La Crypte

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 Ca - Stephen King

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MessageSujet: Ca - Stephen King   Mer 6 Juil 2011 - 15:37


« Faut-il lire Stephen King ? Faut-il s'engouffrer dans Ça ? Non, cent mille fois non ! Et un million de fois oui ! Entrer dans le premier feuillet garantit de n'en laisser échapper aucun et le mot « Fin » amène un soupir de regret. »[i]

Le premier volet débute en 1957 par une scène atroce : un gamin joue avec un bateau en papier le long d'un caniveau. Il s'agit de George Denbrough, frère de Bill le Bègue. Le frêle esquif (badigeonné de paraffine par le frérot) tombe dans une bouche d'égout. Le gamin se penche et aperçoit... un clown ! Aux multiples surnoms : Mr. Bob Gray, Grippe-Sou, Le clown cabriolant. L'enfant ne se méfie pas et tend son bras pour un ballon et une barbe à papa. 45 secondes plus tard, Dave Gardener arrive le premier sur place après le premier cri.

Bref l'enfant est mort. Vingt-sept ans plus tard (en 1984) des évènements se déroulent et s'enchaînent. Un pédé se fait tabasser par une bande de jeunes. Ils le font basculer par dessus le pont. Deux témoins (un voyou et le compagnon homo de la victime) voient un clown près du pilier qui attrape Hagarty dans l'eau pour lui bouffer le bras sous des milliers de ballons. Afin de faire condamner les trois délinquants, la police occulte ces témoignages. Lors du procès, personne ne fit allusion au clown. Un an après, la galerie de personnages s'allonge. Nous apprenons que William Denbrough (rappelez-vous : Bill le bègue) est devenu un écrivain d'épouvante (le King lui-même ?). Son ami d'enfance, Stanley Uris, est un homme qui a réussi professionnellement. Un soir, il reçoit un coup de téléphone (un certain Mike). En raccrochant le combiné il reste évasif envers sa femme sur le destinataire de l'appel. Il monte, contrairement à ses habitudes, prendre un bain, au grand étonnement de Patricia. Inquiète, elle grimpe au premier et découvre une porte fermée. Elle trouve une clé et pénètre dans la salle de bains. Macabre spectacle : son mari s'est tranché les deux bras, du poignet au creux du coude, pour ensuite tracer de son propre sang sur le carrelage bleu au-dessus de la baignoire, un mot : ÇA !

Richard Tozier, un célèbre DJ d'une radio de rock, est également appelé par Mike Hanlon. Rich doit aller à Derry car il est revenu. Durant l'été 1958, des gamins se sont promis de se rassembler lorsque ça serait de retour. Rich avait onze ans en 1958. Déjà nous sentons que l'indicible est là, sous nos terreurs d'enfants. Un pacte de sang a été conclu.

C'est un grand roman qui vous prend les tripes. Les lignes se succèdent à un rythme effréné et vous ne lâchez plus les pages... mais je m'égare !... Reprenons... Des gamins formaient la bande des nouilles cet été-là. Des enfants emmerdés par des durs et coursés par trois terreurs : Reginalg Huggins dit Le Roteur, Victor Criss et le chef, un gosse démoniaque : Henry Bowers.
Ben Hanscom se souvient de tout ceci, un soir au bar, devant son ami Ricky Lee. Ben était le gros de la bande martyrisée. Aujourd'hui Hanscom est un architecte reconnu (on lui a même consacré une couverture au Times comme architecte le plus prometteur des États-Unis !) ; hélas Ben a également été contacté. Ben se biture la gueule au whisky et reprend sa route. Lee se dit que c'est la dernière fois qu'il le voit.


Ce que j'aime dans ce début de récit, c'est l'impitoyable petit rien qui détruit votre vie. Tout ce que vous possédez peut être balayé par des souvenirs qui remontent, notamment sous les traits d'un clown ! D'ailleurs Ben le dit très clairement à Ricky : "... dans ce monde, on paie toujours pour ce qui nous est donné. Peut-être est-ce pour ça que nous commençons par être des gosses. On paie pour ce que l'on obtient, on possède ce pour quoi on a payé... et tôt ou tard, ce que l'on possède nous revient en pleine gueule." En somme, qu'importe votre fortune, tout est déjà gravé en vous dès l'enfance et, ça, le King le sait et en profite le saligaud. Les plus grandes terreurs sont enfantines.

