentement ou si j’ai juste eu du m’accrocher, mais j’ai vraiment eu du mal à progresser dans la lecture ; plusieurs heures pour seulement 130 pages, je m’en veux d’avoir lu avec une telle lenteur.
J’ai eu du mal à m’intéresser au livre, je pense que c’est parce qu’en général je m’intéresse peu aux autres cultures, alors que la découverte de la vie des Shuars & co, c’est ce qui constitue la majeure partie de l’ouvrage. Et je trouve que cette intention de l’auteur fait que son style d’écriture en pâtit, si ce n’est pour quelques phrases joliment formulées.


Et deux citations pour briller en société :
-"Le dentiste aimait les négresses, d’abord parce qu’elles étaient capables de dire des choses à remettre sur pied un boxeur KO, et ensuite parce qu’elles ne transpiraient pas en faisant l’amour".
-"On est amis. Aussi vrai qu’on dit qu’une main lave l’autre et que les deux lavent le cul."

EDIT : Eh mais attendez... pourquoi c'est un tigre sur toutes les covers du bouquin ?!

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