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 Curb your enthusiasm (Larry et son nombril)

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Fry3000
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MessageSujet: Curb your enthusiasm (Larry et son nombril)   Dim 28 Avr 2013 - 15:08


Fiche de la série :
Créateur : Larry David
Année de création : 2000
Genre : comédie
Acteurs principaux : Larry David, Cheryl Hines, Jeff Garlin

Mon avis :
Curb your enthusiasm a une réputation de grande série comique, de plus elle est créée par Larry David, scénariste de la non moins populaire série Seinfeld.
J'avais regardé une bande-annonce de la série, et je n'avais pas trop compris ce qu'il pouvait être si drôle. Curb your enthusiasm parle de Larry David lui-même, présenté comme un type qui est contre tout le monde, et se plaint tout le temps. Ca peut être marrant, mais juste un moment.
J'ai quand même commencé la série en faisant confiance à tous ceux qui en disent beaucoup de bien, même si j'avais des doutes supplémentaires à cause du visionnage récent de "Annie Hall" de Woody Allen, qui lui aussi était prétentieux du genre à se plaindre de tout et n'importe quoi. Comme j'ai pu le découvrir plus tard, il y a même Diane Keaton, l'ex d'Allen et actrice dans Annie Hall, dans un des épisodes de la saison 1 de Curb your enthusiasm.

En fin de compte, le soir où j’ai commencé à regarder la série, j’ai vu 3 épisodes de suite, sans avoir à me forcer, et j’aurais continué s’il n’était pas 4h du matin.
Un des premiers gags, qui m’a particulièrement plu parce qu’il évoque certaines de mes propres réflexions, c’est quand Larry est confronté à une femme qui l’accuse de regarder ses seins, ce à quoi il répond "vous vous habillez comme ça pour qu’on regarde vos pieds ?".
En ouverture du pilote, Larry parle auprès de sa femme des plis sur son pantalon, qui posent problème car ils font penser qu’il a une érection. Il en fait toute une histoire, c’est à la fois absurde et drôle. Par la suite, ça devient carrément un sujet de dispute, à cause d’un quiproquo.
On sent bien vite que Larry David (le scénariste, pas le personnage) fait exprès d’inventer pleins de situations où son alter-ego se retrouve à se disputer, il tombe que sur des gens à problèmes, capricieux ou bornés, mais les dialogues sont bien sentis, parfois pleins d’esprit, et hilarants.
Le personnage a décidément un très mauvais karma, il se met toujours à dos des personnes qu’il croise à nouveau malencontreusement, au mauvais moment, ou quand il a besoin de leur aide alors qu’ils lui en veulent encore.

Les scénarios des épisodes ne présentent rien de spécial, les intrigues sont très nombrilistes, étant donné qu’on ne fait que suivre le quotidien fictif de Larry David, mais les situations sont marrantes.
Larry David joue soi-disant son propre rôle, et on voit souvent dans son entourage des gens du milieu du cinéma et de la série TV. Il y a aussi des allusions à la série Seinfeld, par exemple quand l’épouse (jouée par une actrice, elle, par contre) de Larry insiste pour qu’il se présente en tant que créateur de la série afin d’avoir une place au restaurant.
Larry David se présente tout de même comme un gros emmerdeur grincheux, toujours confronté à des gens dont le comportement nourrit son aigreur et le pousse à faire des remarques sarcastiques, comme cette amie de sa femme qui dit de son film "Sour grapes" qu’il est de la bonne longueur ; Larry lui demande ce qu’elle a pensé du diamètre.
Le scénariste/acteur se présente aussi comme une sorte d’inadapté social, incapable de se débrouiller tout seul pour emballer un cadeau par exemple, comme si le fait qu’il soit riche faisait qu’il n’avait jamais appris ce genre de choses.
Rares sont les occasions où l’on tire autre chose des épisodes que des disputes et situations amusantes mais triviales. Il y a juste un épisode qui traite un peu de l’envie qu’il soit possible d’avoir une amie femme sans que ce soit mal vu ; épisode duquel on peut retenir aussi un propos pertinent de la part de Larry : un mensonge est une preuve de respect, au moins on n’ignore pas la personne (c’est dit dans une situation où il attend qu’on le rappelle, après qu’on l’ait invité à un évènement).