Eddie Kaspbrak est un homme particulier. Chauffeur de célébrités (il devait conduire Al Pacino avant d'avoir son coup de fil de Mike), il est submergé par les souvenirs d'une mère envahissante envers un fils trop délicat (du moins pour elle). Depuis sa boîte à pharmacie déborde de médicaments (sur quatre niveaux) et il ne sort jamais sans inhalateur ! Il embarque tout son attirail et prend un taxi, au grand désespoir de Myra, son épouse. Il repart vers l'été 1958 ! Beverly Rogan est une femme battue. Travaillant dans la mode, elle est mariée depuis quatre ans à Tom, un homme gros et violent. Elle ne doit pas fumer en sa présence. Un dîner froid et c'est trois coups de ceinturon ! L'appel de Mike, qui la prévient que Ça est revenu, l'émancipe. Elle cogne son mari avant de partir dans la nuit. Sans argent et une simple valise à la main. Mike Hanlon est le seul à être resté à Derry. Dès 1980, il se doute que Çaest revenu mais il attend avant d'être sûr. Il fait des recherches sur Derry qui n'est pas une ville comme les autres. Beaucoup trop de crimes de sang jalonnent l'histoire de Derry. Des crimes ou catastrophes redoutables, disparitions d'enfants (127 pour l'année 1958), une population entière de 340 âmes a même disparu en 1741 ! En quatre mois ! Pas un indice. Est-ce une ville où se nourrissent les animaux ?

S.KING pose ses personnages dans 200 pages ! Sur deux-cent-huit pages exactement ! C'est pas un tour de force hein ? Je suis bluffé. Peu à peu, nous découvrons la formation du Club des Ratés. Tout commence dans les Friches-Mortes, un vaste marécage où se déversent les eaux usées de Derry. Les enfants construisent un barrage sous les ordres de Ben. Incidemment, nous découvrons que chacun a déjà eu affaire au monstre dévoreur d'enfants. Celui-ci se présente sous diverses formes selon les témoignages : créature des égouts, momie, loup-garou. Bill et Richie combattent Ça avec un pistolet PPK, de la poudre à éternuer et une fronde ! Des sentiments naissent également avec Ben et Richie (tous deux amoureux de Bev ; elle-même amoureuse de Bill), la haine envers la bande de Bowers amène des affrontements réguliers, la terreur... tout commence à se mettre en place par les savoureux come-back des protagonistes qui se dirigent vers Derry.

Stephen King a distillé de nombreux éléments de sa vie personnelle dans ses personnages. Ceux-ci possèdent des complexes et des traumatismes. Bill est bègue et souffre de la mort de son petit frère. Eddie est couvé par une mère maladive. Bev est battue, Richie se crée des voix pour dissimuler sa personnalité tandis que Ben est obèse. Stan est juif et écarté par les écoliers en général. Mais ensemble ils affrontent les tourments de la vie avec le sourire.

Ce récit est touchant mais gare ! Cela suffit à rendre plus angoissante l'oppression de ce bouquin. Des caillots de sang giclent du lavabo de la petite Bev tandis que Ben, Stan et Eddie avouent également leurs visions communes du monstre. Ils aident Bev à nettoyer la salle de bains maculée. Ils sont seuls à voir ce macabre spectacle ; les adultes y sont aveugles. Curieusement, dès que les enfants se solidarisent, le monstre recule comme s'il se nourrissait des peurs enfantines. La maturité est un bouclier et ils vont vite s'en apercevoir.

Mike Hanlon se remémore les souvenirs de son père, soldat à Derry en 1930. La Légion de la Décence Blanche (un groupuscule du KKK) incendie le BlackSpot et fait soixante morts. Le racisme est partout mais le mal est ailleurs : il est enfoui dans le sol de Derry. Mike relate les évènements dans son journal. Déjà, à l'époque, son père avait eu affaire à Butch Bowers, le père de cette racaille d'Henry. Tout est lié à Derry, le bien et le mal. La narration de l'incendie du Black Spot est un paragraphe d'anthologie. Toute la bande est enfin réunie. Après un repas de retrouvailles au Jade Of The Orient (fortement perturbé au dessert), chacun retourne vers des lieux de son enfance. Les hallucinations morbides se succèdent. Le clown surgit dans la bibliothèque pour Ben, prend la forme d'Huggins le Roteur pour Eddie... Ils se souviennent : Mike est accepté dans la bande après une bataille forcenée aux cailloux contre Henry et ses potes. Ils dévoilent à Mike leur terrible secret : ils savent qui tue les enfants et ce n'est pas un être humain. Après la cérémonie de la petite fumée, ils ont la vision de la venue originelle de Ça.

