Désolé je n'ai pas pu tout mettre car aprés la place est insufisante ^^ - information venant de Wikipédia ... et bien évidament en étant Fan des Beatles depuis toujours (car ma mère me bercé a leurs musiques) je confirme les informations suivante :The Beatles est un groupe musical britannique originaire de Liverpool. Composé de John Lennon, Paul McCartney, George Harrison et Ringo Starr, il demeure, en dépit de la séparation de ses membres en 1970, l'un des groupes de rock les plus populaires au monde. En dix ans d'existence, et seulement huit ans de carrière discographique (de 1962 à 1970), les Beatles ont sorti treize albums et ont composé plus de 200 chansons, soit en moyenne un album tous les neuf mois, productivité particulièrement remarquable dans la période 1963-1966, où, entre les tournées incessantes et la participation à deux longs métrages, ils ont publié sept albums, treize singles et douze maxis.
Les chansons des Beatles ont marqué les années 1960 — elles sont même considérées comme la « bande-son » de cette décennie — et les générations suivantes, et leurs mélodies ont été adaptées à de nombreux genres musicaux, notamment le jazz, la salsa, le reggae ou la musique classique (symphonique) et baroque. Au XXIe siècle, le groupe jouit toujours d'une grande popularité ; ses chansons sont jouées et reprises dans le monde entier. Le duo d'auteurs-compositeurs Lennon/McCartney reste célèbre comme créateur de standards qui ont fait l'objet de milliers d'adaptations dans les décennies suivantes.
Les Beatles demeurent les artistes ayant vendu le plus grand nombre de disques au monde 2. Ce chiffre était déjà estimé par EMI dans les années 1980 à plus d'un milliard de CD, vinyles, et même 78 tours en Inde, vendus à travers la planète 2, et il a continué à augmenter jusqu'à aujourd'hui3,4. Par ailleurs, un biographe de Paul McCartney a calculé dans les années 1970 qu'à tout moment, l'une des interprétations de la chanson Yesterday (on en dénombre plus de 3 0005) était jouée par une radio quelque part dans le monde.
« Placés à la proue6 » de l'évolution de la jeunesse et de la culture populaire des années 1960, leur style, leur habillement, leurs discours, leur popularité planétaire, leurs consciences sociale et politique grandissantes au fil du temps, ont étendu l'influence des Beatles bien au-delà de la musique, jusqu'aux révolutions sociales et culturelles de leur époque.
Les Beatles à leur arrivée à New York le 7 février 1964.

En haut : John Lennon et Paul McCartney.
En bas : George Harrison et Ringo Starr.
MEMBRES :
John Lennon (né John Winston Lennon à Liverpool, le 9 octobre 1940, devenu John Ono Lennon lors de son mariage avec Yoko Ono en 1969, et mort assassiné à New York, le 8 décembre 1980) : auteur-compositeur, guitare rythmique, chant, piano, claviers, percussions, harmonica, basse (à l'occasion), fondateur du groupe, membre de 1957 à 1970 ;
Paul McCartney (né James Paul McCartney à Liverpool, le 18 juin 1942, devenu Sir James Paul McCartney par anoblissement en 1997) : auteur-compositeur, basse, chant, piano, claviers, guitares, percussions, batterie (à l'occasion), membre de 1957 à 1970 ;
George Harrison (né à Liverpool, le 25 février 1943, et mort à Los Angeles, le 29 novembre 2001) : auteur-compositeur, guitare solo, chant, sitar, instruments indiens variés, percussions, claviers, synthétiseur, basse (à l'occasion), membre de 1958 à 1970 ... Il était le plus jeune des quatre membres du groupe The Beatles.
Ringo Starr (né Richard Starkey à Liverpool, le 7 juillet 1940) : batterie, percussions, chant, auteur-compositeur occasionnel, membre de 1962 à 1970.
LE CINQUIEME BEATLES :Stuart Sutcliffe, pour son rôle aux débuts du groupe en tant que bassiste, notamment à Hambourg ;
Pete Best, batteur du groupe de 1960 à 1962 ; remplacé par Ringo Starr ;
Neil Aspinall, road manager des Beatles dès leurs débuts et jusqu’en 1963, puis leur assistant personnel. Il a été à la tête de la compagnie Apple Corps durant près de 40 ans avant de prendre sa retraite en février 2007, un an avant sa mort en mars 2008 ;
Klaus Voormann, artiste, ami des Beatles et dessinateur de la pochette Revolver et du coffret The Beatles Anthology ;
Brian Epstein, découvreur, puis manager des Beatles jusqu’à sa mort en 1967 ;
George Martin, patron du label Parlophone, division d’EMI, qui les auditionna puis les engagea à l'été 1962. À partir de là, il produisit la quasi-totalité de leurs albums et écrivit la plupart des arrangements et des instrumentations avec les Beatles, jouant fréquemment des claviers. Il a continué, jusqu’à aujourd’hui, à produire les albums post-Beatles, comme la série The Beatles Anthology et la compilation Love ;
Jimmy Nicol, batteur qui remplaça Ringo Starr, malade, pour une dizaine de concerts lors de la tournée australienne des Beatles en juin 1964 ;
Derek Taylor, attaché de presse et confident des Beatles. George Harrison a déclaré en 1988 « Il n'y a eu que deux cinquièmes Beatles : Neil Aspinall et Derek Taylor » ;
Billy Preston, claviériste qui participa à l’enregistrement de l'album Let It Be, que l'on entend aussi sur quelques pistes d'Abbey Road (1969) et qui fut le seul musicien a figurer nommément sur une pochette du groupe, en avril 1969, à l'occasion de la parution du 45 tours Get Back/Don't Let Me Down par The Beatles with Billy Preston.Malgré la longue liste de prétendants, et pour sa contribution active à la musique des Beatles, dont il fut le producteur du début à la fin de leur carrière discographique, arrangeur et fréquent musicien additionnel, c’est à George Martin que ce titre symbolique est le plus généralement attribué
HISTOIRE DU GROUPE :John Lennon est un adolescent de Liverpool élevé par sa tante « Mimi » — Mary Elizabeth de son vrai nom. Son père, Alfred « Freddie » Lennon, un marin, a rapidement délaissé sa mère, Julia Stanley, et son enfant qu'elle n'avait pas les moyens de garder seule auprès d'elle. Dès qu'il découvre Elvis et le rock 'n' roll, John veut devenir musicien, se procure une guitare et ne tarde pas à monter son premier groupe, The Quarrymen.
