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 Trash #2 : Pestilence

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Fry3000
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MessageSujet: Trash #2 : Pestilence   Jeu 26 Juin 2014 - 22:56


Fiche du livre :
Auteur : Degüellus
Année : 2013
Editeur : Trash éditions

Mon avis :
Après avoir fini le comic Hellblazer Dangerous habits, j'ai relu La Pro puis Batman The long halloween, et n'ayant alors toujours pas reçu ma commande de My life Inside the room, je suis allé en magasin chercher un roman des éditions Trash. J'avais vu la présentation de cette collection l'an dernier dans un numéro du magazine Metaluna, et elle m'est revenue en mémoire quand a été annoncée une séance de dédicaces avec les auteurs, récemment, doublée d'une dédicace de l'auteur d'un bouquin sur feu la collection Gore, dont Trash est l'héritier.
J'avais lu des extraits sur internet, ça m'avait donné envie, et dans chaque avis que j'avais glané sur le net, il y a un propos qui revenait : c'est bien écrit. Pour moi, c'était la garantie que l'éditeur ne se contentait pas de n'importe quel récit tant qu'il était trash, contrairement à la collection Gore.
Dans le lot, j’ai choisi Pestilence, le récit médiéval. Je l’avais déjà ajouté à mes envies sur SensCritique, à l’époque où la collection ne comptait que 3 numéros, sûrement parce que l’idée d’exploiter tout simplement l’horreur qui existait au moyen-âge me plaisait et me rappelait l’entreprise de La chair et le sang.

On remarque déjà avec la précision du lexique que l’auteur a fait des recherches sur le moyen-âge pour donner des descriptions riches et crédibles.
Et j’ai vite eu ce que je voulais : un récit qui exploite les caractéristiques de l’époque pour taper dans le trash. Ca débute par la mise au bûcher d’une famille de juifs, le "peuple déicide". L’auteur exploite la puissance de la foi chrétienne à cette époque, et les sévices qu’elle pousse à faire. Il y a une réplique bien trouvée, à propos d’un bourreau obligé de brûler les juifs et qui a des remords, "à quoi bon quêter le pardon divin pour un acte qui lui avait été ordonné par le serviteur de dieu ?"
Le personnage principal quant à lui, Tancrède Barbet, est condamné par les mœurs de son époque pour ce qu’on peut considérer comme de "bonnes" actions : il a été exclu de sa ligue de médecins car il abrégeait la souffrance de ses patients atteints de la peste.
Là où le roman s’éloigne de la réalité, c’est qu’il invente une forme développée de la peste, colportée par une sorte de secte, aux pratiques plutôt grotesques.

Comme prévu, la description des morts est ultra-détaillée, soignée, renseignée. C’est limite choquant… même quand il s’agit de décrire la mort d’une grenouille.
Dans les premières pages déjà, on nous détaille la façon dont se désagrège le visage d’une petite fille dans les flammes.
Le goût du détail de l’auteur se retrouve dans des petits éléments auxquels il pense et qui apportent un plus : par exemple quand il dit que le bûcher dégage une odeur de viande qui fait saliver involontairement le héros.
L’auteur fait tout pour que l’ambiance soit sale, l’environnement est crade, le temps pesant ; j’adore comme on montre que ce qui d’habitude chasse la saleté lui est ici favorable : la pluie est sale, et la brise, au lieu de chasser les mauvaises odeurs, semble la déplacer de nez en nez.
Les personnages quant à eux sont tous repoussants pour une raison ou une autre (pustule, bosse, mauvaise odeur, cicatrice, etc), un peu comme dans Le nom de la rose. Ce qui m’a fait marrer, c’est que durant un banquet, on nous évoque des saucissons, qui sentent les excréments. Vraiment, tout est décrit comme dégueulasse.
…ce qui donne quelques répliques marrantes.

Bon, forcément il y a des trucs vraiment gratuits, comme quand on écrase une grenouille, ou pire, quand la femme du baron suce un prêtre pestiféré de partout. Ca sort de nulle part, on sent que ça a été mis là de force juste par provocation.
Il y a pourtant un passage étonnement touchant dans ce livre, avec ce nain dresseur d’ours qui raconte la perte de son compagnon. (sérieusement, pourquoi il faut toujours un nain dans les récits moyen-âgeux ?)
Par contre, il y a un autre passage qui pose un problème de ton, quand le médecin propose au nain de le rejoindre dans son "aventure" (à savoir chercher les responsables de la peste, wouuuh !), il dit ça avec un certain humour qui n’était nullement présent jusque là dans le récit, et qui semble ne pas correspondre au personnage.
D’ailleurs je me demande vraiment qui est ce personnage principal ; est-il vraiment altruiste ou au contraire un égoïste qui ne pense qu’à ses recherches sur la maladie ? Et que penser de cette fin, où il est auprès d’une prostituée, alors que plus tôt dans le livre il disait ne pas avoir été avec une femme depuis longtemps ? On n’a pas le temps de cerner le personnage.
Et en parlant de la conclusion, justement, elle laisse un peu sur sa faim.
Pestilence est une lecture sympathique, mais j’en attendais plus. Et au final, je pense que je n’en garderai pas tant de souvenirs que ça.
Mais je lirai sûrement un autre roman de la collection, dans un futur indéterminé.

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Fry3000
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MessageSujet: Re: Trash #2 : Pestilence   Jeu 6 Nov 2014 - 0:14

Je viens de voir que mon avis avait été partagé sur la page Facebook de Trash éditions :
https://www.facebook.com/pages/TRASH/287422731384049
Ca fait plaisir !

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