Nous arrivons (déjà !) au bout du périple de ce long bouquin si captivant. Il sera difficile de quitter Stan, Bev, Eddie, Ben, Mike, Richie et Bill sans une pointe au coeur. Ce roman a le don de stimuler nos souvenirs d'enfance. Finir ce livre c'est quitter une bande de potes et se dire : "Bordel, je vais faire quoi maintenant ? Picoler ? Oublier ? Picoler et oublier ? Picoler pour oublier ?" Certaines histoires rendent un sentiment furtif de désarroi et de solitude une fois arrivé à l'épilogue.

Eddie a mûri. Il affronte enfin sa mère qui lui reproche de suivre des mauvais amis. Ed ne veut pas de chantage affectif. Sa mère comprend que son fiston chéri n'est (ne sera) plus jamais le même.

Ce troisième volet est nettement plus violent que les deux autres. On sent que le King ne plaisante plus ! Il a présenté ses personnages, les lieux, les décors, les complexes, les heurts, les souvenirs, les statuts sociaux... maintenant il tranche dans le vif ! Et cela commence par la mort du jeune Patrick Hockstetter (un sociopathe en devenir), un maniaque cruel envers les animaux. Les sangsues vont lui régler son compte. Le déroulement s'étoffe et on devine que la fin va être terrifiante.

Je m'arrête ici car je ne dévoilerai pas toutes les subtilités qui suivent. C'est un grand, grand, grand livre du King. La ville de Derry possède une autonomie propre comme les personnages qui la peuplent. Ce roman est géant et cancéreux. Il vous ronge les os et vous glace le sang. Les effets sont superbement rendus et distillés avec soin.
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MessageSujet: Re: Ca - Stephen King   Mer 18 Juil 2012 - 17:16


Ca faisait des années que je voulais lire Ca. J'ai déjà dû en parler sur le forum, sur un topic sur Stephen King. Je me souviens qu'un membre disait que dans certains livres de l'auteur, il était à la limite de vomir, et c'était le cas avec Ca et le passage de l'araignée.
Je me disais depuis longtemps que je devais lire au moins un Stephen King dans ma vie (n'étant pas un grand lecteur, je ne me fixais pas d'objectif plus grand), et mon choix s'est naturellement porté sur Ca, l'idée du clown tueur me plaisant beaucoup. C'est d'ailleurs ça qui m'a amené à voir le film, où Ca prend tout le temps la forme de Pennywise le clown, alors que dans le bouquin il apparaît sous des facettes bien plus nombreuses.
Nhoj m'avait parlé aussi d'une [spoiler] partouze parmi les enfants.
Comment résister ?
En fait j'attendais de tomber sur l'ancienne édition française en 3 volumes, avec la couverture de chacun formant une fresque, cf ici :
http://club-stephenking.fr/424-redi-article
Comme je ne trouvais jamais les 3 en même temps dans les magasins d'occasion, j'ai agi autrement, et j'ai juste commandé les 3 sur internet.

Etant donné que l'oeuvre de King est très vaste, que j'ai pleins de trucs à dire, et que j'ai la flemme (surtout que je reviens d'une journée de travail crevante), je vais m'exprimer par notes :

