La Crypte

Zombies, horreur, SF. Et cinéma en tous genres.
 
AccueilPortailFAQRechercherS'enregistrerMembresGroupesConnexion

Partagez | 
 

 FILM GEEK

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Fry3000
King of the zombies
King of the zombies
avatar

Masculin Nombre de messages : 8764
Age : 25
Date d'inscription : 16/05/2007

MessageSujet: FILM GEEK   Mer 21 Juil 2010 - 14:36


Fiche du film :
Réalisateur et scénariste : James Westby
Année : 2005
Genre : Comédie dramatique
Acteurs principaux : Melik Malkasian, Tyler Gannon
Résumé : Scotty Pelk travaille dans un vidéoclub. Il aime les films, il pense film, il parle film, il vit film. Mais le jour où il est viré, il n'arrive plus à s'y retrouver dans sa vie.

Avis sur le film :
Ok, je refais un topic et un avis plus personnel car je veux que ceux qui liront ceci comprennent que ça rigole pas.
Film geek, ce titre m'avait séduit depuis au moins une année, j'ai tourné autour sans franchir le pas. Je n'avais même qu'une vague idée de l'histoire, et je me plantais le doigt dans l'oeil quant à ce que je pensais être l'histoire.

J'ai finalement vu Film geek il y a quelques mois, et autant le dire de suite : c'est mon coup de coeur (j'aime pas cette expression, mais ça colle bien à la situation) de cette année 2010. Comme Tueurs nés en 2009.

Le réalisateur nous fait part de sa propre histoire, ayant travaillé dans un vidéo-club puisque le ciné est sa passion. Ce n'est pas un Clerks, quoique le début y fasse penser, car le sujet change de direction ensuite.
On sent que c'est du vécu, il y a ce même talent que chez Kevin Smith : savoir saisir les meilleurs (ou pires) moments du quotidien pour en faire un film. C'est terriblement drôle et pourtant si véridique, et ces deux faits sont probablements liés.

Comme pour toute histoire, il y a un élément perturbateur qui vient chambouler les scènes amusantes, ici Scotty se fait virer de son boulot, et il y a cette fille qui aime le ciné aussi... Le personnage a un côté Rain man, mais l'attachement créé par ce que l'on voit au début fait que l'on tient à ce qui lui arrive, on voudrait le voir trouver du boulot, on aimerait le voir parler à cette fille dans le métro qui lit un livre sur Cronenberg !

Et c'est durant toute cette trame que la vérité m'est apparue de plus en plus clairement : ce film est ma vie. Oublions le côté Rain man, et ce film dépeint ma vie, comme si le réalisateur m'avait espionné.
Dans les débats de Scotty, j'y ai vu les mêmes déspespoir d'un geek jeté au milieu d'un monde hermétique à son propre univers. Dans Niko, la fille qui se lie à Scotty, j'ai vu un mélange de toutes les filles à qui je me suis attaché.
L'introspection se fait plus profonde quand celle-ci pose la question qui atteint le perso, ainsi que moi en tant que spectateur, comme si sa question avait traversé l'écran pour m'atteindre fatalement en plein coeur : pourquoi Scotty, et nous, aimons les films ? C'est le moment d'avoir une analyse du perso, et de nous poser la question aussi.

C'est avec de l'admiration au fond des yeux, la bouche béante, et avec une peur qui me pétrifiait que je me suis dit que Film geek EST ma vie. C'était drôle et triste à la fois, de quoi se poser des questions, ce qui prouve que ça a réussi à me toucher. Et pourtant, Film geek conforte dans notre univers et notre vision du cinéma.
Film geek est un film de film geek pour les film geeks. Ca risque d'ennuyer la plupart des gens, mais pour les geeks qui me lisent, voyez ce film à tout prix pour être touché en plein dans le mille.

Bande-annonce VO (qui est excellente) :

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://deadbydawn.users-board.net
Fry3000
King of the zombies
King of the zombies
avatar

Masculin Nombre de messages : 8764
Age : 25
Date d'inscription : 16/05/2007

MessageSujet: Re: FILM GEEK   Jeu 31 Mar 2016 - 22:59

Ca fait des années que j’ai Film geek sous la main, des années que je dois le revoir. Et je sais pourquoi j’ai repoussé ça pendant si longtemps : j’appréhendais le revisionnage parce que je savais que j’allais bien moins apprécier que lorsque j’avais découvert le film.
J’étais adolescent, déjà passionné de cinéma, et pratiquement personne dans mon entourage ne partageait cet intérêt ; sans parler du fait que je m’ouvrais rarement aux autres.
Alors Film geek, non seulement le titre semblait s’adresser directement à moi, mais c’est une œuvre qui m’a parlé, ou plutôt qui m’a fait me sentir compris.
J’avais fait fi de tous les défauts du long-métrage, dont j’étais pourtant conscient, simplement parce j’y trouvais un peu de moi.
Mais plus le temps s’est écoulé, moins les défauts dont j’avais le souvenir me semblaient excusables.
Je savais que je devrais revoir Film geek un jour, et je savais que j’allais beaucoup moins aimer.

