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 Le meurtre de Roger Ackroyd

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Fry3000
King of the zombies
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MessageSujet: Le meurtre de Roger Ackroyd   Mar 24 Juil 2012 - 13:27


Fiche du livre :
Auteure : Agatha Christie
Date de publication : juin 1926
Genre : Roman policier

Mon avis :
Il y a un mois ou deux, des collègues de travail en sont venus à évoquer ce roman d'Agatha Christie, dont ils parlaient avec enthousiasme, soutenant que l'idée derrière l'identité du meurtrier est géniale, que c'est le meilleur "whodunit" qui ait été fait, etc. Comme je déclarais ne pas avoir lu Le meurtre de Roger Ackroyd, on me l'a prêté. Je lisais déjà "Ca" à l'époque, dont j'ai mis l'Agatha Christie de côté pour ne le ressortir il y a quelques jours seulement.

Intrigué par ce qu'on m'avait dit, j'avais déjà consulté la fiche Senscritique du livre. Heureusement qu'on ne m'a rien spoilé !
J'ai pu lire néanmoins quelqu'un dire que l'écriture d'Agatha Christie était simple. Je ne suis pas tellement d'accord, je dirais plutôt que ça se lit facilement, et après 1500 pages de Stephen King, ça ne fait pas de mal.
Il y a juste quelques tournures qui font bizarre (la façon dont des actions s'enchaînent donnent régulièrement l'impression qu'on a raté une étape, ou parfois que les personnages se sont téléportés, alors qu'il y a juste des moments qui ne sont pas racontés), et d'autres petits défauts divers.
Problème de compréhension à cause de formulations pas bien claires, par exemple, page 13 : "Mrs Ferrars et lui avaient fait, bras dessus, bras dessous, une de ces longues promenades propices aux confidences - et elle paraissait fort désireuse de le convaincre". Le convaincre de quoi ? Ou alors certains des termes ont-ils un sens daté qui m'échappe ?
Au paragraphe suivant cette situation, on ne saisit pas bien au début où se situe une rencontre entre le personnage principal et Ackroyd ; je croyais que c’était chez ce dernier, étant donné que le héros, un médecin, fait sa tournée des consultations, or on comprend qu’ils sont dans la rue quand Ackroyd demande à être raccompagné chez lui.

Quoi qu’il en soit, le roman m’a rapidement plu par ses personnages comportant une particularité intéressante. Le personnage principal, James Sheppard, est un médecin, et sa sœur Caroline est la commère du village, qui parvient à être au courant de tous les potins tout en restant chez elle. Elle a le don d’agacer James par sa capacité à tirer des déductions qui –il n’aime pas l’avouer– se révèlent presque toujours justes.
Cela donne à ce roman des premiers dialogues de suite accrocheurs.
J’ai également trouvé fascinant celui entre Flora Ackroyd et le major Blunt, lorsqu’ils sont épiés. On se dit qu’il se passe quelque chose entre eux deux, sans en être certain à cause d’une certaine ambivalence, mais ça sera confirmé plus tard.
Alors que les personnages m’ont particulièrement intéressé quand on se penche sur eux, paradoxalement, le héros, le Dr Sheppard, m’a donné l’impression d’un personnage faible, qui remplissait surtout une fonction de narrateur, permise par son statut de médecin qui fait qu’il se retrouve au plus près des enquêteurs. (c’est en partie expliqué plus tard…)

L’histoire a beau se dérouler dans une petite commune, pleins de personnages apparaissaient, ce qui ne m’aidait pas à essayer de deviner qui est le coupable. Etant donné ce qu’on m’avait dit, j’essayais de penser à l’hypothèse la plus farfelue.
Je ne m’attardais donc pas sur les personnages se montrant suspects, les comportements curieux ne manquant pourtant pas.
Il y a cette bonne qui pose des questions sur les poisons rares.
Il y a ce voisin très étrange, qui apparaît d’emblée comme farfelu, et qui se présente à nous lorsqu’il balance une courge dans le jardin de Sheppard, non sans le prévenir lorsqu’il faillit se le prendre dans la tronche.
Je me demandais si ce personnage de voisin n’était pas un mcguffin, s’il n’était pas une fausse piste. La vérité est ailleurs, en réalité.
J’ai pas trop compris pourquoi, mais Sheppard pense déduire que ce voisin est coiffeur, et il pense en avoir la confirmation quand il lui confie avoir étudié la nature humaine. Notre héros se dit que personne ne s’y connaît mieux qu’un coiffeur.
… Comment peut-on s’attacher à un personnage principal qui dit des choses pareilles ?

Hercule Poirot apparaît plus tard, me donnant l’impression que la notion de guest star existait déjà dans les années 20, et me faisant penser que Christie avait déjà pleinement conscience du succès de son personnage, et de ce qu’elle pouvait en faire pour amuser et surprendre les fans. J’aurais dû m’en douter que c’était lui, j’avais des soupçons quand il s’était présenté sous un autre nom plus tôt dans le récit, mais je les ai oubliés ; les fans toutefois ont dû comprendre de suite, et reconnaître certaines manies que j’imagine récurrentes et qui ne sont pas passées inaperçues pour moi.
Le détective dit toujours de détails qu’ils sont sans importance, soit pour écarter les gens de son chemin, soit pour leurrer les coupables, je ne sais pas.
Le personnage, plutôt marrant, m’a un peu donné envie de lire plus de ses aventures. Ou bien la façon dont évolue l’investigation m’a simplement donné envie de lire plus d’Agatha Christie, me disant que ça doit toujours se passer de façon semblable, même si Le meurtre de Roger Ackroyd se démarque par une idée précise concernant l’identité du tueur.
Etant donné ce qu’on m’avait dit, j’avais envisagé, parmi d’autres personnes, celle qui s’avère être vraiment le meurtrier… mais j’avais laissé tomber cette pensée, me disant que si c’était bien cette personne, certains de ses comportements ne seraient pas logiques.
Et effectivement, ce n’est pas totalement logique.
Je pensais qu’il y avait un autre problème avec le fait que le tueur ait laissé le couteau planté dans sa victime, mais c’est en réalité justifié, vu que ça permet à l’assassin de mener sur une fausse piste.

Sans non plus avoir compris qui était le tueur, je pense que j’aurais davantage apprécié le roman si on ne m’avait pas prévenu de sa particularité et que je ne m’étais douté de rien : la surprise aurait peut-être fait que je n’aurais pas remarqué les quelques incohérences.
Bon bouquin néanmoins, même si certains rebondissement sont plutôt gros.

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