Concernant l’écriture :
-Il y a pleins de parenthèses.
-Il y a une abondance d’infos peu utiles qui gonflent le récit de chaque petit évènement.
King nous dit même ce qui est écrit sur l’étiquette de l’inhalateur d’Eddie.
>Au début, les deux éléments susmentionnés me dérangeaient. Je pense que c’est fait assez maladroitement dans les premières pages, mais que ça prend du sens ensuite.
King veut décrire au mieux l’univers qu’il crée, pour lui donner un réalisme de documentaire historique, quitte à être un peu ennuyeux parfois. Franchement, connaître l’histoire de la ville et sa géographie, je m’en fous un peu…
Mais la plupart du temps, ses histoires annexes servent à quelque chose.
-J’aime la façon dont l’auteur part à un moment sur une autre histoire, celle d’un suicidé, pour s’en resservir juste après afin de comparer Ben Hanscom à un fantôme. Une hôtesse dans l’avion où il se trouve le croit mort. Et on nous dit que "le cadavre" (ces mots) lève son soda.
-King part super loin dans la description de la vie et des sentiments des personnages. Il arrive qu’il soit déjà parti très loin quand on se rend compte qu’il a dérivé à partir d’autre chose, tant ça s’est passé de façon naturelle.
-Les ressentis sont décrits en s’appuyant sur des comparaisons, ou il y a une chose qui en évoque une autre à un personnage. King fait preuve d’un vécu vaste, qu’il attribue à ses personnages, pour leur donner un peu de vie à eux aussi.
-Les dilatations temporelles sont efficaces, il y a du suspense (je pense surtout à la découverte de la femme de Stan…)
-Le récit s’attarde beaucoup sur chacun des personnages avant son retour à Derry, mais ça ne m’a pas dérangé, car je comprends que c’est important.
Concernant Eddie, c’est marrant, quand j’ai commencé à lire la partie sur lui, j’ai cru qu’il habitait avec sa mère et non sa femme (le film a dû m’influencer), alors qu’il dit ensuite qu’un psy dirait qu’il a épousé sa mère.
J’ai bien aimé, toujours avec ce personnage, l’idée que sa mère ne le laissait même pas tomber étant enfant, et que du coup, il souhaite en quelque sorte que ça lui arrive.
Il y a un personnage d’écrivain de romans d’horreur. Inutile d’en dire plus.
-La construction du récit est très élaborée. King établit des choses qui semblent ne pas avoir vraiment d’importance sur le moment, et s’en ressert bien plus tard. C’est le cas par exemple avec les pièces d’argent que Ben donne au barman, en mentionnant avoir oublié ce qu’il avait fait de l’une d’elles, et avec ce gamin qui dit cette phrase tout à fait banale, "on ne peut pas être prudent sur un skate", qui est pourtant réutilisée plus tard et à laquelle on insuffle un sens nouveau et bien supérieur.
-Le début du journal de Mike, où il parle des différentes définitions de "hante", et parle de Derry à la fois comme un lieu hanté et une hante, c’est génial.
-Dans les pensées des personnages en italique, sont mises entre parenthèses les pensées non formulées, celles que les personnages n’osent pas s’avouer, ou celles qui leur échappe.

-La description de cette amourette d’enfant est fabuleuse, d’une innocence rafraichissante.
-J’ai frémi à la fin, quand Beverly voit tout le monde dans le reflet d’une vitre, même ceux morts, souriant derrière les survivants.

De ces détails précieux (aka Détails qui tuent)
-Stan, lorsqu’il entend les voix des enfants morts et monte machinalement les escaliers, qui ne remarque qu’après-coup qu’il a monté plus de trois marches comme il le pensait.
-Le clown, durant la fusillade, que chacun avec une arme différente à la main. En fait, chacun le voyait avec sa propre arme. Et on aurait dit qu’il flottait, et qu’il n’avait pas d’ombre.
-Un des personnages qui, juste avant d’aller vers le recueil de photos appartenant au frère décédé de Bill, jette un œil par la fenêtre et voit une balançoire se mouvant toute seule à cause du vent. C’est un procédé très cinématographique car très visuel, il y a la même chose dans M le maudit : ça représente la mort, une présence fantomatique.
-L’odeur des gens qui brûlent comparée par le père de Mike à celle des testicules de chevaux jetés au feu, quand on les castre. C’est fou, où King va-t-il chercher ça ?
-Jamais la pointe des seins n’a eu aussi d’importance : Ben, qui voit la forme de ceux de la bibliothécaire à travers sa chemise, dit qu’ils sont la "preuve éclatante" qu’il est bien en 1985 et non plus en 1958.
C’est tout à fait admirable, quoi.
-L’allusion à l’inondation de 1958. Avant qu’on ne la lise vécue par les protagonistes, on en a vent par une comparaison qui se trouve dans le récit en 1985 (les évènements finaux des deux années étant racontés en parallèle) On sait ainsi qu’il va y avoir une inondation, on ne sait encore comment ça va se passer pour les personnages.
Stephen King, ce vicieux !

