La Crypte

Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
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 Bronson

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Fry3000
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MessageSujet: Bronson   Dim 27 Avr 2014 - 13:44


Fiche du film :
Réalisateur : Nicolas Winding Refn
Scénaristes : Brock Norman Brock, Nicolas Winding Refn
Année : 2008
Genre : ?
Acteurs principaux : Tom Hardy, Juliet Oldfield

Mon avis :
Je n'aime pas du tout Nicolas Winding Refn, mais je n'ai pas trop rechigné quand on m'a proposé de regarder Bronson, hier. Le film est très apprécié, ça semblait un peu différent, donc pourquoi pas. Que je suis con.
Le film se base sur l'histoire vraie du "détenu le plus célèbre d'Angleterre". Un type qui, apparemment, cherchait uniquement à être connu, d'une façon ou d'une autre. Pas un type pour lequel le film nous permet d'avoir de l'empathie.

Le début est des plus simplistes : on a ce type baraqué joué par Tom Hardy, nu, en cage, qui démonte plusieurs policiers en tenue anti-émeute et armés de matraques, sur une musique qui apporte un décalage. Le genre de scène qu'on verra plein de fois dans le film, au ralenti, avec la plupart du temps de la musique classique en fond. C'est tellement facile et prétentieux.
Le jeu de Tom Hardy est dans la même veine, un peu lourd. Cette façon dont il rit ou sourit et soudainement prend un air grave, ça a un côté tellement poseur... qui ne me surprend pas de Refn.
Cette narration qui se fout des règles avec le personnage qui enchaîne l'énonciation d'évènements de façon bête, ce léger surjeu des acteurs, ce montage qui brusque le passage d'une phase à une autre ; tout ça dénote trop clairement une certaine volonté de faire du décalé qui m’agace.
Le récit est fréquemment interrompu par des moments WTF où le héros est sur scène, grimé en clown, et raconte son histoire face à un public quasi immobile. Quelle façon lourde et grotesque de vouloir faire dans l’originalité.
Le film est gratuitement et ridiculement repoussant par moments, mais le problème c’est qu’il se prend au sérieux : on a ce type qui chie dans sa main et s’étale sa merde sur le visage, on a cette scène où Bronson bave, crache et gémit de façon caricaturale.

Visuellement, c’est parfois intéressant. Même si le film baigne sans arrêt dans des tons verts vomi ou jaune pisse. Et à force, les couleurs, le look des personnages, et la mollesse de certaines scènes crée une ambiance de vieux porno.
Bronson offre un traitement insupportable d’une histoire qui avait des points intéressants : après avoir été le détenu le plus violent d’Angleterre, Charlie Bronson devient celui le plus coûteux à cause de ses dégâts. Il est alors déclaré sain d’esprit, et remis en liberté.
Je me suis ennuyé ou ai été agacé quoiqu’il arrive, et ai pensé pouvoir me raccrocher à des moments un peu amusants, mais il n’y a pour cela que la scène de fête à l’asile de fous.

Bronson est une insupportable merde, bête, moche et prétentieuse, et Nicolas Winding Refn est un sale con que j’ai envie de puncher en plein dans sa tronche de hipster.

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MessageSujet: Re: Bronson   Sam 26 Nov 2016 - 13:18

J'ai remanié ma critique :

26/11/2016 : Quand j’en viens à attaquer un film apprécié par le plus grand nombre, j’ai d’habitude tendance à prendre mes précautions, à argumenter autant que possible pour éviter que ça me retombe dessus. Bronson est un rares cas où je n’ai pas trop développé avant de qualifier le film de merde… mais en même temps, c’est aussi le seul film qui m’ait énervé à ce point juste après que je l’aie vu.
Le visionnage remonte quand même au 26 avril 2014, et j’en reviens encore à remanier cette critique. Ironiquement, c’est le type qui m’a fait voir le film (je ne le remercie pas, en plus à la suite de ça, il a passé sa note de 7 à 3…) qui m’a dit "faudrait que tu réécrives cette critique".
Ca ne me fait pas particulièrement plaisir d’en revenir encore à Bronson… mais il avait raison, il faudrait que je mette les choses au clair une fois pour toutes, pour justifier la haine démesurée que je porte pour Nicolas Winding Refn désormais.
Et comme je compte ne plus jamais revoir une de ses réalisations, autant ajouter ici toutes les réflexions que j’ai engrangées depuis, en les greffant ici et là dans ma critique initiale (tout en gardant la violence subite de la conclusion ; je veux garder l’impression que j’avais eu à chaud après avoir vu Bronson) :

Pour avoir vu Drive et Pusher, je n’aimais déjà pas tellement Refn, mais je n'ai pas trop rechigné quand on m'a proposé de regarder Bronson. Le film est très apprécié, ça semblait un peu différent, donc pourquoi pas. Que je suis con.
Le film se base sur l'histoire vraie du "détenu le plus célèbre d'Angleterre". Un type qui, apparemment, cherchait uniquement à être connu, d'une façon ou d'une autre. Pas un type pour lequel le film nous permet d'avoir de l'empathie.
On voit poindre par moments des aspects intrigants de la vie de Michael Peterson, aka Charles Bronson : après avoir été le détenu le plus violent d’Angleterre, il devient celui le plus coûteux à cause de ses dégâts. Il est alors déclaré sain d’esprit, et remis en liberté.
Toutefois, rien de cela n’est vraiment développé, et le film propose un traitement insupportable d’une histoire vraie qui aurait pu être intéressante.