Au bout de 6-7 épisodes, certains éléments récurrents deviennent des défauts.
La plupart des personnages principaux (mais surtout l’agent de Larry et son épouse) sont très bruyants, incapables de parler sur un ton normal on dirait. Et il semblerait qu’au moins une fois par épisode, il y a une scène de dispute où les personnages parlent en même temps, leurs paroles se chevauchant. Ca prend un peu la tête à force.
Un défaut qui est présent depuis l’épisode 1, et qui me dérangeait pas trop au début mais qui revient trop souvent ensuite, c’est le fait que Larry rapporte souvent à un personnage qui n’était pas là un truc qui lui est arrivé et qu’on a vu peu avant. C’est rarement utile.
J’espère que ça changera ensuite, mais pour cette saison 1 on retrouve aussi souvent le même schéma narratif : toujours cette histoire de mauvais karma qui fait que Larry croise de nouveau la personne qu’il ne faut pas. Ca devient très prévisible.
J’ai bien envie de continuer la série, d’ailleurs j’aimerais le faire dès maintenant mais je me suis déjà procuré la saison 5 d’Oz, mais j’espère que Curb your enthusiasm va connaître des améliorations sur certains points.

PS : J’ai appris que se mettre du tabasco dans le cul, ça permettait de garder une érection, car le sang se dirige vers le bas du corps.


Lu sur IMDb :
"Whenever Larry inevitably finds himself lying to wife Cheryl about his latest convoluted mishap, actress Cheryl Hines is as genuinely in the dark as her character. That's because she is not privy to the full script outline, only being exposed to her own scenes."

"There is no script to each episode, just a heavily detailed plot outline, which the actors all improvise. On average, each scene will require between 7 or 8 takes which is very high for a TV series on a tight schedule."

"In 2003 a man named Juan Catalan was arrested for a murder in Los Angeles. He repeatedly professed his innocence and asked to take a lie detector test, a request that the police denied. He also had an alibi: he swore that at the time of the murder he was at Dodger Stadium with his little girl, watching the Dodgers vs. the Braves, but his lawyer was unable to find him in any of the Dodger Vision or FOX footage he subpoenaed. However, he discovered that there was another source of crowd footage in the episode Larry et son nombril: The Car Pool Lane, which had filmed at Dodger Stadium that night. Although Catalan did not make the final cut of the show, his lawyer was able to find him and his daughter in the outtakes, and determined from the timestamps on the tapes that Catalan could not have been the killer. When told that his show had released a wrongfully accused man from prison and a trial that could have led to the death penalty, Larry David commented, "I tell people that I've now done one decent thing in my life, albeit inadvertently." "

Bande-annonce VO :
(c'est une scène qu'on ne voit pas dans la série)

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MessageSujet: Re: Curb your enthusiasm (Larry et son nombril)   Dim 9 Juin 2013 - 19:50


Même si la saison 1 de Curb your enthusiasm se mettait à tourner en rond au bout de seulement 10 épisodes, il y avait suffisamment de choses m'ayant plu pour que je continue, d'autant plus que je pensais qu'il suffisait de quelques changements pour que la série s'améliore. Je n'ai donc pas hésité à poursuivre avec la saison 2 ; d'ailleurs j'avais hâte de le faire, mais comme j'avais Pan Am en DVD, j'avais regardé entretemps...

Dès la reprise, Larry David va plus loin dans la mise en abyme et le reflet du réel : il recroise un acteur de Seinfeld pour lequel Larry avait écrit un personnage ressemblant beaucoup à lui-même. Et Larry se rend compte que tout le monde perçoit ce personnage comme un con, un "jackass".
Ca fait écho à ce que Larry David fait via Curb your enthusiasm, en se mettant en scène dans des situations où il passe pour un abruti, un déviant, et un asocial... sauf qu'évidemment, en faisant cela, il est conscient de la façon dont son comportement est perçu. L'auteur est donc davantage conscient que ne l'est la version fictive de lui-même dans Curb your enthusiasm, c'est marrant quand on y pense.