Le 6 juillet 19575, à Woolton dans la banlieue de Liverpool, John Lennon, qui a alors 16 ans, et son groupe de skiffle donnent un concert pour la fête paroissiale de l'église St. Peter. À la fin du concert, Ivan Vaughan, un ami commun, présente Paul McCartney à John Lennon. Paul prend alors une guitare et joue Twenty Flight Rock d'Eddie Cochran devant un John un peu éméché mais néanmoins très impressionné. Quelques jours plus tard, Pete Shotton, autre membre des Quarrymen, propose à Paul de se joindre au groupe. Celui-ci, qui n'a que 15 ans, accepte.
Le 20 forthlin road, où vécut Paul McCartney avec son père et son frère (Liverpool).
En février 19585, sur l'insistance de Paul, et malgré les réticences de John qui le trouve trop jeune, George Harrison intègre le groupe comme guitariste solo. À trois – guitaristes et chanteurs – au sein d'une formation à géométrie variable qui s'appellera à tour de rôle, The Rainbows et Johnny and the Moondogs, avec ou sans batteur, ils jouent dans les clubs de Liverpool, comme le Jaracanda, un coffee-shop dirigé par Allan Williams qui officie en tant qu'agent pour le groupe débutant. Ils se produisent également au Casbah, dirigé par Mona Best, la mère de leur futur batteur Pete Best. D'autres portes s'ouvrent ensuite, dont le Cavern Jazz Club, alors que le rock 'n' roll et le Mersey Beat, les styles des groupes de Liverpool, deviennent populaires dans cette ville.
Autodidactes, influencés par le rock 'n' roll (Elvis Presley pour commencer, mais également Chuck Berry, Buddy Holly, Little Richard, Gene Vincent et bien d'autres) et le blues noir américain, ils jouent les morceaux de rock du moment « à l'oreille », sans partitions. Mais dès le départ aussi, John Lennon et Paul McCartney s'associent et s'entendent pour écrire ensemble des chansons, par dizaines, assis face à face avec leurs guitares dans une parfaite symétrie (Paul est gaucher), affinant leur technique au fur et à mesure. Quelques-unes d'entre elles ressortiront sur les albums des Beatles des années plus tard. Ils partagent également un drame qui les rapproche : Paul McCartney a perdu sa mère Mary, terrassée par un cancer du sein en 1956, tandis que la mère de John, Julia, meurt écrasée par une voiture conduite par un policier ivre en 1958.
Les futurs « Fab Four » utilisent différentes variantes de leur nom (Beetles, Silver Beetles, Long John and the Silver Beatles, Silver Beats) avant de se fixer sur le mot-valise « Beatles » pendant l'année 1960. Il s'agit en fait de références au groupe accompagnant Buddy Holly, The Crickets, et au film L'Équipée sauvage avec Marlon Brando, où il est question d'un gang du nom de « Beetles » (« scarabées »). Il fait aussi référence au rythme (beat) du rock 'n' roll (appelé beat music). Les quatre adoptent définitivement cette appellation (attribuée à John Lennon et Stuart Sutcliffe) en août 1960, lorsque débute leur premier engagement sérieux, que leur a déniché Allan Williams à Hambourg, où ils vont rencontrer Klaus Voormann et Astrid Kirchherr.
LA BEATLEMANIALe 5 octobre 1962 sort Love Me Do qui n'atteint que le 17e rang au palmarès britannique. Ce n'est pas encore la « Beatlemania », mais il s'agit là d'une grande satisfaction pour le groupe, particulièrement au moment où le titre passe à la radio. Mais leur deuxième 45 tours, Please Please Me, dont les paroles sont ambiguës pour l'époque (« You don't need me to show the way, girl », que l'on peut traduire par « tu n'as pas besoin que je te montre la voie, fille ») est propulsé au premier rang. Les Beatles obtiennent ainsi l'occasion d'enregistrer un album complet, ce qu'ils feront en 585 minutes (9h45) le 11 février 196326. Intitulé Please Please Me et sorti le 22 mars 1963, cet album atteint également la tête du hit-parade où il se maintient durant sept mois.