Des idées comme ça, qui m’ont plu :
-Ca se présente au final non pas juste comme un monstre auquel s’oppose les humains, au contraire il est une part d’eux, il représente la part de mal en chacun. Il en profite dans le roman pour agir à travers certains personnages particulièrement mauvais.
Un ami que j’ai découvert être fan de Stephen King m’a évoqué vaguement les propos d’une prof dont il ne se souvenait pas trop, mais je pense savoir ce qu’il voulait dire.
En anglais, "It" est un terme plus vague, qui couvre quelque chose de plus large que "ça". It, ça peut très bien définir cette qu’il y a en nous, ce mal. It, ce n’est pas une chose incarnée, d’où l’impossibilité pour les personnages humains du roman de le voir réellement, car sa vraie forme dépasse ce qu’ils peuvent concevoir, et d’où le fait qu’il doive passer par diverses incarnations qui correspondent à ce qu’imaginent chacun.
-J’ai trouvé ça bien que l’auteur fasse qu’un des crimes cruciaux, l’un des premiers dans le roman, soit un crime homophobe, et qu’autant d’importance lui soit accordée. C’est presque engagé. Même si en même temps, un des personnages gays n’est pas décrit de façon très flatteuse. En tout cas ça sort un peu des sentiers battus.
-Les personnages n’ont aucun souvenir de leur enfance, aucun. C’est Ca qui les fait ressurgir, et certaines des horreurs qui reviennent en mémoire aux protagonistes ne viennent pas vraiment du monstre, mais de problèmes d’enfance. Il y a la mère autoritaire, presque monstrueuse elle-même, d’Eddie ; il y a la brute de l’école, …
-Le père de Mike qui laisse des indications à son fils, quand ce n’est pas pour du travail, ce sont juste des choses à faire, à voir, des lieux où aller. Pour lui faire découvrir, éveiller sa curiosité j’imagine. Je trouve ça beau, comme idée.
-Les WC qui explosent.
-La toile de l’araignée qui arrache la peau de Bill quand il la touche.
-Les insectes qui piquent et pompent le sang d’une des brutes. Il y en a un qui pique dans son œil… il y a de ces détails bien crades, dans ce bouquin… pareil quand l’œil de l’araignée se dissout.
-La tortue, quoi… depuis le début je me demandais ce que c’était.
[Spoiler] Elle a dégueulé l’univers, et blague à ce propos. C’est tellement absurde, mais je l’accepte… quoique c’est surtout parce qu’il y a le nom de King sur la couverture du bouquin ; ça aurait été quelqu’un d’autre, j’aurais eu plus de mal à prendre ça au sérieux.
Mais c’est bien que l’auteur assume des idées aussi farfelues. Ca fait quand même bizarre, dans un récit autrement très sérieux.

Les citations annotées :
-"je plaisante avec Carole Danner sur le plaisir que j'aurais à coucher avec elle, et elle me répond sur le même ton, qu'elle aussi ça lui ferait plaisir - mais nous savons l'un et l'autre qu'elle plaisante et moi pas" p191 tome 1.
-"L’enfant est peut-être le père de l’homme" p237 tome 2.
-"Des lambeaux d’une brume épaisse et fumeuse stagnaient dans les dépressions du relief et s’enroulaient autour de leurs jambes. Elle avait l’odeur âcre du bois vert qui brûle" p457 tome 2.
-"Je suis la Tortue, fils. J’ai fait l’univers, mais je t’en prie, pas de reproches ; j’avais mal au ventre." P381 tome 3.
-"Il pensa au gamin rencontré un peu plus tôt durant son séjour à Derry, alors que Ca continuait encore. On ne peut pas être prudent sur un skate, lui avait-il fait remarquer.
On n’a jamais rien dit d’aussi vrai, môme." P 494 tome 3.

Sacré bouquin. Une odyssée.

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MessageSujet: Re: Ca - Stephen King   Dim 22 Juil 2012 - 11:16

C'était ton premier King donc ? C'est son meilleur, clairement. (mais beaucoup d'autres sont très bons).

Le décor du Maine, le nombre affolant de pensées en italiques entre parenthèses, les très nombreux détails, le fait que l'histoire soit aussi longue à se mettre en place, la présence d'un personnage écrivain (et la part autobiographique associée, donc), la fin qui part dans tous les sens avec ses créatures surnaturelles bien barjots sont typiques de King en tout cas.
Derry sert de décor à d'autres de ses livres d'ailleurs (Insomnie et Dreamcatcher, où l'on trouve des références à Ça).

"Dans Dreamcatcher":
 

Si tu veux t'attaquer au deuxième pavé de King, le Fléau t'attend.
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MessageSujet: Re: Ca - Stephen King   Dim 22 Juil 2012 - 13:27

Avec le films adaptés de King que j'ai vus en grand nombre, j'avais pu comprendre que certains éléments étaient typiques de l'écrivain.

Je pense que si j'en lis un autre, le prochain sera Christine. Beaucoup aimé le film aussi.

La personne qui m'a parlé de la signification du "It" m'a dit qu'il y avait une référence à la Tortue dans La tour sombre, mais je savais pas que Derry apparaissait dans plusieurs histoires, je trouve ça sympa.

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