Larry (fictif) reste donc le même, il est toujours aussi malchanceux, au début il continue de croiser ou recroiser les mauvaises personnes, et des choses qu'il a fait plus tôt dans un épisode se retournent, encore et toujours, contre lui.
On retrouve donc dans les premiers épisodes de cette seconde saison le même schéma que dans la saison 1, et bien qu’on se dise qu’il faudrait que les choses changent, ça fonctionne toujours. Le running gag sur le "ass fetish" dans un des premiers épisodes, super…
Heureusement, après la série évolue dans la forme, même si dans le fond c’est pareil, avec le personnage de Larry David et son caractère restant inchangés.
A nouveau dans cette saison 2, j’ai eu le réflexe de me dire que Larry était nombriliste, à se représenter dans des situations insignifiantes, à mettre en scène des choses dont on se fout complètement normalement : une erreur lors d’une commande au restaurant, une soirée poker entre amis, … mais avec Larry David, de ces situations naissent à chaque fois des incidents et quiproquos drôles, voire hilarants.

Un peu à la façon de Woody Allen dans Annie Hall, lorsqu’il montre son désaccord avec un autre homme pour ultimement démontrer qu’il a raison, dans un épisode de cette 2ème saison Larry David montre sa confrontation avec un personnage dont le tort est indéniable : c’est un personnage exagérément fier de son appartenance à la communauté juive, qui ne supporte pas d’entendre du Wagner car il était apprécié par Hitler. Il y a une certaine inutilité à mettre en scène sa confrontation avec un tel fou, et surtout c’est assez prétentieux de la part de Larry de vouloir montrer de la sorte qu’il est celui qui a raison, mais finalement c’est drôle d’imaginer qu’un taré pareil puisse exister, et d’entendre les réactions de Larry David.
Il nous sort régulièrement des répliques géniales qui, sorties de leur contexte, seraient totalement absurdes. "Vous ne faites pas partie de la congrégation des chauves", "tu ne sais pas distinguer un timide d’un connard".
Il a aussi une vision aigrie de la vie qui est superbe ; quand il refuse d’aller à la plage, il dit "tous ces corps dégoûtants en liberté, je serais obligé de les regarder". Et il ne comprend pas la fascination que les gens peuvent avoir pour l’océan, "après 10 minutes, je me dis « ok, j’ai pigé »"
Dans un épisode, via un de ses personnages, il démonte aussi le principe du casual friday de façon hilarante.
Le personnage est drôle en étant lui-même, mais dans un épisode où il doit avoir un dîner avec un fan, il se force à être drôle, et c’est énorme, il est tellement awkward qu’ultimement il est très drôle aussi.

Normalement, avec une comédie (surtout si elle est efficace), on ne fait pas trop attention à la mise en scène, surtout dans une série, mais dans l’épisode 2 il y a un faux-raccord dingue qui m’a choqué : on a une réunion entre Larry David et Jason Alexander dans son bureau, et sur les plans d’exposition extérieurs il fait jour, alors qu’à l’intérieur on voit qu’il fait nuit dehors. Et on retourne plusieurs fois aux plans extérieurs !
A part ça, le thème musical de la série est toujours le même, et depuis le tout premier épisode il ne me plaît pas, et à force encore moins.

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MessageSujet: Re: Curb your enthusiasm (Larry et son nombril)   Lun 1 Juil 2013 - 22:44


La saison 2 m'ayant pas mal amusé, juste après la saison 6 de The office je suis revenu à Curb your enthusiasm, saison 3.
Je ne sais toujours pas quelle est la part de vérité dans la série, mais dedans Larry David est un malade génial. Il veut changer de dentiste quand il apprend que celui-ci veut l'inviter à dîner, car le problème est qu'il devrait l'inviter en retour, sans quoi il serait vexé, et il y aurait de la tension à la prochaine consultation, il lui dirait "pourquoi vous ne m'avez pas invité en retour", etc.
Dans cette saison, Larry est un peu plus égoïste et socialement inapte. Il pose des questions inadéquates quand une personne est malade ou morte (il demande à une veuve où son mari a acheté la chemise qu'il porte sur une certaine photo). Ca devient même trop exagéré pour qu'on y croie, quand Larry félicite un type de la taille du pénis de son fils !
Le personnage m'a également semblé plus impoli : il dit à sa femme, lorsqu'ils jouent au tennis, que ses grognements quand elle renvoie la balle font penser à des cochons qui baisent ! C'est d'une violence qui m'a estomaqué.