Partie de Liverpool — où ils continuent jusqu'en août 1963 à enflammer le Cavern Club —, la popularité des Beatles se répand dans tout le Royaume-Uni qu'ils sillonnent inlassablement, y effectuant quatre tournées cette année-là. Les succès se suivent : From Me to You en avril, puis She Loves You en août sont classés nº 1 au hit-parade. She Loves You et son fameux « Yeah Yeah Yeah! » rend les Beatles célèbres dans toute l'Europe. Leur passage, le 13 octobre 1963 dans le très populaire show télévisé londonien Sunday Night at the Palladium marque le début du phénomène que la presse britannique baptise la « beatlemania5 ». Disquaires pris d'assaut, ferveur généralisée, jeunes filles en transe… Le groupe va aligner douze n° 1 successifs dans les charts britanniques de 1963 à 1966, jusqu'à la publication en février 1967 du single « double face A » Strawberry Fields Forever/Penny Lane, seulement n° 2 (mais premier aux États-Unis).
Le 4 novembre 1963, les quatre musiciens de Liverpool se produisent devant la famille royale au Prince of Wales Theatre de Londres pour le Royal Command Performance, où un John Lennon, irrévérencieux, avant de se lancer dans l'interprétation de Twist and Shout dit au public : « On the next number, would those in the cheaper seats clap your hands? All the rest of you, if you'll just rattle your jewelry! / Pour notre prochain titre, est-ce que les gens installés dans les places les moins chères peuvent frapper dans leurs mains ? Et tous les autres, agitez vos bijoux! »
En 1963, John Lennon et Paul McCartney écrivent partout, à n'importe quel moment, dans le bus qui les amène d'un lieu de concert à l'autre, dans leurs chambres d'hôtel, dans un coin des coulisses avant de monter sur scène, dans l'urgence avant d'enregistrer, quelquefois en une seule prise, autant de titres qui vont marquer leur histoire et celle de la musique rock
En tête des hit-parades, Please Please Me n'est remplacé à la première place que par le deuxième album du groupe, With the Beatles, publié le 22 novembre 1963. Ces deux disques sont exportés aux États-Unis respectivement sous les noms de Meet the Beatles et The Beatles' Second Album, en ayant préalablement subi divers traitements tels que le raccourcissement de la liste des chansons, la modification de l'ordre des pistes, ou bien celle du son (écho, stéréo, etc.).
Dans un premier temps, les maisons de disques américaines affichent leur mépris pour ce qu'elles pensent être un phénomène passager. Leur cinquième 45 tours, I Want to Hold Your Hand, est leur premier nº 1 sur le marché américain et y reste du 1er février au 14 mars 1964. Il sera détrôné par She Loves You du 21 au 28 mars, suivi de Can't Buy Me Love du 4 avril au 2 mai. Le classement du Billboard Hot 100 du 31 mars 1964 aux États-Unis fait apparaître cinq titres des Beatles aux cinq premières places : la « beatlemania » qui avait débuté au Royaume-Uni se propage de l'autre côté de l'Atlantique, et dans le monde entier.
ANALYSE DU PHENOMENELa « Beatlemania » fut un phénomène d'ampleur et à plusieurs facettes. La jeunesse prend goût à se coiffer et s'habiller « à la Beatles », comme en témoignent les photos de l'époque prises dans les rues. Ils deviennent des trend-setters, expression anglophone que l'on peut traduire en français par faiseurs de mode ou leaders de tendances.
Les disquaires se spécialisent sur la discographie des Beatles, et pour mieux gérer ses stocks, la société EMI/Parlophone propose la présouscription des albums et des singles à suivre, même s'ils sont encore à l'état de projet. Les pré-commandes atteignent dès lors des sommets astronomiques : par exemple, 2,1 millions pour Can't Buy Me Love en 1964.
Des magazines spécialisés fleurissent, comme le célèbre Beatles Monthly, (aussi connu sous le nom de Beatles Book, 77 éditions de 1963 à 1969, intégralement republiées de 1977 à 1982) et se vendent comme des petits pains.
Le palais de Buckingham où les Beatles sont décorés en juin 1965.
L'atmosphère hystérique des concerts rend parfois ceux-ci presque inaudibles. Le premier ministre britannique, Harold Wilson, remarque néanmoins que ces artistes constituent pour le pays une excellente exportation, notamment en termes d'image : celle de jeunes gens souriants, polis, bien habillés, et pleins d'un humour très britannique lors des interviews. Ils sont décorés par la reine du Royaume-Uni, le 12 juin 1965, de la médaille de membre de l'Empire britannique (Member of the British Empire, ou MBE). C'est en fait la plus basse des décorations. Certains MBE — dont plusieurs sont des vétérans et des chefs militaires —, froissés, renvoient par dépit leur propre croix à la Reine. John Lennon répliqua qu'il aimait mieux recevoir cette distinction en divertissant. Les vrais honneurs arrivent beaucoup plus tard, quand James Paul McCartney est anobli en 1997.