Le début est des plus simplistes : on a ce type baraqué joué par Tom Hardy, nu, en cage, qui démonte plusieurs policiers en tenue anti-émeute et armés de matraques, sur une musique non appropriée.
Non seulement le décalage créé est des plus faciles et convenus, mais en plus c’est un gimmick qu’on retrouvera tout au long du film, avec parfois l’ajout de ralentis, et la plupart du temps un fond de musique classique. Forcément, car il n’y a rien de plus évident que d’opposer ce style musical à une violence à l’image…
Le jeu de Tom Hardy est dans la même veine, un peu lourd. Il y a un côté tellement poseur dans cette façon dont il rit ou sourit et soudainement prend un air grave.
Cette narration qui se fout des règles avec le personnage qui enchaîne l'énonciation d'évènements de façon bête, ce léger surjeu des acteurs, ce montage qui brusque le passage d'une phase à une autre ; tout ça dénote trop clairement une certaine volonté de faire du décalé qui m’insupporte.
Des scènes se montrent gratuitement et ridiculement repoussantes par moments, on a par exemple ce type qui chie dans sa main et s’étale sa merde sur le visage, ou Bronson qui bave, crache et gémit de façon caricaturale.
Et malgré la bêtise appuyée de ces comportements, le film a l’air de se prendre au sérieux, ce qui le teinte d’une prétention qui est une raison supplémentaire de m’énerver.

Le récit est fréquemment interrompu par des moments WTF où le héros est sur scène, grimé en clown, et raconte son histoire face à un public quasi immobile. Une façon lourde et grotesque de vouloir faire dans l’originalité.
Ca m’agace ces réalisateurs chez qui la forme est totalement gratuite, et sert nullement le fond… quoique dans Bronson, il n’y a pas tellement de fond, l’intrigue n’est qu’une pauvre excuse à ces expérimentations de la mise en scène.
Mais dès qu’un cinéaste contemporain fait quelque chose qui sort de l’ordinaire, on crie au génie ; pour moi le génie c’est de savoir faire quelque chose de son esthétique, de ses procédés techniques, en adéquation avec ce qu’on raconte. De Palma est le maître en la matière, quand on regarde Blow-out, non seulement le film regorge de trouvailles visuelles et de plans superbes, mais en plus c’est toujours justifié par ce qui se passe dans la scène en question. Ca, c’est que je considère comme de la mise en scène.
Ce n’est pas choisir des effets sans aucune raison, transformer soudain son héros en clown alors qu’il n’y a aucun rapport entre Peterson et le cirque ou le théâtre, juste sous prétexte que c’est "décalé".

Visuellement, c’est parfois intéressant, même si le film baigne sans arrêt dans des tons verts vomi ou jaune pisse. Et à force, les couleurs, le look des personnages, et la mollesse de certaines scènes crée une ambiance de mauvais porno.
Pour moi Refn est un imposteur, qui s’entoure de bons techniciens, qui sait comment faire de beaux plans, mais au service de films complètement creux, vain et faciles.
Et le pire, c’est qu’il le revendique, avec ses personnages simplifiés à l’extrême qui n’ont plus rien d’humain ni de crédible. Il sacrifie la psychologie, l’humanité, les sentiments, et même l’histoire au profit de "jolies images". Et je déteste cette démarche, à mes yeux ça reflète la personnalité du réalisateur. Une personnalité exécrable.
La tendance se prononce de plus en plus dans ses films suivants ; j’avais déjà été irrité dans Drive par cette scène dans le club de strip-tease où les femmes topless, dans le fond, sont si parfaitement immobiles et dénuées d’expression que ça ne peut être qu’une décision de mise en scène, comme pour les reléguer au rang d’objets de décoration.
Et je précise que ça ne m’insurge pas en raison du sexisme que ça implique, mais tout simplement parce que les intentions sont affichées avec une telle lourdeur.

Dans Bronson, je me suis ennuyé ou ai été agacé quoiqu’il arrive, et j’ai pensé pouvoir me raccrocher à des moments un peu amusants, mais il n’y a pour cela que la scène de fête à l’asile de fous.
Bronson est une insupportable merde, bête, moche et prétentieuse, et Nicolas Winding Refn un sale con que j’ai envie de puncher en plein dans sa tronche de hipster.


Addendum :
Il est très probable que si Bronson n’avait été qu’un film insignifiant, resté dans l’ombre, j’aurais autrement moins de rancœur pour son réalisateur, mais il est un des plus encensés de nos jours.
Et ce qui suscite cette envie de violence en moi, c’est de voir sa gueule un peu partout, que ce soit dans Jodorowsky’s Dune ou maintenant dans les bonus de films qui n’ont rien à voir avec lui, puisqu’il y interviewe des réalisateurs autrement plus respectables. Il vient entacher Massacre à la tronçonneuse ou Sorcerer, sur lequel il appose d’ailleurs ses initiales, "NWR présente", comme s’il en était le producteur.
Un ami qui déteste aussi Refn m’avait prêté le DVD du film de Friedkin, en me disant que dans l’interview il revenait avec insistance dans ses questions sur des interprétations à côté de la plaque… et que Friedkin le recadrait.
Je n’ai pas osé regarder au final ; si je m’alimente en nouvelles raisons de m’énerver, je crains l’ulcère.

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