Larry David est toujours doué pour trouver des personnages un peu tarés à décrire. Ici, dans le premier épisode, on a un type qui se plaint qu’on jette des ordures dans sa poubelle.
Et dans cet épisode, pour une fois, une chose qu’a fait Larry ne retombe pas sur lui, mais sur quelqu’un d’autre ! Ca change un peu. Un peu.
Mais comme toujours, Larry, spécialiste des scènes de dispute, continue à baser son humour dessus et à en mettre au moins une par épisode. A chaque fois, les répliques des personnages ont tendance à tourner en rond, mais ces scènes n’en sont pas moins énormes.
Il y a la dispute excellente autour de la mère décédée de Larry. En plus, le personnage se sert de cet évènement ensuite comme excuse pour éviter de voir des gens, ou pour obtenir des faveurs.

Dans cette saison, on a la surprise de voir Larry dans la peau d’un autre, un mafieux juif, sur le tournage d’un film fictif de Scorsese, présent en guest star.
On voit aussi Larry, le temps d’un épisode, côtoyer un rappeur nommé "Krazy-eyes killah", c’est très drôle.
Le dernier épisode de la saison est faible, il y même des moments mauvais (la séquence au car-wash, c’est sans grand intérêt), mais la toute fin est énorme, on y voit, de façon justifiée, tous les clients d’un restaurant chic sortir toutes les injures qui leur passent par la tête. Un beau moment.
Et le gag du tatouage sur le bras...

La saison 2 m’avait fait rire, là avec la 3 on régresse un peu, j’ai avant tout souri. Je continuerai sûrement la série, mais dans l’espoir que ça s’améliore, parce que sur Senscritique je vois pleins de 9 ou 10/10 et des critiques élogieuses, et j’attends de voir ce qui, dans la série, me fera comprendre pourquoi.

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MessageSujet: Re: Curb your enthusiasm (Larry et son nombril)   Sam 20 Juil 2013 - 20:02


L'épisode 1 de la saison 4 s'ouvre sur une très bonne idée : à l'approche de leur 10ème anniversaire de mariage, Larry rappelle à Cheryl qu'elle a dit avant leurs fiançailles que s'ils restaient mariés pendant 10 ans, elle lui permettrait de coucher avec une autre femme.
Larry refuse, mais Cheryl insiste en pensant que Larry serait incapable de trouver quelqu'un pour coucher avec lui. Une deadline de trois mois est fixée, avant d'en arriver à leur anniversaire ; c'est cool de laisser le temps d'exploiter cette idée, plutôt que de tout boucler en un épisode.
C'est très drôle de voir Larry David essayer de draguer, mais juste essayer, car avec la première femme qu'il aborde, il dérive vite vers un monologue sur les problèmes liés à la possession d'une boule de bowling.
Il y a la nièce de Jeff qui, après s'être fait poser des implants, force Larry à les toucher. Cheryl considère que c'est une relation sexuelle, mais Larry argue qu'il s'agissait de faux seins, c'est donc comme s'il lui avait toucher la tête. "Alors pourquoi ne pas lui avoir touché la tête ?".
Il y a cette autre femme qui fait une proposition à Larry, mais tout est foutu en l'air quand il lui avoue, fait pourtant réel, qu'il s'est fait mordre le pénis par un chien.
Et tout au long de la saison, pleins de femmes flirtent avec Larry, ce qui est loin d’être crédible. Déjà, je ne comprends pas pourquoi Cheryl est en couple avec lui, tant c’est un emmerdeur, et un mauvais époux.