Scotty pense cinéma, il vit cinéma, 24h/24. Il est employé dans un vidéoclub, et est incapable d’imaginer avoir un job dans un domaine qui n’ait aucun lien avec le cinéma. Sans pour autant avoir l’ambition suffisante pour participer lui-même à la conception de films. Exactement comme moi à une époque.
J’avais sûrement apprécié que le boulot du héros rappelle Clerks, un de mes films fétiches, et assurément une référence du réalisateur, comme le confirme la petite référence à Moviepoopshot (un site fictif dans Jay & Bob contre-attaque) à la fin de Film geek.
Il y a des situations gaguesques plutôt bien trouvées par rapport au contexte du vidéo-club, et dans lesquelles je me suis reconnu. Elles s’appuient pour beaucoup sur la confrontation entre l’inculture ou le simple désintérêt des clients et la passion de Scotty. Une passion telle qu’il en découle forcément de la frustration ; ça évoque du vécu.
L’acteur qui joue Scotty fait bien le benêt, et son interprétation rend drôles des répliques banales. Tous les acteurs ne sont pas au même niveau, et certains gags sont poussifs.
Mais si la caractérisation de Scotty comme un être maladroit, marginalisé par sa passion trop dévorante, est une bonne idée, le réalisateur/scénariste en fait quand même un trop gros loser.
C’est à des fins comiques, mais ça s’avère bien trop insistant, et le personnage devient pitoyable. Il fait parfois beaucoup trop demeuré, et le fait qu’il ramène absolument tout, chaque situation qu’il vit et chaque personne qu’il rencontre, à quelque chose qu’il a vu dans un film, devient saoulant.
Et qu’on montre ses inaptitudes sociales, ok, mais là c’est limite Rain man. On se retrouve avec des situations d’une bêtise égale à celle de teen movies des années 2000 ; les scènes avec la voisine en bikini, ou toutes celles où Scotty se branle, sont gênantes.

Je me souviens que j’avais eu la forte impression que le réalisateur avait observé ma vie pour faire son film. Ca m’avait frappé avec le love-interest de Scotty, Niko, qui semblait vraiment être un condensé de plusieurs filles que je connaissais. Dont une qui m’avait posé une question semblable à celle du personnage, portant je crois sur la raison de ma passion pour le cinéma.
Je m’étais aussi senti proche du héros en souhaitant le voir adresser la parole à cette fille, Niko, tout de noir vêtue, et qui lit un bouquin sur Cronenberg. Mais je crois que si j’avais découvert la scène aujourd’hui, j’aurais été agacé de voir Scotty hésiter à lui parler, puis galérer autant à formuler une phrase.
Et la relation entre les deux est vraiment très mal gérée. Elle passe par pleins d’étapes en très peu de temps, ce qui ne laisse pas les scènes et les personnages exister, et les évènements sont forcés pour accélérer les choses.
De plus, Scotty est tellement un boulet que je me demande pourquoi la fille traîne avec lui plus de 5 minutes. Du coup, on ne croit pas qu’il puisse se passer quoi que ce soit entre eux. Et ce n’était peut-être pas l’intention du réalisateur, mais il n’y a pas d’enjeu dans ce cas.

Le long-métrage est ponctué de tops 5 qui s’affichent à l’écran, sur un genre ou réalisateur ; c’est gratuit, même si ça exprime un désir du réalisateur de partager sa passion (et il a plutôt bon goût). Dommage que son personnage ne soit pas capable de faire de réelle critique, et en revient trop souvent à qualifier un film ou un réalisateur de "awesome".
Film geek a été tourné en 4/3, et on sent l’amateurisme dans le cadrage, la photo, les problèmes de mise au point, … La prise de son est ok, heureusement.
Par contre je dois admettre que les dialogues sont pas mal écrits, et le montage a un bon sens du rythme qui rend l’humour efficace, même si par moments le réalisateur (qui est aussi le monteur !) a eu recours à des jump-cuts et des fondus, parce qu’il ne pouvait faire autrement. Il n’avait pas prévu d’autre angle, c’est vraiment bête.
C’est toujours un peu triste quand quelqu’un manifeste une grande passion pour le cinéma, et fait des erreurs pareilles quand il passe à la réalisation…

En fin de compte, je m’attendais à pire, pour ce revisionnage. Film geek est imparfait, un peu amateur, mais n’est pas vraiment mauvais. Une bonne part de l’humour fonctionne, il y a quelques bonnes idées, et je ne peux pas m’empêcher de garder une certaine affection pour ce film, malgré tous ses petits défauts. J’y vois surtout un potentiel qui n’a pas été pleinement, ou correctement, exploité.
A voir une fois, par curiosité, si on est un geek cinéphile.


PS : Scotty dit "A bout de soufflé" au lieu de "A bout de souffle". Drôle.

_________________


Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://deadbydawn.users-board.net
 
FILM GEEK
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» [Disney Channel Original Movie] Le Geek Charmant (2011)
» Film sur les geeks cherche acteurs sur Lille.
» Devant quel film pleurez vous le plus ???
» George Sand et Musset (film, romans, théâtre et lettres)
» Les acteurs du film

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
La Crypte :: Cinéma :: Films divers-
Sauter vers: