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 L'arbre à bouteilles (Mucho mojo) - Joe R. Lansdale

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: L'arbre à bouteilles (Mucho mojo) - Joe R. Lansdale   Jeu 9 Mai 2013 - 17:50


Fiche du livre :
Auteur : Joe R. Lansdale
Année : 1994
Genre : Policier
Editeur : Folio

Mon avis :
Ayant acheté l'édition collector de Bubba Ho-Tep il y a quelques temps, j'ai eu un regain d'intérêt pour ce film totalement génial. J'avais envie de lire la nouvelle originale dont le film est l'adaptation, mais elle n'est pas publiée en France... contrairement à pleins d'autres romans de Joe R. Lansdale, ce qui m'a surpris étant donné que je n'avais jamais entendu parler de lui.
Il a donné vie à deux personnages récurrents dans ses romans policiers, Hap et Leonard. J'ai cherché en magasin un roman de Lansdale, et suis tombé sur le premier livre de la série des enquêtes du duo (du moins, c'est ce que je croyais, vu ce qui est marqué sur la 4ème de couverture, mais en fait c'est le second).
En plus le titre VO, "Mucho mojo", est une expression qu'on retrouve dans Bubba Ho-Tep, c'était un plus.

On reconnaît rapidement la patte de celui qui a écrit Bubba Ho-Tep : il y a beaucoup de vulgarité gratuite dans les dialogues, même quand les personnages partagent un moment d'émotion. Ils emploient aussi beaucoup de métaphores farfelues pour s'exprimer ; c'est une chose qu'on pouvait trouver dans la voix-off de Bubba Ho-Tep, mais avec le format du roman, ce style se retrouve aussi dans les descriptions. C'est parfois d'un absurde qui m'évoquait H2G2 (notamment, dans je ne sais plus quel tome, ce front plissé dont on dit des sillons qu'on pourrait y planter des petites carottes).
L'auteur se lâche carrément quand il doit décrire une vieille femme, ça y va avec les hyperboles et les comparaisons tarées.

Le roman est plein d'humour et d'ironie, grâce à des personnages toujours prêts à attaquer par leurs sarcasmes.
C'est pour donner un peu plus d'intérêt au récit que l'auteur place toutes ces petites touches d'humour, un peu forcées, n'hésitant pas à taper dans le gag facile et les allusions scabreuses pas très utiles qui font juste appel à l'immaturité du lecteur pour qu'il se marre. Evidemment, ça a marché sur moi, mais au bout d'un moment on s'en lasse.
A un moment, les deux héros partent loin dans un délire, ils dialoguent en imaginant un gros black qui se branlent dans la mayo dans une chaîne de fast food, et brodent là-dessus... ouhla.
C’est censé faire rire ? Montrer la complicité entre les personnages ?
Des fois il devient trop apparent que les gags sont forcés.
Il y a quelques fois des réflexions cools, un semblant de poésie dans des descriptions appliquées de l’environnement, et de jolies descriptions d’une femme à travers le regard amoureux d’un des deux héros. Le narrateur, Hap, a beau être immature et peu distingué, il est capable de douceur.
Lansdale cherche à styliser certaines scènes par des idées de mise en scène très cinématographiques, comme quand Hap boxe avec le prêtre tandis que la discussion s’envenime et qu’ils passent de l’ombre à la lumière, ou quand le portrait de Jesus tombe au sol et que le verre se brise, mais c’est trop gros et on sent que c’est forcé.

Par contre il y a des moments où l’écriture se montre très pauvre, c’est pas toujours bien écrit. Des personnages se répètent, la même expression est utilisée deux fois en deux phrases, il y a des mauvaises descriptions de l’espace et des incohérences (page 32, les héros rentrent en laissant la porte ouverte, et quelques pages après on nous dit qu’ils l’ouvrent…).
Les deux héros sont de simple rednekcs, mais ils gagnent des combats tout le temps dont la description laisse à penser qu’ils sont des surhommes. On nous détaille les coups qu’ils foutent dans la gueule de types plus costauds qu’eux, et ils semblent avoir assez de chance pour que quand on pointe une arme sur eux, elle s’enraye. Ca fait presque penser à "Gothique warrior", ce nanar littéraire.

A côté de ça, on remarque qu’il y a beaucoup de moments d’inaction, et que l’intrigue avance très lentement, en faveur de situations inutiles qui servent à apporter des gags, et d’autres histoires à côté de l’enquête. Oui car en fait il y a une enquête dans ce roman. On parle notamment des problèmes d’un couple interracial, Hap et sa copine Florida se posent pour en discuter, et là encore on sent que ce n’est pas naturel.
L’enquête au final n’a rien d’intéressant, le coupable est le seul personnage étrange et que les héros soupçonnaient depuis le début.
La conclusion avec les explications très détaillées sur le tueur, ses motivations, et son passé sont amenées comme dans la fin d’un épisode de Scooby-doo. Enfin non, c’est pire : Hap et Leonard discutent, et Leonard fait un long monologue résumant ce qu’un policier et un témoin lui ont dit. C’est encore moins naturel que tout ce que j’ai reproché jusque là.

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