Parmi les femmes qui draguent Larry, il y a Gina Gershon (Volte face, Killer Joe) ; dans les guests, on a aussi Melissa McCarthy dans un petit rôle, avant qu’elle ne soit connue, mais on a surtout Mel Brooks, Ben Stiller et David Schwimmer. Ils sont tous trois réunis pour la pièce "Les producteurs", que Mel veut monter avec Larry comme acteur principal.
Ca aussi, ça revient pendant toute la saiston, et il y a un twist dans le dernier épisode, mais où tous les infos sont livrées de façon très factice dans les dialogues (Brooks qui explique son plan à sa femme, les spectateurs qui disent à voix haute et ouvertement "Larry David est hilarant", etc), et même si c’est assumé, ça fait débile.

Dans cette saison, j’ai l’impression que Larry est confronté à encore plus de gens par épisodes. Et beaucoup de disputes tournent autour de sujets encore plus absurdes ; c’était marrant pendant un moment, mais ça tourne en rond, ça finit par être fatiguant. Certains personnages ont des comportements qui n’ont aucun sens, même parmi les personnages secondaires récurrents, qui habituellement sont censés être normaux.
Larry abuse désormais encore plus qu’avant, on dirait vraiment qu’il cherche la merde, qu’il insiste sur les désaccords pour les transformer en disputes. Quand son médecin lui dit par exemple de ne pas se servir du téléphone de son cabinet, Larry revient plusieurs fois sur le sujet, en répétant qu’il ne comprend pas cette règle, que c’est absurde, etc. Il ne lâche pas l’affaire. Larry en fait trop, et l’épisode suivant il revient plusieurs fois sur le fait qu’on ne devrait pas fêter un anniversaire deux semaines après, car ce n’est plus vraiment l’anniversaire, …
Et certaines disputes sont interminables, comme celle à propos de la montre de Schwimmer dans l’épisode 10.
Le personnage principal est souvent vraiment énervant ; et on lui en veut par exemple dans le dernier épisode quand il rejette une femme en train de l’embrasser parce qu’elle a une photo de Bush.

Bon, heureusement, il y a des qualités de la série qu’on retrouve. Face à des situations ou comportements bizarres, Larry a souvent le bon mot. Quand son agent lui dit qu’il s’est masturbé en pensant à sa femme, qu’il n’arrivait pas à la sortir de ses pensées, Larry demande "what, she insisted on staying ?".
Il y a ce gag où des enfants jouent au "téléphone arabe", Larry est en bout de file et dit "I love tits" ; on le dispute pour dire ça devant des gamins, il se défend en disant que c’est ce que l’un des enfants lui a dit, mais celui-ci nie.
Mais les bons gags se trouvent essentiellement dans la seconde partie de la saison.
L’épisode 6 est un des meilleurs que j’ai vus : pour éviter de participer à un jury, Larry dit qu’il serait partial car l’avocat est un nègre. On le voit ensuite participer à un deal de drogue de façon awkward, puis il embarque une prostituée dans sa voiture pour emprunter la file de covoiturage sur l’autoroute et arriver à l’heure à un match de foot, quelqu’un d’autre que lui se fait arrêter pour sa marijuana, et à la fin, les circonstances font que Larry voit son père (qui a besoin de la marijuana pour apaiser sa douleur) fumer la drogue avec la prostituée.
Dans l’épisode 7, Larry appelle le père de David Schwimmer pour lui présenter des excuses, mais à ce moment là un type rentre dans le pare-choc arrière de la voiture de Larry, qui sort un tas d’insultes.
Il y a plusieurs scènes où, à cause de quiproquos, on le prend pour un raciste, et l’amie black de sa femme, Wanda, est là à chaque fois par hasard. Dans ce même épisode, Larry cherche à savoir si les blacks ont une bite plus grosse que les blancs, et finit par croiser un joueur de basket célèbre dans des WC publiques, qui le surprend le regarder pisser !
Il y a par contre un gag trop lourd où Larry parle à une mère-porteuse d’un script, qui est comme notre bébé, et dont on ne veut pas se séparer, etc… en disant le terme "bébé" au moins 20 fois !
Dans l’épisode 8, Larry commande une vidéo de Girls gone wild, "I want the tape, the videotape, about girls… and wild, wildness… somebody told me about going wild…"
Il demande aussi à Jeff un preservatif, il lui donne un Everlast, "you never stop" – "I want one called Get it over with".
Et dans l’épisode 9, il y a cette idée que j’avais eu moi-même d’un personnage qui dit d’un proche qu’il est mort le 11 septembre, sauf qu’il n’est pas mort dans les Tours.
Et il y a la scène la plus drôle de la série à ce jour, pour moi : suite à un quiproquo, Larry a réuni à sa table un ami de son père qui est un survivant des camps de concentration, avec un ancien participant de l’émission "Survivor". Les deux se disputent à propos des conditions de vie lors de leur expérience, pour savoir qui est vraiment un "survivor" ; évidemment le jeune homme du show TV ne sort que des trucs à la con. Ca se finit par "Did you even see the show ? - Did you see the show ? It was called The holocaust ! ".
A hurler de rire.
Et un petit gag pour la fin : Larry qui, lorsqu’il renouvelle ses voeux de mariage juif avec Cheryl, écrase le verre alors que le rabbin l’a encore en main.