Extrêmement liés, par le simple fait qu'ils sont les seuls à « vivre la beatlemania de l'intérieur », considérant se trouver dans l'œil du cyclone, voyant tout le monde s'agiter frénétiquement autour d'eux, se soudant autant que possible, très amis, les Beatles se voient affublés du surnom de « monstre à quatre têtes » au plus fort du phénomène
Dans les années 1960, l'industrie musicale est en pleine expansion. Désormais, il est possible de donner des concerts dans des salles de plus en plus grandes. À la télévision, les émissions sont de plus en plus regardées par un public familial. Les Beatles participent dès 1963 à de nombreux shows avec les animateurs les plus populaires de la télévision britannique et bientôt américaine, et sont les premiers à passer dans une émission diffusée en « Mondovision », dans le monde entier en juin 1967, avec la chanson All You Need Is Love.
Depuis 1965, les Beatles ne chantaient pratiquement plus qu'en playback à la télévision et Paul s'en expliquait : « Nous faisons un très important travail de studio, corrigeant inlassablement la moindre imperfection avec une précision maniaque. Pas question d'offrir aux téléspectateurs, alors que ce son existe, un autre son déformé par les mauvais studios des plateaux de TV ». Toujours en 1965, les Beatles prennent la résolution de ne plus donner d'autographes : « Nous n'avons tout simplement pas assez de bras, et nous devons tout de même pouvoir utiliser nos guitares de temps en temps ! »
Les Beatles ont l'intelligence de mêler à des standards du rock comme Kansas City des chansons susceptibles de plaire à la génération précédente (Till There Was You, You Really Got a Hold on Me ; Besame Mucho reste dans les cartons). À noter que ces chansons, y compris Besame Mucho, font partie du répertoire des Beatles depuis Hambourg
our ne pas se faire cataloguer comme « mods » et perdre le public des « rockers », Brian Epstein a eu une idée : les Beatles, retrouvant un moment le cuir de leurs débuts, vont sortir un EP (extended play) de quatre titres de rock pur et dur (Matchbox, I Call Your Name, Long Tall Sally et Slow Down) qui est le « disque des initiés » et montre « ce que les Beatles savent vraiment faire quand ils le veulent ». Satisfaits par cet « os à ronger », les rockers ne dénigrent plus les Beatles eux-mêmes, mais les fans qui achètent leurs autres disques en ne sachant pas ce qu'est la vraie musique des Beatles, qui ont montré qu'ils savaient faire bien mieux que de la pop. Pour se concilier ce public — mais aussi pour se faire plaisir — la présence d'un « standard de rock » devient un « incontournable » des albums
Dans le film A Hard Day's Night, tourné en noir et blanc pour ne pas coûter trop cher — mais aussi pour masquer le fait qu'ils n'ont pas la même couleur de cheveux — et réalisé par Richard Lester, les Beatles orchestrent habilement leur propre légende, avec un humour très britannique. Cet humour devient délirant avec le film suivant, Help!, sorti à l'été 1965, en couleurs, où les Beatles se moquent d'eux-mêmes. On va jusqu'à les comparer aux Marx Brothers, ce que John estime excessif. George Harrison, lui, noue une solide amitié avec Eric Idle et le groupe des Monty Python.
L'humour britannique reste une composante incontournable des Beatles. Quelques exemples tirés d'interviews :
« Que craignez-vous le plus ? La bombe atomique ou les pellicules ? (ricanements)
- La bombe atomique, puisque nous avons déjà des pellicules (hurlement de rire de l'auditoire) »
« Pouvez-vous nous chanter quelque chose ?
- L'argent d'abord ! »
« Répétez-vous beaucoup ?
- Pour quoi faire ? Nous jouons déjà en concert tous les soirs, vous savez. »
« Vous jouiez autrefois des standards. Pourquoi ne le faites-vous plus ?
- Parce que maintenant, nous en créons. »
« Ringo, êtes-vous des mods ou des rockers ?
- Personnellement, je suis un moqueur » (cette réplique sera reprise dans le film A Hard Day's Night)
« Comment avez-vous trouvé l'Amérique ?
- En tournant à gauche au Groenland ! » (cette réplique sera aussi reprise dans le film A Hard Day's Night)
L'album Rubber Soul sera plus tard ainsi nommé pour pasticher l'expression « plastic soul » (qui se traduit par « âme influençable »). Rubber Sole, qui se prononce presque à l'identique, signifie « semelle de caoutchouc » !
John Lennon avait soigné son personnage avant-gardiste en écrivant en 1964 et 1965 deux livres de courtes nouvelles dans un style imagé et surréaliste, In His Own Write, puis A Spaniard in the Works. La critique de l'époque ne leur fait pas bon accueil, mais Christiane Rochefort traduit en français le premier sous le titre « En flagrant délire ».
Entre-temps, le fan club des Beatles travaille à chouchouter un réseau de fans à qui on concède des bonus comme des photos inédites et des disques hors commerce offerts à Noël : un Christmas Record sortira ainsi chaque année durant les fêtes, jusqu'en 1968. Brian Epstein intervient pour la partie organisation et George Martin pour la partie musicale. Dès le début des années 1960, George Martin fait à tout hasard enregistrer un album de musique symphonique inspirée des Beatles. Un autre, plus élaboré, suit bien plus tard pour le remplacer. Vers l'an 2000, un disque nommé Beatles Go Baroque et issu des pays de l'Est fait de même.