Il est probable que je continue la série, pour les bons moments que j’ai connus jusque là, même si Larry commence à me taper sur les nerfs. Je verrais si le ratio énervement/amusement reste correct.

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MessageSujet: Re: Curb your enthusiasm (Larry et son nombril)   Lun 29 Juil 2013 - 13:12


Plutôt que de commencer une nouvelle série, j'ai repris Curb your enthusiasm, c'était la garantie de se marrer un peu, même si dans la dernière saison il commençait à y avoir une bonne dose d'agacement.

Dans cette saison 5, il y a toujours des disputes à la con, et ce n'est plus marrant.
Larry va voir Ted Danson, en faisant semblant de passer là par hasard, juste pour lui demander d'échanger les sandwichs qui portent leur nom dans un restaurant. Ils s'engueulent parce Ted ne veut pas récupérer le sandwich de Larry qu'il pense n'être pas bon, Larry essaie de défendre sa cause, etc...
C'est complètement trivial, et Larry est vraiment un sale con.
Au bout de 5 saisons, il y a encore et toujours ce gag qui ne m'a jamais fait rire où Larry scrute longuement et le moins discrètement possible le visage de quelqu'un pour voir s'il ment. Ca a été fait dans pleins d'épisodes, mais ça me sidère qu'ils le font encore, surtout pour un gag aussi lourdingue, et qui semble durer trois plombes à chaque fois.

Maintenant, Larry pense qu'il a été adopté, il écrit à la nounou qu'il avait étant enfant, elle le rappelle mais il ne répond pas, et elle meurt juste après. C'est n'importe quoi.
Dans l'épisode suivant, Larry se fait engueuler par un handicapé car il a utilisé des toilettes qui leur sont réservées. C'est toujours la même chose, toujours ces disputes à propos de choses à la con...
Et Larry continue de dire des choses qu'il ne faut pas aux gens, il ne sait toujours pas tenir sa langue, et il ne se rend toujours pas compte quand il a dit ou fait quelque chose de mal.
Dans la vraie vie, une personne apprendrait, à force, mais pas le personnage dans la série, et c'est vraiment énervant.
Larry (le personnage du moins) est vraiment une sale merde sans aucune notion de savoir-vivre, il appelle quelqu'un qu'il a involontairement poussé à la tentative de suicide pour s'excuser, mais il mange des pistaches en même temps, et ne comprend pas qu'on le lui reproche, et il débat là-dessus... quelle sale merde.

J'ai voulu m'arrêter à l'épisode 4, mais malheureusement il y a des conneries qui persistent à m'amuser : le chien raciste, le père qui regarde du porno en maison de retraite avec le son à fond, et Larry qui lui dit "We can't watch porno together, we don't have that kind of relationship".
Mais la débilité profonde des fins des épisodes 3 et 4, avec l'employé hispanique nommé Jesus qui poursuit Larry avec une croix puis se prend un clou dans le pied, et l'ancien pilote kamikaze qui fonce sur Larry en fauteuil roulant, m'ont aidé à être suffisamment exaspéré pour me décider à arrêter la série complètement.
Je vais passer à autre chose !