« NOUS SOMMES PLUS POPULAIRE QUE JESUS »Une interview de John Lennon intitulée « Comment vit un Beatle ? » par la journaliste Maureen Cleave, une proche du groupe, paraît dans le London Evening Standard du 4 mars 1966. Les Beatles sont alors au sommet de leur popularité mondiale, et il déclare :
« Le christianisme disparaîtra. Il s'évaporera, décroîtra. Je n'ai pas à discuter là-dessus. J'ai raison, il sera prouvé que j'ai raison. Nous sommes plus populaires que Jésus, désormais. Je ne sais pas ce qui disparaîtra en premier, le rock 'n' roll ou le christianisme […]
e qui passe complètement inaperçu au Royaume-Uni, et même ailleurs dans un premier temps, finit par devenir un véritable scandale quelques mois plus tard aux États-Unis, dès lors que ces propos ont été repris, amplifiés et déformés sur une station de radio de l'Alabama ; il y est suggéré que les disques des Beatles soient brûlés en représailles de ces paroles jugées blasphématoires. La « Bible Belt » américaine ne tarde pas à mettre ces propos en applications.
Paul McCartney tente bien de tourner l'affaire en dérision, en déclarant « Il faut bien qu'ils les achètent avant de les brûler17 ! » mais le mal est profond. Ainsi, à l'aube de leur ultime tournée, le 11 août 1966 à Chicago, John Lennon est obligé de se justifier devant les médias américains :
« Si j'avais dit que la télévision est plus populaire que Jésus, j'aurais pu m'en tirer sans dommage […] Je suis désolé de l'avoir ouverte. Je ne suis pas anti-Dieu, anti-Christ ou anti-religion. Je n'étais pas en train de taper dessus ou de la déprécier. J'exposais juste un fait, et c'est plus vrai pour l'Angleterre qu'ici [aux États-Unis]. Je ne dis pas que nous sommes meilleurs, ou plus grands, je ne nous compare pas à Jésus-Christ en tant que personne, ou à Dieu en tant qu'entité ou quoiqu'il soit. J'ai juste dit ce que j'ai dit et j'ai eu tort. Ou cela a été pris à tort. Et maintenant, il y a tout ça…
LE TRIOMPHE DE SGT. PEPPER'S LONELY HEARTS CLUB BANDAdieu les tournées et les costumes « uniformes ». À la fin de l’année 1966, les Beatles s'installent quasiment à plein temps dans les studios EMI d'Abbey Road, et ils vont en exploiter toutes les possibilités. C'est le début de la période qui sera définie comme « les années studio ». Ils s'amusent à coller des bouts des chansons, à lancer des bandes de musique par terre et à les recoller au hasard, à passer des morceaux à l'envers (comme sur la chanson Rain), en accéléré, à mélanger de nombreux instruments, des violons, des instruments traditionnels, indiens, toutes sortes de claviers, ou même des orchestres. À tenter tout ce qui est artistiquement possible en s'affranchissant d'un fardeau (ils sont les Beatles et doivent en permanence se mesurer à l'image que leur public a d'eux) pour prendre l'identité d'une fanfare à la fois « Edwardienne » et complètement dans l'air du temps, qui souffle depuis la Californie. Ce concept est signé Paul McCartney.
L'album Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band est publié le 1er juin 1967 : ce disque est considéré par beaucoup comme leur chef-d'œuvre et sera reconnu comme la meilleure œuvre rock de tous les temps. D'autres y voient au contraire un album d'adieu (illustré par un massif fleuri où quatre Beatles tristes du musée de cire de Madame Tussaud semblent assister à leur propre enterrement, tandis que les quatre vrais Beatles sont donc devenus des musiciens de fanfare moustachus, et où une poupée à l'effigie de Shirley Temple annonce « Welcome the Rolling Stones »). Cet album marque en tout cas leur carrière et toute une génération.
Pour répondre à leurs besoins, George Martin et son équipe doivent aller de plus en plus loin. Ils inventent ainsi le « vari speed » qui permet de faire varier la vitesse de défilement de la bande (procédé qui est notamment utilisé sur Strawberry Fields Forever pour fondre deux prises différentes en une seule, ou sur Lucy in the Sky with Diamonds pour la voix de John Lennon) et le « reduction mixdown » : les quatre pistes d'un magnétophone, le maximum dont ils disposent à l'époque, sont réduites en une seule sur un autre appareil identique synchronisé, et trois nouvelles pistes sont ainsi libres. On peut multiplier ce procédé. De huit jusqu'à seize pistes avant l'heure. Pour la première fois dans l'histoire du rock, un groupe va passer un peu plus de cinq mois en studio, de fin novembre 1966 à avril 1967, pour construire son album.
Les fructueuses sessions de Sgt Pepper's ont débuté par les enregistrements des titres Penny Lane — de Paul McCartney — et Strawberry Fields Forever — de John Lennon — où chacun traite de la nostalgie de son enfance à Liverpool. La maison de disques EMI et Brian Epstein pressent George Martin de sortir un single pour l'hiver, et ce dernier livre à contrecœur ces chansons, qui sont tout simplement celles qui sont les plus avancées56. Conséquence, ces deux titres (publiés en Angleterre le 13 février 1967) ne sont pas inclus dans l'album à venir. De manière anecdotique, ils n'atteignent pas le N°1 du hit-parade britannique, et le producteur considère aujourd'hui la décision de les avoir isolés sur un single « double face A » comme une « épouvantable erreur »
Toujours à l'avant-garde, les Beatles se mettent par ailleurs en scène pour le titre de John Lennon, Strawberry Fields Forever, cet hiver-là, dans un mini-film tellement innovant qu'on peut en faire le précurseur de tous les vidéo clips musicaux tels qu'on les connaît aujourd'hui
L'écriture et la réalisation de Sgt Pepper's se poursuit intensément durant les quatre premiers mois de 1967. La collaboration Lennon/McCartney atteint encore des sommets. Ensemble, ils écrivent With a Little Help from My Friends pour Ringo Starr, créent She's Leaving Home à partir d'un fait divers, concoctent Getting Better, où l'optimisme de l'un (« It's getting better all the time / Ça va de mieux en mieux tout le temps ») est contrebalancé par le pessimisme de l'autre (« I can't get no worse / Ça ne peut pas être pire »). Enfin, un bout de chanson de John (« I read the news today oh boy… ») où il met en paroles une série de nouvelles lues dans la presse, accolé à une « ritournelle » de Paul (« Woke up, fell out of bed… »), le tout séparé par 24 mesures vides, qui sont remplies par un fameux glissando d'orchestre symphonique (clairement repris de Krzysztof Penderecki (Thrène à la mémoire des victimes d'Hiroshima, 1960) et de Iannis Xenakis (Metastasis, 1955), donnent le titre A Day in the Life. Ils écrivent ensemble la phrase « I'd love to turn you on » (« J'aimerais te brancher ») qui fait scandale pour sa connotation « drogue » et provoque l'interdiction de la chanson sur la radio britannique.
Il est encore question de drogue, pour la plupart des observateurs de l'époque, avec le texte surréaliste et surtout les initiales (LSD) de la chanson Lucy in the Sky with Diamonds. Mais John Lennon explique qu'il est en fait partie d'un dessin que son fils Julian, alors âgé de quatre ans, a ramené de sa classe de maternelle en lui expliquant que c'était sa copine Lucy O'Donnell, « dans le ciel avec des diamants ». Le compositeur, qui cite aussi Lewis Carroll et son Alice au pays des merveilles comme source d'inspiration, est le premier étonné de l'interprétation qui est faite de son titre. Lucy est également le nom donné, en honneur à la chanson, aux restes fossilisés d'un Australopithecus afarensis, sujet féminin vieux de quelque 3,2 millions d'années découvert en Éthiopie en 1974.
L'affiche qui inspira les paroles de Being for the Benefit of Mr Kite!
L'héroïne joue un rôle dans le bannissement de deux autres chansons de l'album à l'antenne : premièrement Fixing a Hole, dont le titre supposerait que le chanteur se fait un « fix », et Being for the Benefit of Mr. Kite!, entièrement composée à partir d'une affiche de spectacle de cirque du XIXe siècle par John Lennon — nouvelles prouesses techniques de George Martin et de son équipe pour répondre à ses demandes dans la fabrication de ce titre — qui est la quatrième chanson interdite d'ondes à cause du personnage « Henry the horse », puisque « horse » signifie héroïne en argot anglais. Ce sont bien sûr des interprétations totalement erronées de la part des « autorités compétentes »…
George Martin et les Beatles ont voulu faire de Sgt Pepper's un album-concept, en reliant certains morceaux, bien que les chansons n'aient aucun rapport entre elles, passées les deux du début (la chanson-titre et With a Little Help From My Friends). Pour unifier le tout, c'est Neil Aspinall, l'assistant du groupe, qui a l'idée de faire une reprise du morceau Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band comme avant-dernière piste de l'album. Ainsi, la fanfare du club des cœurs solitaires du Sergent Poivre accueille son public au début du spectacle — de l'album —, puis le salue à la fin, à travers le même morceau joué plus vite et dans une tonalité différente, en espérant que le show lui a plu. 40 ans plus tard, Paul McCartney reprend l'idée lors de sa tournée « Back in the U.S. » en 2002 en jouant la reprise de Sgt. Pepper's Lonely Hearts Club Band en avant-dernier morceau.
Sgt Pepper's fait école et tout le monde (les Rolling Stones, Moody Blues, Aphrodite's Child, The Clouds, les Who, les Kinks, et bien d'autres) voudra aussi sortir son « album-concept », quand bien même Sgt Pepper's n'en est pas vraiment un d'un point de vue strictement musical ; il aura suffi que ses auteurs le disent pour que cela soit une réalité. Il n'y a en tout cas plus de plages séparées sur la version mono : les chansons y sont enchaînées à la manière d'un show, et l'album se termine par trois trouvailles :
la longue décroissance — 47 secondes ! — d'une note de piano ;
un sifflement à 20 000 Hz, inaudible par l'homme et impossible à reproduire sur la plupart des électrophones de l'époque, mais dont John Lennon espère qu'il fera aboyer les chiens de ceux qui possèdent une bonne chaîne Hi-Fi ;
un « jingle » sans fin sur le sillon intérieur, que ne pourront découvrir que les puristes de la Hi-Fi, ceux qui refusent d'avoir une platine à arrêt automatique en fin de disque — pour les autres, le bras se lèvera avant, ou juste au début.