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MessageSujet: Re: Curb your enthusiasm (Larry et son nombril)   Mer 31 Juil 2013 - 21:21

En parlant de Larry David , j'ai commencé Seinfeld. J'adore.
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MessageSujet: Re: Curb your enthusiasm (Larry et son nombril)   Jeu 1 Aoû 2013 - 12:12

Faudra que je regarde Seinfeld aussi, c'est prévu.

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MessageSujet: Re: Curb your enthusiasm (Larry et son nombril)   Sam 7 Mai 2016 - 11:13

J'avais arrêté Curb your enthusiasm parce que ça avait fini par me saouler, mais j'avais quand même le souvenir de moment qui m'avaient fait rire. Il a suffit qu'un ami me dise que sur les saisons récentes ça devenait vraiment drôle pour que j'envisage de reprendre.
Je ne me souvenais pas être allé aussi loin que le début de la saison 5, mais du coup c'est là que j'ai repris, en revoyant les premiers épisodes, même s'ils font partie de ceux qui m'ont fait arrêter.

Dès le premier épisode je me suis rappelé ce qui pouvait être drôle dans cette série, mais aussi à quel point Larry peut être insupportable. J’avais déjà envie de lui foutre des baffes.
Dans l’épisode 1 il fait déjà chier avec son gimmick qui est de scruter un visage pour savoir si la personne ment, je me souviens qu’il le faisait souvent, et il recommence dans l’épisode 2. Faut arrêter, ça n’a jamais été bien drôle et ça devient lourd. Et son "pretty, pretty, pretty good", d’où ça sort ? Pourquoi avoir voulu en faire une réplique récurrente ? Ca n’a rien de drôle putain.
Et Larry se comporte vraiment comme un connard pour des trucs ridicules ; il y a une différence entre râler contre des trucs justifiés et pour des conneries où c’est lui qui semble en tort et passe juste pour un sale con. Je me demande si pour lui toutes ses prises de position sont justifiées (il y en avaient qui l’étaient, auparavant), ou s’il considère quand même certaines comme des conneries.
Je me demande aussi comment les autres personnages peuvent le tolérer plus d’une semaine ; son comportement envers sa femme et ses amis est révoltant.
Et les autres personnages sont irritants aussi, à limite gueuler tout le temps.

Mais ce qui est peut-être plus énervant, surtout au bout de 5 saisons, c’est la répétitivité des mécanismes employés.
Il est pratiquement tout le temps question de Larry qui fait une connerie, qui lui revient à la gueule plus tard, ou qui fait un truc inapproprié sans comprendre pourquoi les gens le lui reprochent.
Et on comprend longtemps à l’avance où l’intrigue va mener, mais on insiste quand même sur chaque étape jusqu’à la chute. Chaque fois que Larry fait une bourde, ça se comprend direct, mais on insiste dessus, et il n’y a que le personnage pour ne pas s’en rendre compte avant un bon moment. Non seulement c’est énervant mais ça gâche le potentiel comique.
Beaucoup trop de gags sont lourds et poussifs. Et décidément, cette saison confirme ce que j’avais déjà perçu dans les premiers épisodes : il y a des situations cartoonesques grotesques, qui n’ont aucun sens (les Playmate qui fuient en hurlant quand Larry arrive), ça n’a rien de drôle, c’est juste désolant.

Les épisodes durent quand même 30mn, ce qui paraît long, et fait traîner trop longtemps sur les mêmes conneries.
Je suis sûr que Larry David se trouve hilarant, qu'il a ses propres délires avec les autres, notamment le perso qui joue son agent ; ils se marrent entre eux, pour des trucs nazes, dont on est exclus.

Et la mise en scène est vraiment pauvre, les plans sont moches, et dans la réalisation aussi on insiste de trop, comme pour les gags, par des gros plans sur un détail important notamment.

Je vais tester la saison 6, si c’est encore aussi nul j’arrêterai définitivement ces conneries.

EDIT :
Bon j'ai regardé le premier épisode et c'est toujours insupportable.
Les défauts restent les mêmes.
C'est prévisible, et pire encore, cet épisode, comme beaucoup d'autres dans la saison 5, répète plusieurs fois la même situation comique, qu'on voit venir de loin.
C'est vraiment chiant. Comment des gens peuvent adorer cette merde ?
Et la musique, toujours la même, est vraiment irritante.

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