L'album fait date dans l'histoire de la musique pop rock : jamais un groupe n'avait disposé d'autant de temps, de moyens et de liberté pour enregistrer un album. Les Beatles exploitent donc pleinement cette opportunité et George Martin joue bien sûr un rôle-clé dans l'exploration de nouvelles techniques.
La pochette, très soignée et débordante de couleurs, a nécessité une centaine de lettres aux personnalités vivantes représentées afin d'obtenir leur accord. Trois personnages en sont retirés « in extremis » : Hitler et Gandhi, au motif qu'ils indisposeraient le public britannique et au grand désespoir du très provocateur John. Et un troisième personnage, l'acteur Leo Gorcey, qui voulait bien figurer sur la pochette, mais à condition d'être rétribué. On juge plus simple de le faire disparaître. Cette pochette est elle aussi un événement. C'est la première fois qu'autant de soin est apporté au conditionnement du disque. Les paroles des chansons y sont incluses, pour la première fois également. Jusqu'ici, les pochettes se résumaient le plus souvent à une photo de l'artiste ; à partir de Sgt. Pepper's, la conception de la pochette devient un élément-clé (à la fois « marketing » et artistique) de la production d'un disque.
L'année suivante, Frank Zappa parodie la pochette avec l'album We're Only In It for the Money (« nous ne faisons ça que pour l'argent ») fait avec son groupe The Mothers of Invention. Un autre pastiche est réalisé pour The Rutles, une émission d'Eric Idle des Monty Python qui entreprend de caricaturer la carrière des Beatles à la manière du fameux groupe d'humoristes, avec la bénédiction — et en partie le financement — de son ami George Harrison, plus le concours de Paul Frederic Simon et Mick Jagger, qui y jouent leur propre rôle. Les pastiches des chansons des Beatles créés pour l'émission sont autant de clins d'œil aux « tics » musicaux de leurs modèles — Ouch! imité de Help!, Cheese and Onions qui a des accents d'A Day in the Life, Piggy in the Middle évoquant I Am the Walrus, Doubleback Alley qui est le cousin de Penny Lane, etc.
Les Bidochons parodient aussi cette pochette pour leur album The Beadochons. Elle est également pastichée pour l'album Tropical Tribute to the Beatles. Toutefois, ce n'est pas la pochette qui fait l'objet du plus grand nombre de parodies, ce titre revenant à celle d'Abbey Road (même Paul McCartney s'y met avec son album Paul is Live).
LE PROJECT : GET BACKLe 2 janvier 1969, les Beatles se retrouvent autour d'un nouveau projet initié par Paul McCartney : filmer et enregistrer des répétitions pour aboutir à une prestation en public, revenir aux origines, jouer « live » comme un vrai groupe de rock'n'roll, bannir tout ajout en studio, interdire le mot overdub ou les trucages en tous genres. De plus, le tout devra déboucher sur un film. Pourquoi ? Pour un futur show télévisé ? Pour montrer des répétitions avant un concert ? Pour que l'on voie les Beatles en train de créer un album ? Et si un concert doit être organisé, où et dans quelles conditions ? Le groupe a beaucoup de mal à se mettre d'accord sur les tenants et aboutissants du projet
Les séances du projet « Get Back » — ainsi nommé d'après la chanson éponyme, qui aurait dû donner son titre à l'album en préparation — se passent mal. Les tensions initiées lors des sessions de l'Album Blanc renaissent dans les froids studios de cinéma Twickenham à des heures matinales et la présence constante de Yoko Ono, à la limite de l'ingérence, n'arrange pas l'ambiance, tout comme le « dirigisme » de Paul. Devant des caméras tournant en continu, Ils jouent de tout et de rien, beaucoup — une centaine de titres sont abordés, en quelques notes seulement pour certains —, font le bœuf, jouant souvent mal et sans conviction. John Lennon apparaît largement démobilisé, tandis que George Harrison est de plus en plus excédé. Après Ringo, c'est lui qui quitte le groupe, le 10 janvier, puis revient 12 jours plus tard. Son ressentiment, sa frustration de rester en tant que compositeur à l'ombre du tandem Lennon/McCartney et de se voir fréquemment refuser des chansons qu'il aimerait voir placées sur les disques, ne cessent de grandir
es Beatles se rabattent ensuite sur leur propre studio au 3, Saville Row où est situé le siège de leur compagnie Apple, s'adjoignent Billy Preston au clavier à l'initiative de George Harrison, et finissent par donner leur ultime prestation publique sur le toit de leur immeuble, le 30 janvier 1969, qui est interrompue au bout de 42 minutes par la police suite à des plaintes pour cause de vacarme. Les événements de ce mois de janvier 1969 figureront un an plus tard dans le film Let It Be, chronique de la dissolution d'un groupe. On y voit notamment George Harrison interpeller Paul McCartney : « OK, bon, je m'en fous. Je jouerai ce que tu veux que je joue, ou je ne jouerai pas du tout si tu ne veux pas que je joue. Je ferai tout ce qui pourra te faire plaisir. » Les kilomètres de bandes enregistrées en un mois sont dans un premier temps rangées au placard, tant les membres du groupe s'en montrent insatisfaits.
Le 4 mars 1969, l'ingénieur du son Glyn Johns est appelé par le groupe pour mixer un album à partir des bandes existantes. Johns compile alors plusieurs versions des chansons de ce futur disque, enregistré live en studio et sur le toit de l'immeuble de leur compagnie Apple, mais les Beatles rejettent l'ensemble de son travail. Il en sera tout de même issu le single Get Back/Don't Let Me Down le 11 avril 1969. le reste des bandes retourne sur les étagères...
LA SEPARATION DES BEATLES :Une fois les sessions du disque Abbey Road achevées, et alors que le single Something / Come Together va occuper partout la tête des hit-parades — tandis que le 33 tours restera 17 semaines Nº1 en Angleterre à partir du 4 octobre —, John Lennon, de retour d'un concert à Toronto avec le Plastic Ono Band naissant, annonce aux autres Beatles qu'il quitte définitivement le groupe lors d'une réunion chez Apple, le 20 septembre 1969, en réponse à Paul McCartney qui, dans une ultime tentative de relance, propose de repartir en tournée dans des petites salles11. Ils conviennent que cette nouvelle doit rester secrète, compte tenu des enjeux commerciaux (renégociation des contrats de distribution avec EMI au Royaume-Uni et Capitol Records aux États-Unis). Les Beatles se sont sévèrement disputés autour du nom de leur nouveau manager, entre Allen Klein, soutenu par Lennon, Harrison et Starr, et Lee Eastman, avocat père de Linda, la femme de Paul. Klein, que Paul déteste, sera leur dernier manager.
Pour couronner le tout, ils perdent également la propriété de tout leur catalogue de chansons. Northern Songs était en effet détenu à 51 %, soit la majorité des parts, par Brian Epstein à travers sa société NEMS. Sa famille, une fois ce dernier disparu, et leur éditeur Dick James, administrateur de Northern Songs depuis les débuts en 1963, décideront de vendre à l'empire ATV, en 1969, sans que les Beatles ne puissent rien faire. Un déboire qui aura aussi pesé de tout son poids dans l'ambiance délétère menant à la dissolution du groupe. C'est ce catalogue détenu par ATV que Michael Jackson rachètera pour 47,5 millions de dollars en 1985.
La toute dernière session d'enregistrement des Beatles (sans Lennon) a lieu les 3 et 4 janvier 1970 avec le titre de George Harrison I Me Mine5. En mars, à l'initiative d'Allen Klein, et avec les accords de John Lennon et George Harrison, les bandes enregistrées en janvier 1969, ce qui deviendra l'album Let It Be, sont confiées au producteur américain Phil Spector. Lequel ajoute chœurs féminins, arrangements de cordes, effets sonores à ces chansons qui devaient rester « brutes ». En entendant le résultat sur son titre The Long and Winding Road, Paul McCartney, qui n'a pas été consulté, pique une énorme colère. Il expédie une lettre adressée à Allen Klein chez Apple dont les derniers mots sont « Ne refaites plus jamais ça ! ». Cela ne retire rien au succès de cet album publié le 8 mai 1970, et des chansons Get Back, Let It Be et The Long and Winding Road, toutes N°1 des deux côtés de l'Atlantique.
Le 10 avril 1970, peu de temps avant la sortie de Let It Be produit par Spector, Paul McCartney sort son premier album solo, McCartney, et annonce à travers un communiqué de presse (en fait, une « interview » où il fait les questions et les réponses) inséré dans les pressages « promotionnels » de son disque solo qu'il ne fait plus partie du groupe suite à des « désaccords sur les plans personnel, financier et artistique ». Il rompt donc lui-même le secret et s'attribue la séparation, ce qui aura le don d'outrer ses camarades. John Lennon ne lui pardonnera jamais cette attitude qu'il interpréte comme un simple coup publicitaire dans le but de faire vendre l'album McCartney.
« Je n'avais pas l'intention que ce communiqué signifie que je quittais le groupe. C'est un gros malentendu. Quand j'ai vu les unes des journaux, j'ai juste pensé « Christ, qu'ai-je fait ? » Et maintenant, on y est. Je n'ai pas quitté les Beatles. Les Beatles ont quitté les Beatles, mais personne ne veut être celui qui dira que la fête est terminée », se justifie Paul à chaud.
Ringo Starr déclarera de son côté : « Oui, j'étais dans les Beatles. Oui, nous avons fait des grands disques ensemble. Oui, j'aime ces gars. Mais c'est la fin de l'histoire. »
« J'ai fondé les Beatles et je les ai dissous, c'est aussi simple que cela » dira plus tard John Lennon
LES ALBUMS :Please please me [1963]
With The Beatles [1963]
A Hard day's night [1964]
Beatles for sale [1964]
Help [1965]
Rubber Soul [1965]
Revolver [1966]
Sgt. Peppers lonely hearts club band [1967]
Magical mystery tour [1967]
The Beatles ( White Album ) [1968]
Yellow submarine [1969]
Abbey Road [1969]
Let it Be [1970]
Pour en savoir plus, aller sur Wikipédia et rechercher, The Beatles
et pour voir des vidéos aller sur Youtube, dailymotion, Wat ou autre